Pounamu

types de roches que l'on peut trouver dans la partie sud de la Nouvelle-Zélande

Pounamu est le terme employé pour désigner différents types de roches dures et durables que l'on peut trouver dans la partie sud de la Nouvelle-Zélande. Elles ont une grande valeur en Nouvelle-Zélande[évasif]. De plus, les sculptures créées à partir de pounamu jouent un rôle central dans la culture maorie.

Pendentif « hei matau » en pounamou, représentant un hameçon fortement stylisé.

Le terme maori « pounamu », utilisé aussi en anglais néo-zélandais, fait référence aux deux types de roche verte prisés pour la création de sculptures : le jade néphrite, classé par les Maoris selon différents noms qui font référence à ses différentes couleurs, tels que kawakawa, kahurangi, īnanga ; et l'antigorite, une variété de serpentine, connue sous le nom tangiwai[réf. nécessaire].

Le terme générique « pounamu » est généralement utilisé car les autres noms utilisés dans le langage commun induisent souvent en erreur : en effet, les termes de « jade de Nouvelle-Zélande » (toutes les roches de pounamu ne sont pas du jade) et de « roche verte » (terme utilisé pour de nombreuses roches de divers pays sans lien avec le pounamu) sont trop ambigus et imprécis. Le pounamu se trouve seulement en Nouvelle-Zélande alors que de nombreuses pierres vendues dans les magasins de souvenirs sous l'appellation « pierre verte » sont du jade venant de l'étranger[réf. nécessaire]

Matériaux

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Pounamu (pierre verte) mauri présenté au niveau du marae de Te Papa Tongarewa le Musée National de la Nouvelle-Zélande à wellington présenté par l'iwi des Ngāi Tahu
Couverture du livre de H.G. Robley de 1915 sur les Pounamu: "Notes on New Zealand Greenstone"

Les Maori allaient chercher les pierres vertes constituant les pounamu dans le secteur sud-ouest au niveau des fjords d'abords difficiles de la région de Te wai avant de les rapporter pour les travailler. Il s'agit de

Utilisation traditionnelle

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Ces pierres permettait aux Maori de faire des pendentifs, mais aussi des ornements et des outils (herminettes) ou surtout des massues de chef Maori (en).

Plus de 200 pièces prêtées par le musée Musée de Nouvelle-Zélande Te Papa Tongarewa de Wellington furent exposées en 2017 lors de l'exposition temporaire: "La pierre sacrée des Maori" au Musée du Quai Branly - Jacques-Chirac[1].

Mais ces objets ne sont pas seulement des objets mais sont pour les Maori: l'incarnation de la "Mana": la force d'une personne ou d'une famille d'où son caractère sacré parfois en rapport avec la Mythologie maorie[2]

Mythologie māori

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L'iwi Ngāi Tahu, principal iwi de l'île du Sud, donne au pounamu une origine liée au mythe de Poutini et Waitaiki[3]. Poutini est un taniwha (en), une créature marine surnaturelle, qui surprend un jour une femme mariée, Waitaiki, alors qu'elle se baignait dans la rivière. Poutini tombe amoureux d'elle et décide de la dérober contre son gré. Plus tard, constatant l'absence de sa femme, Tamaāhua se met à sa recherche et, à l'aide de divination, découvre l'identité du ravisseur. Les deux hommes se poursuivent alors à travers le territoire. Pour s'assurer que Tamaāhua ne puisse pas retrouver Waitaiki, Poutini la transforme en pounamu et la dépose dans les lits du fleuve Arahura. Dès lors, il devient le gardien de la pierre sacrée[4].

Certaines versions du mythe développent la fuite de Poutini à travers tout le territoire (whenua) de l'iwi. Les noms des protagonistes du mythe se superposent à la géographie physique du pays[5] : le fleuve Arahura possède un courant baptisé Waitaiki, correspondant au lieu où la femme a été changée en pierre ; Tamaahua a lui-même donné son nom a une colline jouxtant la rivière après avoir accompli son deuil pour Waitaiki ; tandis que Poutini, veillant encore aujourd'hui sur Waitaiki, a laissé son nom à l'ensemble de la région côtière, Te Tai o Poutini[6].

Voir aussi

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Références

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  1. ↑ (en) « visite de l'exposition la pierre sacrée des Maori »
  2. ↑ (en) « histoire des pounamu », 100% pure New Zealand
  3. ↑ Austin Douglas, La pierre sacrée des Māori, Paris, Actes Sud / Musée du quai Branly – Jacques Chirac, , 171 p. (ISBN 978-2-35744-068-5), p. 15-18
  4. ↑ (en) Basil Keane, « Pounamu – jade or greenstone – The origins of pounamu », sur Te Ara – the Encyclopedia of New Zealand, (consulté le )
  5. ↑ (en) « Poutini - A Guardian Taniwha », sur Toitū Te Whenua Land Information New Zealand (consulté le )
  6. ↑ (en) « The origins of pounamu », sur Museum of New Zealand Te Papa Tongarewa (consulté le )

Bibliographie

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  • (en) Dorota Czarkowska-Starzecka (dir.), Maori : art and culture, Londres, British Museum Press, , 168 p. (ISBN 0-7141-2524-5)
  • Austin Douglas, La pierre sacrée des Māori, Paris, Actes Sud / Musée du quai Branly – Jacques Chirac, , 171 p. (ISBN 978-2-35744-068-5)

Liens externes

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