Poèmes à l'autre moi
Poèmes à l'autre moi est un recueil de poèmes de Pierre Albert-Birot, publié en 1927. Son auteur le considérait comme son recueil majeur. Il s'agit d'une suite de trente-quatre poèmes numérotés, sans titres.
| Poèmes à l'autre moi | ||||||||
| Auteur | Pierre Albert-Birot | |||||||
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| Pays | France | |||||||
| Genre | Recueil de poèmes | |||||||
| Éditeur | Jean Budry | |||||||
| Lieu de parution | Paris | |||||||
| Date de parution | 1927 | |||||||
| Chronologie | ||||||||
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Titre
modifierDans un premier temps, Albert-Birot songe à intitulee cette œuvre Poèmes à Dieu. Un ami très chrétien, le poète André Marcou, l'a dissuadé d'en faire ainsi, jugeant un tel titre « inconvenant »[1],[2].
L'autre moi, est selon Marie-Louise Lentengre, professeur de littérature française à l'université de Bologne, « le Moi poétique », assimilé à un « sujet trinitaire », une « conscience qui s'est faite universelle et divine pour s'être abreuvée à toutes les sources d'un monde enrichi par l'imaginaire »[3].
Publication
modifierLe recueil est publié aux éditions Jean Budry le [4]. Le rôle de Budry, libraire-éditeur, s'est limité cependant à celui de distributeur, l'ouvrage ayant été conçu et même imprimé par le poète et sa femme, Germaine Albert-Birot, à l'aide de leur propre matériel d'imprimerie[5],[6]. Le tirage original est de 174 exemplaires tous numérotés, dont quatre exemplaires sur Chine, dont un marqué au nom de l'auteur et trois lettrés A, B et C, cent-dix exemplaires sur vélin pur fil Lafuma dont deux nominatifs et cent-huit numérotés de 1 à 108, trente-cinq exemplaires sur vélin blanc numérotés de 109 à 143 et vingt-cinq exemplaires sur papier couché numérotés de 144 à 168[6].
L'ouvrage est republié par les éditions Caractères en 1954, tiré alors à cinq-cents exemplaires. Cette édition ne comprend pas les poèmes 16 et 18, deux poèmes qui étaient donnés avec la musique composée par l'auteur dans l'édition originale[6].
Les Poèmes à l'autre moi sont également republiés en 1981 par René Rougerie, puis en 2004 dans la collection « Poésie » de Gallimard[7].
Notes et références
modifier- ↑ Albert-Birot 1981, p. 9.
- ↑ Marie-Louise Lentengre, Pierre Albert-Birot, L'invention de soi, Paris, Jean-Michel Place, (ISBN 2-85 893-160-7), p. 164
- ↑ Lentengre 1993, p. 164.
- ↑ Arlette Albert-Birot, « Avant-propos à la nouvelle édition des poèmes de Pierre Albert-Birot », dans Pierre Albert-Birot, Poésie 1927-1937, Mortemart, Rougerie, , p. 21
- ↑ Sophie Lesiewicz, « Pierre Albert-Birot, éditeur de livres graphiques », Europe, vol. 95, no 1056, , p. 80
- 1 2 3 Albert-Birot 1981, p. 21.
- ↑ Carole Aurouet et Marianne Simon-Oikawa, « Pierre Albert-Birot, un infatigable expérimentateur », Europe, vol. 95, no 1056, , p. 4
Bibliographie
modifier- Dominique Baudouin, « Une lecture des Poèmes à l'autre moi », F, nos 2-3, , p. 101-116.
- Arlette Albert-Birot, « Pierre Albert-Birot et les Poèmes à l’autre moi. La réconciliation avec soi », dans Béatrice Didier, Le bonheur de la littérature, Paris, PUF, (DOI https://doi.org/10.3917/puf.neef.2005.01.0311
), p. 311-319. - Joëlle Jean, « Pierre à feu », dans Pierre Albert-Birot, Poèmes à l’autre moi, précédé de La Joie des sept couleurs et suivi de Ma morte et de La Panthère noire, Paris, Gallimard, coll. « Poésie » (no 396), , p. 7-31.
- Debra Kelly, « Création et infinitude. Pierre Albert-Birot entre peinture et poésie dans les Poèmes à l’autre moi », Europe, no 1056, , p. 58-67.