Prem Rawat

Gourou en développement personnel

Prem Rawat (né en 1957), anciennement connu sous le titre de Guru Maharaj Ji, puis de Maharaji est un gourou d'un culte d'inspiration hindouiste parfois qualifié de secte, devenu auteur et conférencier international dont l’enseignement relève du développement personnel.

Prem Rawat
Prem Rawat à Barcelone en mars 2018.
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Prem Pal Singh Rawat
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Activités
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Père
Hans Ji Maharaj (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Satpal Maharaj (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Succédant à son père en 1966 à la tête de la Divine Light Mission (DLM) , il s'établit en Occident en 1971. Après une expansion rapide du mouvement, il occidentalise son enseignement dans les années 1980, délaissant les cadres traditionnels hindous pour une approche laïque, et renonçant à ses titres de Seigneur de l'Univers et de Guru Maharaj Ji. Il dissout la DLM en 1983 au profit d’Elan Vital, puis fonde la Fondation Prem Rawat. Son message s'appuie sur la « Connaissance », une pratique de méditation visant à ressentir une paix intérieure.

Son parcours a suscité des controverses médiatiques et des critiques dans les années 1970 et 1980 — liées à son train de vie et à la dévotion de ses membres — mais il échappe ensuite à l'exposition médiatique après que les nouvelles structures se sont faites plus discrètes.

Biographie

Enfance en Inde et succession (1957-1971)

Prem Rawat est né le 10 décembre 1957 à Haridwar en Inde, sous le nom de Prem Pal Singh Rawat[1],[2]. Il est le plus jeune des quatre fils de Shri Hans Ji Maharaj, un maître spirituel dont les disciples avaient fondé la Divine Light Mission (DLM) en 1960[3]. À l'âge de six ans, il reçoit de son père l'initiation aux quatre techniques de méditation qu'il diffusera par la suite[4],[5].

Prem Rawat en 1966, à l'âge de 8 ans, en deuil de son père, Shri Hans Ji Maharaj.

En juillet 1966, au décès de son père, bien qu'il ne soit âgé que de huit ans, Prem Rawat est désigné pour lui succéder à la tête de la Divine Light Mission[3],[6]. Cette succession est acceptée par les disciples qui voient en lui l'héritier de l'autorité spirituelle paternelle, et il reçoit alors le titre de Guru Maharaj Ji[7],[8].

Pendant les années qui suivent, il poursuit parallèlement ses études à l’école de langue anglaise St. Joseph’s Academy de Dehradun et ses fonctions de leader spirituel[9],[2],[10]. Le mouvement organise des grands rassemblements, appelés « festivals »[11],[12],[13]. En 1971, il se présente selon Hindouism Today comme supérieur à Rāma et Krishna, devant un public d'un million de personnes réuni lors d'une manifestation à Delhi, qu'il appelle « la bombe de la paix »[14]. Durant sa minorité, sa mère, Mata Ji, assure la gestion légale des structures de l'organisation et veille sur la Mission[13]. À la fin des années 1960, son enseignement suscite l'intérêt de voyageurs occidentaux présents en Inde qui l’invitent à venir en Occident[9],[15].

Arrivée en Occident (1971-1980)

En juin 1971, à l'âge de treize ans, Prem Rawat quitte l'Inde pour son premier voyage en Occident, malgré l'opposition initiale de sa mère[15],[9]. Il atterrit d'abord à Londres puis fait une tournée internationale (États-Unis, France, Allemagne, Afrique du Sud, Australie) pour proposer à ses adeptes, appelés premies son enseignement de la connaissance[16],[17]. Plusieurs festivals sont organisés en 1973, comme le « Festival of Love » à l’Alexandra Palace à Londres ou le « Millenium Festival » à Houston[13].

La Divine Light Mission, créée six ans plus tôt en Inde par son défunt père ouvre une filiale aux États-Unis, et établit son siège à Denver[5]. Le mouvement s'implante en attirant une jeunesse issue de la "contre-culture", alors en rupture avec les "valeurs et les religions conventionnelles"[18],[13]. Ces adeptes rejoignent l'organisation en quête d'une "réalité spirituelle"[19]. L’expansion du mouvement est alors particulièrement rapide : en l'espace de quelques mois, des centres de la Divine Light Mission s'ouvrent dans plusieurs grandes villes américaines et européennes[3],[20],[17]. Cette période est marquée par une médiatisation intense, où la presse occidentale comme le grand public s'étonne de voir un adolescent de quatorze ans diriger un mouvement spirituel d'une telle ampleur[21],[22].

Si en France en 1973 il ne compte que 1 400 adeptes, ils sont estimés selon certaines sources à sept millions dans le monde[23], dont six en Inde[24]. Cette année-là, lors d'une conférence écourtée faisant salle pleine à la maison de la Mutualité, en présence de nombreux curieux, il explique apporter « la connaissance suprême », qui selon les explications données par ses disciples, est « l'expérience pratique de l'énergie qui donne la vie à nos corps. » L'initiation prodiguée par « le maître parfait » permettrait ainsi de « retourner ses sens à l'intérieur pour percevoir les quatre manifestations de cette énergie : vibration, son, lumière, nectar »[23]. Ces quatre techniques de méditation issues du yoga, connues presqu'uniquement en Inde par les pratiquants du mouvement religieux du Sant Mat, consistent respectivement à se boucher les oreilles avec les doigts pour se concentrer sur le bruit interne du corps ; à se concentrer sur propre respiration ; à appuyer la jointure de ses doigts sur ses yeux, comprimant ainsi le nerf optique et générant des éclairs dans le cerveau assimilés à la lumière divine ; et enfin, pour le nectar, à enrouler sa langue le plus profondément possible dans sa gorge[5].

Cette même année, Guru Maharaj Ji est présenté comme « The Lord of the Universe » (Le Seigneur de l'Univers) lors d'une manifestation de trois jours mêlant rock et prêches religieux, le Millennium '73 (en). L'objectif annoncé de cette manifestation, supposée être « l'évènement le plus sacré et le plus important de l'histoire de l'humanité » est d'apporter « Mille ans de paix aux personnes qui veulent la paix »[24]. L'évènement ne recueille pas le succès escompté malgré un budget global d'un million de dollars couvrant entre autres le paiement des groupes musicaux et les charters internationaux affrêtés pour acheminer spectateurs et journalistes[25], malgré aussi une tournée préalable de promotion et une enveloppe de 100 000 $ pour la publicité[26]. Au lieu de l'« affluence [attendue] de plus de 100 000 personnes, sans compter les êtres extraterrestres », le public, venu assister gratuitement aux spectacles et oraisons, est estimé à 30 000 personnes. La Mission de la lumière divine est alors son apogée[27]. À la fin de l'année 1973, elle dispose d'une centaine de centres et de vingt ashrams où vivent 500 des membres les plus impliqués. Elle a développé un centre de soins et les effectifs du siège social ont atteint 125 salariés[5]. Mais l'échec de la manifestation marque le début de son déclin et de sa ridiculisation par les médias[27] tout comme la carrière du gourou. De l'avis général, la promesse de paix dans le monde n'a pas été tenue[27]. La Mission sort endettée de l'épisode à hauteur de 600 000 dollars et cumule des revers de même nature[5]. De plus, l'Amérique connait alors le début d'un mouvement anti-sectes, ce qui nuit au recrutement de nouveaux adeptes, et voit des critiques apparaitre de la part des adeptes[5]. Cet échec serait à l'origine des modifications de structures entourant Prem Rawat, la Mission de la lumière divine étant remplacée par Élan Vital.

Cet épisode de la manifestation de Houston est au centre d'un documentaire de 1974, Lord of the Universe (en), s'accompagnant d'une description du mouvement, des aspirations de ses disciples, et montrant le gourou de 16 ans dispensant son savoir[28].

En 1974, à l'âge de seize ans, Prem Rawat épouse sa secrétaire, Marolyn Johnson[3],[15],[1]. Un conflit éclate avec sa mère et son frère aîné, qui désapprouvent son mariage avec une Américaine et son style de vie jugé trop occidental et non spirituel[15],[29]. Sa mère prend le contrôle de la mission en Inde, à la tête de laquelle elle place son fils aîné Bal Bhagwan[15],[12]. Cette rupture est marquée par un procès qu'il intente à sa famille en Inde en 1975, à l'issue duquel il obtient le contrôle légal de toutes les filiales non indiennes du mouvement[5]. En 1977, il devient citoyen américain[30].

La querelle intra-familiale et le renoncement au célibat pourtant prôné par le Gourou incitent certains membres à partir[5].

Fin des années 1970 : abandon des références religieuses

Après ces critiques et ces échecs, Maharaji annonce remplacer l'image religieuse par une image plus occidentale, et le mouvement, qui s'était illustré lors de différentes controverses, aborde un profil bas et disparait de la scène médiatique[5]. Il commence à dépouiller son message de ses influences culturelles indiennes traditionnelles[15],[17]. Prem Rawat abandonne le titre de Guru Maharaj Ji pour se faire appeler Prem Rawat[2],[31]. Il est également fréquemment désigné sous l’appellation « Maharaji »[32]. Il dissout progressivement la MLD et les ashrams[16],[3], et insiste pour présenter son message comme une « méthode universelle et séculière »[3],[17].

Cette transition se concrétise par la création d'Élan Vital en 1983, une entité conçue pour soutenir ses tournées internationales tout en présentant son message comme une méthode pratique de paix intérieure, indépendante de tout cadre confessionnel, de toute philosophie, religion ou orientation spirituelle particulière[33],[15],[34]. Toutefois, pour Hindouism Today, si la référence aux racines hindoues a été abandonnée, son enseignement selon lequel Dieu est dans chacun de nous reste d'inspiration Védanta, tout comme les moyens pour y arriver, basés sur la Sadhana et le Raja yoga[14]. L'abandon de la composante religieuse depuis 1983 au profit d'une vision laïque correspond à une tendance qui caractérise plusieurs mouvements de méditation en Occident[31]. La Fondation Prem Rawat (TPRF) est créée en 2001 pour diffuser l’enseignement de Prem Rawat, suivie du portail internet Timeless Today, qui organise notamment des séminaires d'apprentissage de la méditation à distance, par vidéo. L'accès aux informations de base est gratuit, l'accès aux mises à jour et à des informations plus aprofondies étant payant. La Fondation Prem Rawat organise aussi divers projets d'aide et des campagnes de promotion de la paix, financées en partie par les adeptes, et pour l'autre partie, par les recettes générées par la formation à distance[31].

En 2011, Prem Rawat est co-signataire avec le premier vice-président du Parlement européen[35] Gianni Pittella d'une déclaration intitulée « Pledge to Peace »[36], présentée lors d’une conférence au Parlement européen à Bruxelles[37]. Il reçoit à quelques reprises le titre honorifique d'« ambassadeur de la paix » de la part d'associations ou institutions mineures[32],[38]. Il développe ce thème dans ses conférences, en insistant sur le catactère personnel de cette paix qui doit faire l'objet d'une recherche individuelle avant de pouvoir trouver un écho auprès des gouvernements, industries ou autres[39].

D’après l’organisation Guinness World Records, Prem Rawat a rassemblé lors de conférences dans le Nord de l’Inde des audiences certifiées de 114 704 personnes le 2 avril 2023 (Lucknow), 375 603 personnes le 26 novembre 2023 (Bihar) et 133 234 personnes le 2 mars 2025 (Mirzapur)[40],[41],[42],[43].

Enseignement et pratique

La « Connaissance »

Le postulat de Prem Rawat est que la source du contentement et du bonheur se trouve en chacun d’entre nous[3]. L'enseignement de Prem Rawat repose sur la « Connaissance », définie comme une expérience pratique de calme intérieur et de bien-être personnel accessible par quatre techniques de méditation[1],[31],[44]. Ces techniques, censées être tenues secrètes, mais ayant filtré, combinent méditation, récitation de mantras, exercices de yoga impliquant expressions et positions de la tête[45]. Elles sont proches de celles utilisées du temps de la Mission de la lumière divine, mais débarrassées de leur composante religieuse. L'apprenant doit au préalable s'engager à leur consacrer une heure par jour, et à développer une relation avec un formateur, généralement à distance, et souvent avec Prem Rawat lui-même[45]. Les conférences de Prem Rawat visent à encourager l'individu à découvrir ce contentement intérieur par lui-même, indépendamment des dogmes religieux ou des contextes culturels[33],[3].

Lignée spirituelle

Pour J. Gordon Melton, la lignée spirituelle de Prem Rawat s'inscrit dans la tradition du Sant Mat, un ensemble de mouvements religieux du nord de l'Inde dont les racines remontent à la fin du XIXe siècle[5]. Pour Ron Geaves, chercheur spécialiste de l’étude des religions et adepte de Prem Rawat, son histoire est liée à la lignée de l’Advait Mat, un groupe distinct de mouvements issus de la même région et inspirés par Totupari. Cependant, Prem Rawat ne considère pas que sa dépendance à une lignée soit significative et ne perçoit pas son autorité comme reposant sur une tradition particulière[46],[47].

Réception et analyses

Mission de la divine lumière

Selon les sociologues James V. Downton ou Frans Derks, le succès du mouvement dans les années 1970 s’explique par le fait qu’il offrait un espoir spirituel à des milliers de jeunes de la contre-culture déçus par l’échec des révolutions politiques et culturelles de l’époque, ou à des jeunes déçus par leur expérience religieuse[18],[19]. Ces jeunes étaient séduits par la « Connaissance » qui apportait la joie et la paix sans avoir à étudier une lourde littérature religieuse[21].

Durant les années 1970 la perception du mouvement était très positive chez les adhérents, mais très négative dans le public plus large et dans certains médias qui l’appelaient « boy-guru » (enfant-guru)[48],[17]. Certains des reproches portaient sur le contraste entre le message de paix et le train de vie opulent du leader[44],[48]. La dévotion exprimée par les adeptes a suscité des questions quant à leur autonomie critique[49],[50]. Une minorité d'ex-membres et de groupes anti-sectes ont vivement critiqué le mouvement à ses débuts, l’assimilant à un lavage de cerveau et jugeant le leader inapte et ses enseignements sans substance[15],[22]. Certains chercheurs ont désigné la Mission de la Lumière Divine comme un des Nouveaux Mouvements Religieux apparus en occident à la même période[51],[52].

Elan vital

Après la dissolution de la Mission de la Lumière Divine et son remplacement par Elan Vital, pour Stephen Hunt, c'est probablement l'échec de la manifestation de Houston en 1973 qui est à l'origine de l'abandon des références à la religion hindoue pour mieux s'adapter au contexte occidental. Désormais, avec « La Connaissance », initialement appelée « Mahatmas »« l'accent est mis sur l'expérience individuelle et subjective, plutôt que sur un ensemble de dogmes » dans une forme de mysticisme pratique. Le développement spirituel des adeptes de Prem Rawat ne dépend plus, comme chez d’autres gourous, de son charisme personnel, mais de la nature de son enseignement et des bienfaits qu’il procure à chacun. Cet enseignement nécessite d'être aidé et guidé par un maître, et il n'est pas très clair pour Stephen Hunt s'il peut être reçu d'un autre que Maharadji[44] rejoignant sur ce dernier point l'auteur d'une enquête mondiale sur les sectes datée de 1995[53]. Il relève aussi que si Maharadi ne renonce pas à titre personnel aux biens matériels, les critiques anciennes sur son train de vie opulent se sont taries avec le retrait du mouvement de l'attention médiatique[44].

Pour Georges Chryssides, après son changement de cap, Maharaji, qui continue à enseigner ses techniques de méditation, est plus un orateur public qu'un leader religieux[54]. Pour Eileen Barker, si Maharaji et la Mission de la lumière divine ont fait l'objet d'énormément de controverses lors de la première période, dont des accusations de lavage de cerveau, la seconde période a été beaucoup plus calme, du fait d'un effort volontaire de faire profil bas et du mode de vie relativement « normal » de ses adeptes[17]. Gordon Melton relève aussi les controverses ayant entouré Maharaji lors de la période religieuse, avec des discours publics manquant de substance, et un comportement en public d'adolescent immature, ne lui permettant pas d'être connu comme un leader religieux. Il relève aussi la disparition de ces critiques et des accusations de lavage de cerveau après qu'il ait disparu du feu des projecteurs[5].

En 2000, Libération le présente comme un chef de secte[55]. Le Parisien le décrit comme un gourou « estimable maître d'une technique unique de méditation intérieure pour ses disciples, dangereux manipulateur pour ses détracteurs » lesquels sont d'anciens adeptes déçus de s'être sacrifiés, y compris financièrement, à la mission déclarée d'établir la paix dans le monde, pour constater qu'ils avaient surtout œuvré à l'enrichissement personnel du maître et à son train de vie « obscènement somptueux »[56].

Son livre Apprendre à s'écouter est chroniqué par Le Monde en 2021 dans la rubrique « Spiritualité»[57],.

Position des institutions françaises

Le mouvement fait l’objet d’une surveillance historique entre 1983 et 1995. Au cours de cette période, le rapport Vivien de 1983 a d’abord cité l’organisation en classant La Lumière Divine dans la catégorie « spiritualité et synthèse des religions »[58]. Par la suite, le rapport parlementaire français de 1995 a répertorié Elan Vital parmi les 173 mouvements susceptibles, selon des critères définis, d’être qualifiés de sectaires[59].

En 1995, le rapporteur de la Commission d'enquête sur les sectes relève qu'entre les années 1977 et 1987, les effectifs estimés en France des adeptes de la Mission de la lumière divine sont les seuls à ne pas avoir augmenté, passant de deux ou trois mille à mille[59].

Dans son rapport 2006, la MIVILUDES relate une polémique concernant l'intervention de formateurs membres d'Élan Vital au sein d'un groupe pharmaceutique. Le rapport mettait en cause l'usage détourné d'une méthode d'évaluation professionnelle (Success Insight) à des fins d'influence[60],[61]. Des organismes comme l'UNADFI continuent de surveiller les organisations de Prem Rawat[34]. En particulier, l'UNADFI publie le témoignage d'une Espagnole décrivant la rupture de son mariage après que son mari a rejoint Elan Vital[62].

Publications

Voir aussi

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

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Liens externes

Références

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