La Petite (film, 1978)

film de Louis Malle, sorti en 1978
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La Petite (Pretty Baby) est un film américain réalisé par Louis Malle et sorti en 1978.

La Petite
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Publicité pour le film.
Titre original Pretty Baby
Réalisation Louis Malle
Scénario Polly Platt (en)
Acteurs principaux Brooke Shields
Keith Carradine
Susan Sarandon
Sociétés de production Paramount Pictures
Pays de production Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Durée 110 minutes
Sortie 1978

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Synopsis

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En 1917,durant les derniers mois de la prostitution légale à Storyville, le quartier rouge de La Nouvelle-Orléans, Violet, douze ans, assiste à l'accouchement de sa mère, Hattie, mettant au monde un petit frère. Hattie est une prostituée qui vit et travaille dans une élégante maison close dirigée par Madame Nell, une femme âgée dépendante à la cocaïne.

Le photographe Ernest Bellocq devient un habitué de l'établissement et réalise de nombreux portraits des pensionnaires, en particulier de Hattie. Fascinée par son travail, la jeune Violet développe un attachement pour lui et s'imagine qu'il est amoureux de sa mère. Pendant ce temps, Hattie rêve d'une nouvelle vie loin de Storyville et finit par épouser un client afin de s'installer à Saint-Louis, promettant à sa fille de revenir la chercher une fois sa situation stabilisée.

Livrée à elle-même après le départ de sa mère, Violet traverse une période difficile. Elle trouve refuge auprès de Bellocq, avec qui elle entretient une relation complexe, faite à la fois d'affection, de conflits et d'incompréhensions. Violet est frustrée par le dévouement presque exclusif de Bellocq à la photographie et par le peu d'attention qu'il lui accorde, tandis que lui supporte difficilement son comportement d'adolescente

Alors que les mouvements de réforme sociale obtiennent la fermeture des maisons closes de Storyville, les habitants du quartier sont contraints de partir. Bellocq et Violet continuent de se fréquenter, et finissent même par se marier accompgnés à l'église par les pensionnaires du bordel. Peu après, Hattie et son époux reviennent de Saint-Louis afin de récupérer la jeune fille. Convaincus que Violet mérite l'occasion de commencer une nouvelle vie loin de Storyville, ils lui proposent de les accompagner. Ils soutiennent également que cette union n'a pas de valeur légale en l'absence de l'autorisation de l'un de ses parents.

Malgré son attachement à Bellocq, Violet finit par quitter La Nouvelle-Orléans avec sa mère, son beau-père et son petit frère. Dans la scène finale, alors qu'une photographie de famille est prise sur le quai de la gare avant leur départ, la jeune fille apparaît pensive et mélancolique.

Fiche technique

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Distribution

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Distinctions

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Récompenses

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Nominations et sélections

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Controverses

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Tourné dans les années 70, le film s'inscrit dans une vague d'oeuvres abordant des sujets polémiques[1] et met en scène la jeune Brooke Shields dont la photographie dénudée, réalisée par Garry Gross (et plus tard réutilisée par Richard Prince) trois ans plus tôt alors qu'elle avait 10 ans, avait déjà durablement soulevé un malaise[2],[3].

Le film déclenche à nouveau la controverse en montrant Brooke Shields, 12 ans à l'époque, nue. À sa sortie, il a été amputé de trois minutes. Ces scènes sont maintenant disponibles sur DVD.

Le chercheur Alexander María Leroy associe le film à l'adaptation cinématographique du roman de Vladimir Nabokov Lolita par Stanley Kubrick. Selon lui, ces films sont représentatifs d'une époque où la dépénalisation de la pédophilie était discutée publiquement et qui a banalisé, voire idéalisé la pédophilie, en mettant en scène des histoires d'amour complexes, mais véritables, alors que les protagonistes masculins violent la loi[4].

À propos du film

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Notes et références

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  1. « Ces films que l'on n'oserait plus tourner aujourd'hui », sur Le Figaro, (consulté le )
  2. « L'art rattrapé par la peur de la pédophilie », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
  3. Gérard Lefort, « L’histoire d’une «Petite» », sur Libération (consulté le )
  4. Alexander María Leroy, « Lolita ou le concept de l’adolescente fatale », RITA no 8, .

Voir aussi

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