Prime et Félicien

saints

Prime et Félicien (morts vers 286 ou vers 303) sont deux chrétiens qui ont souffert le martyre pendant les persécutions des empereurs Maximien ou Dioclétien. Ils sont vénérés comme saints par les Églises catholique et orthodoxe, et fêtés le [1].

Prime et Félicien
Image illustrative de l’article Prime et Félicien
Mosaïques, chapelle Saints-Prime-et-Félicien (VIIe siècle), église Saint-Étienne-le-Rond, Rome.
Saints, martyrs
Date de décès v. 286 ou v. 303
Lieu de décès près de Mentana
Nationalité Drapeau: Empire romain Romains
Vénéré par Église catholique et Église orthodoxe
Fête 9 juin

Hagiographie

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Selon une Passio tardive et légendaire[2], datant du VIe siècle et reprise également par Jacques de Voragine dans sa Légende dorée, Prime et Félicien sont deux frères qui, ayant refusé de sacrifier aux idoles, sont soumis à diverses sortes de torture puis décapités. Cette hagiographie les font exécutés en 287, Prime âgé de quatre-vingt-dix ans et Félicien de quatre-vingt.

Emprisonnés à cause de leur zèle à propager la foi chrétienne, Félicien est le premier à être torturé. Le juge fait ensuite venir Prime qui lui fait croire que son frère vient de renier ses convictions pour revenir au culte romain. Averti par intuition - ou par un ange selon la légende -, connaissant la solide foi de son frère et voulant resté solidaire au Christ, il refuse de le croire. Sur ce, ils sont jetés ensemble aux lions dans l’amphithéâtre, mais ceux-ci ne leur font aucun mal. Voyant cela, des spectateurs avec leur famille décident de se convertir à leur tour. Fort mécontente et pour en finir, l'autorité fait alors décapiter les saints.

Déjà le Martyrologe hiéronymien (Ve siècle) rappelle leur inhumation à quinze miles de Rome sur la Via Nomentana, dans l'actuelle ville de Mentana, à Sabina.

Une église en Slovénie qui leur est dédiée, à Jamnik (Kranj).

Le Liber Pontificalis[3] témoigne que le pape Théodore Ier († 649) a fait venir leurs corps à Rome, où ils ont été enterrés près d'un autel de la basilique romaine Saint-Étienne-le-Rond : une mosaïque du VIIe siècle les représente en patriciens. D'autres représentations des saints se trouvent à Venise, dans la basilique Saint-Marc (XIIIe siècle), et à Palerme, en Sicile, dans la chapelle Palatine (XIIe siècle). La translation de leurs reliques compte parmi les toutes premières effectuées à Rome ; elle s'effectua le , qui est resté le jour de la fête liturgique. Une reconnaissance de leurs reliques fut effectuée le . Certaines d'entre-elles ont été données et déplacées et se trouvent à San Benigno Canavese, Salzbourg, Prüm et Rottenbuch[4]. En dehors de l'Italie (Pavie et Leggiuno), les églises Saints-Prime-et-Félicien se trouvent principalement en Autriche et en Slovénie, par exemple à Maria Wörth (Carinthie) et à Jamnik (ville de Kranj en Haute-Carniole), où elles sont visibles de loin.

Ils sont fêtés le .

Prime et Félicien d'Agen

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Martyre de Prime et Félicien, miniature d'un manuscrit français du XIVe siècle.

Au cours du IXe siècle, le culte de sainte Foy s'est fondu avec celui de Caprais d'Agen qui à son tour s'est fondu avec celui de Prime et Félicien, alors présentés comme les frères de Caprais, ou comme deux témoins qui se convertir sur-le-champ.

La tradition rapporte que lors des persécutions des chrétiens par le préfet Dacien, Caprais résidait en ermite sur le coteau de l'Ermitage surplombant Agen. Du haut de la colline, il assista aux supplices de Foy et pria pour qu'elle soit épargnée ce qui advint provisoirement jusqu'à ce qu'elle soit finalement décapitée. Il voulut réagir en contestant vivement cet acte. Il s'est ensuivi que Caprais a été condamné à mort, précédant l'exécution d'Alberte, la sœur de Foy, ou la mère de Caprais selon une autre version, et puis Prime et Félicien, ses frères ou deux convertis. Tous les quatre furent décapités.

Dans la culture populaire

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Dictons

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  • À la Saint-Félicien, abeille n'a plus rien[5].

Notes et références

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  1. Saints Prime et Félicien, sur Nominis
  2. Acta Sanctorum, Junii II, 152 segg.
  3. Liber Pontificalis, I, 332
  4. Jakob Mois, « Reliquien und Verehrung der heiligen Primus und Felicianus in Rottenbuch », dans Kleine Schriften, Rottenbuch 2007, pp. 73–95.
  5. Brigitte Arnaud, L'Almanach des prénoms et des saints, Paris, Flammarion, , 383 p. (ISBN 2-0820-1099-6), p. 169

Voir aussi

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