Prison de El Puerto de Santa María

ancienne prison en Espagne

Penal de El Puerto de Santa María

Prison de El Puerto de Santa María
(es) Penal de El Puerto de Santa María
Image de l'établissement
Cloître du monastère de la Victoria, ancienne prison de El Puerto de Santa María active de 1886 à 1981.
Localisation
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Région Drapeau de l'Andalousie Andalousie
Localité El Puerto de Santa María, province de Cadix
Coordonnées 36° 36′ 20″ nord, 6° 13′ 06″ ouest
Géolocalisation sur la carte : Espagne
(Voir situation sur carte : Espagne)
Prison de El Puerto de Santa María
Installations
Type Prison
Cloître du monastère de la Victoria, ancienne prison de El Puerto.

La prison de El Puerto de Santa María (en espagnol : penal de El Puerto de Santa María) est une prison espagnole située dans la localité andalouse de El Puerto de Santa María, qui fut en activité entre 1886 (Restauration bourbonienne) et 1981 (Transition démocratique). Elle était située dans les bâtiments de l'ancien monastère de la Victoria.

Encore aujourd'hui, bien qu'à plusieurs kilomètres de distance de l'ancienne prison, se trouvent dans cette ville de la province de Cadix deux complexes pénitentiaires : Puerto I et Puerto II - un seul complexe avec deux centres - et Puerto III, l'un des plus grands pénitenciers d'Espagne et d'Europe.

Origine

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Cette prison occupait un ancien couvent érigé au début du XVIe siècle par les seigneurs de la ville, les ducs de Medinaceli. Actuellement, il est restauré et héberge des évènements culturels et officiels, comme celui de la cérémonie d'adieu à Rafael Alberti en 1999[1].

Usage comme prison

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La prison de El Puerto est réputée depuis la Seconde République espagnole et le franquisme, lorsqu'elle a hébergé des détenus politiques d'importance nationale, tels que Ramón Rubial, président du PSOE ou des délinquants de grande popularité, comme El Lute.

Statue en hommage aux prisonniers politiques.

Pendant la Guerre civile, au moins entre octobre 1936 et mai 1939 (après la fin du conflit), elle a hébergé des prisonniers de guerre républicains, servant de prison et de camp de concentration. Ayant une capacité de 1000 détenus, en avril 1938 elle en comptait déjà plus de 3300. Après la guerre, elle a dépendu à nouveau de la Direction Générale des Prisons comme prison centrale, avec plus de 5000 détenus[2]. Les conditions des prisonniers étaient déplorables: c'était un foyer d'infections comme celle de typhus exanthématique de 1941, année où au moins 194 détenus sont morts de faim et de maladies (134 comptabilisés rien qu'entre février et juillet)[3].

Le 27 décembre 2013, elle a été déclarée Lieu de la Mémoire Historique en raison des événements qui s'y sont déroulés pendant la guerre civile et les premières années de la dictature franquiste[4].

Culture populaire

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La prison a aussi été célèbre pour son rôle principal dans les paroles d'une carcelera, chant flamenco du groupe des tonás:

« Mejor quisiera estar muerto

que preso pa toa mi vía
en este penal del Puerto,
Puerto de Santa María.
Centinela centinela,
tú tuviste la culpita
que pase la noche en vela.
A dónde irá aquel barquito que va por la mar serena.
Unos dicen que a Almería y otros que pa Cartagena.
Barquito de vela que viene de Cádiz por esa bahía,
y no llega al Puerto y no llega al Puerto,
Puerto de Santa María. Puerto de Santa María. »

Documentaire

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En 2017 est diffusé un documentaire sur les faits qui s'y sont produits: 'El Penal: rostro y alma del mito' (en français : La Prison: visage et âme du mythe')[5].

Usage actuel

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L'ancienne prison sert actuellement à des évènements culturels, dont en particulier certains qui font référence à la mémoire des victimes de ce lieu[6].

Bibliographie

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  • Manuel Martínez Cordero. El Penal de El Puerto de Santa María 1886-1981. 2003[7].

Références

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(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Penal de El Puerto de Santa María » (voir la liste des auteurs).
  1. ↑ (es) Unidad Editorial Internet, « Rafael Alberti revive de la mano de sus camaradas », sur www.elmundo.es (consulté le )
  2. ↑ Julius Ruiz, Los campos de concentración de Franco, Penguin Random House, , 9 y 10 (ISBN 978-84-666-6478-3, lire en ligne)
  3. ↑ (es) Diario de Cádiz, « 1941-42: la epidemia del piojo verde », Diario de Jerez, 29 de marzo de 2020 (consulté le )
  4. ↑ « El Monasterio de La Victoria de El Puerto, Lugar de la Memoria Histórica », Mas Jerez,‎ 12 de abril de 2014 (lire en ligne)
  5. ↑ (es) « 'El Penal: rostro y alma del mito' llega al Teatro Pedro Muñoz Seca », lavozdelsur.es,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  6. ↑ « Copia archivada » [archive du 26 de julio de 2018] (consulté le )
  7. ↑ Diego Caro Cancela, « El penal de El Puerto de Santa María, 1886-1981 de Manuel Martínez Cordero », Revista de historia de El Puerto, Aula de Historia "Menesteo", no 32,‎ , p. 126–128 (ISSN 1130-4340, lire en ligne, consulté le )

Voir aussi

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Liens externes

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