Promethearchaeum syntrophicum
Promethearchaeum syntrophicum est une espèce d'archées de la famille des Promethearchaeaceae. C'est la seule espèce identifiée du genre monotypique Promethearchaeum.
| Domaine | Archaea |
|---|---|
| Règne | Proteoarchaeati |
| Phylum | Promethearchaeota |
| Classe | Promethearchaeia |
| Ordre | Promethearchaeales |
| Famille | Promethearchaeaceae |
corrig. Imachi et al., 2024
- Prometheoarchaeum
Imachi et al., 2024
Découverte dans les sédiments profonds de l'océan Pacifique, au large des côtes japonaises[1] et décrite en 2020 sous le nom « Candidatus Prometheoarchaeum syntrophicum »[2], il a fallu douze ans pour que les échantillons d'archées puissent être cultivés avec succès en laboratoire et donc que le taxon soit validé. Il s'agit de la première archée d’Asgard à être cultivée avec succès en laboratoire[3].
Nommée d'après le dieu grec Prométhée, son nom générique correct est Promethearchaeum (le « o » ayant été omis conformément aux règles du Code international de nomenclature des procaryotes) et son épithète syntrophicum fait référence à la syntrophie nécessaire à sa culture[4].
Découvertes par une équipe de biologistes japonais dirigée par Hiroyuki Imachi et Masaru Konishi Nobu, ces archées se sont révélées constituer un groupe distinct des autres groupes connus, ce qui a conduit à la création d'un nouveau phylum Promethearchaeota (voire règne Promethearchaeati). Une autre archée, « Ca. Lokiarchaeum », décrite en 2015 et initialement classée dans l’embranchement des « Lokiarchaeota »[5], a été réattribuée à la même famille que P. syntrophicum.
De par sa structure et ses fonctions cellulaires simples, ainsi que sa dépendance à d’autres organismes par symbiose, P. syntrophicum est décrite (par son découvreur, Hiroyuki Imachi) comme « l’organisme vivant le moins complet jamais découvert ». Grâce à son mode de vie symbiotique avec d’autres archées et bactéries, P. syntrophicum est considérée comme un exemple de syntrophie, processus de symbiogenèse potentiellement précurseur de l'eucaryogenèse à l’origine de l’évolution des eucaryotes. Cette découverte a été saluée comme une avancée majeure pour l'écologie microbienne[6].
Notes et références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Promethearchaeum syntrophicum » (voir la liste des auteurs).
- ↑ Carl Zimmer, « This Strange Microbe May Mark One of Life's Great Leaps », The New York Times, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Hiroyuki Imachi, Masaru K. Nobu, Nozomi Nakahara, Yuki Morono, Miyuki Ogawara, Yoshihiro Takaki, Yoshinori Takano, Katsuyuki Uematsu, Tetsuro Ikuta, Motoo Ito, Yohei Matsui, Masayuki Miyazaki, Kazuyoshi Murata, Yumi Saito et Sanae Sakai, « Isolation of an archaeon at the prokaryote–eukaryote interface », Nature, vol. 577, no 7791, , p. 519–525 (ISSN 1476-4687, PMID 31942073, PMCID 7015854, DOI 10.1038/s41586-019-1916-6, Bibcode 2020Natur.577..519I)
- ↑ Purificación López-García et David Moreira, « Cultured Asgard Archaea Shed Light on Eukaryogenesis », Cell, vol. 181, no 2, , p. 232–235 (ISSN 0092-8674, PMID 32302567, DOI 10.1016/j.cell.2020.03.058, lire en ligne)
- ↑ Aharon Oren et Markus Göker, « Notification that new names of prokaryotes, new combinations, and new taxonomic opinions have appeared in volume 74, part 7 of the IJSEM », International Journal of Systematic and Evolutionary Microbiology, vol. 74, no 10, , p. 006494 (ISSN 1466-5034, PMID 39498826, PMCID 11649192, DOI 10.1099/ijsem.0.006494)
- ↑ (en) Anja Spang, Jimmy H. Saw, Steffen L. Jørgensen, Katarzyna Zaremba-Niedzwiedzka, Joran Martijn, Anders E. Lind, Roel van Eijk, Christa Schleper, Lionel Guy et Thijs J. G. Ettema, « Complex archaea that bridge the gap between prokaryotes and eukaryotes », Nature, vol. 521, , p. 173–179 (PMID 25945739, PMCID 4444528, DOI 10.1038/nature14447, Bibcode 2015Natur.521..173S)
- ↑ Elizabeth Pennisi, « Tentacled microbe hints at how simple cells became complex », Science, vol. 365, no 6454, , p. 631 (PMID 31416944, DOI 10.1126/science.365.6454.631, Bibcode 2019Sci...365..631P, lire en ligne
)