Protection des mangroves au Gabon

Environnement

Les mangroves au Gabon sont des écosystèmes cruciaux et des zones de biodiversité qui contiennent des puits de carbone pour l'équilibre écologique et économique du pays. Elles font l'objet d'une protection stricte[1].

La protection des mangroves au Gabon
Cadre
Type
Pays

Contexte

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Le Gabon abrite les plus hautes mangroves du monde. Elles atteignent jusqu’à 60 mètres de hauteur et peuvent être admirées dans le parc national de Pongara.

La mangrove est un ensemble de végétations se développant essentiellement dans les zones de marées, sur les côtes, à l’embouchure de certains fleuves et parfois en eau douce et en terre. Elles chérissent les eaux riches en sel et pauvres en oxygène.

Au Gabon, on trouve les mangroves principalement dans 3 provinces : l’Estuaire, l’Ogooué maritime et de la Nyanga. Dans ces régions, plus de la moitié des mangroves se localisent en zones protégées. La première moitié à l’intérieur de l'arboretum Raponda Walker et dans les parcs nationaux d’Akanda, de Pongara (ESTUAIRE), de Loanga (Ogooué maritime), de Mayumba et de Moukalabou doudou (Nyanga).

L’autre moitié se situe en zone non protégées, dans les espaces de foresterie et miniers, et en zone urbanisée. La mangrove procure aux populations vivant sur les côtes des bénéfices en matière de sécurité alimentaire et de protection contre les vagues marines[2].

Impact environnemental

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Le , à l'occasion de la journée mondiale des mangroves, Libreville offre une vue sur près de 80 hectares sacrifiés sur l'autel de l'immobilier[3]. En 2020 les ONG lancent une alerte face à la destruction de cet écosystème pour qu'il soit protégé[4].

Sa destruction accentue l'augmentation des inondations au sein de la zone urbaine en pleine croissance, ce qui est un danger pour les populations. En 3ans, Libreville a perdu 70 hectares de mangroves[5].

Les moteurs de destruction et les chiffres

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Les moteurs de déforestation des mangroves sont multiples :

  • expansions résidentielles ;
  • installation de quartiers de pêcheurs ;
  • implantations hôtelières ou touristiques ;
  • création et extension des décharges d’ordures ;
  • industrialisation, développement portuaire et installations énergétiques ;
  • l’agriculture, l’élevage et l’aquaculture.

Les chiffres démontrent que les sites de mangroves à Libreville ont connu des régressions nettes soit 35,6 hectares à Okala-Angondje et 46,9 hectares à Lowé et 36,6 hectares à Igoumié[6]. Pour la conservation de la mangrove d'Akanda, le Centre d'actions pour le développement durable et l'environnement (CADDE) a reçu une subvention[7].

État et protection

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Les mangroves sont de plus en plus restaurés[8] et protégés à travers des partenariats[9]. C'est encore dans le sillage de la protection que le , une mission de contrôle a été lancée par le ministère de l'environnement[10]. Le Gabon est allé dans une démarche de protection car les arbres impénétrables des mangroves ont contribué à faire de ce pays d’Afrique centrale, l’un des rares absorbeurs nets de carbone au monde. Ces plantes séquestrent le gaz à effet de serre quatre fois plus vite que les forêts terrestres[11].

Les mangroves retiennent les sédiments, dessalent et filtrent les eaux qui alimentent les nappes phréatiques. Elles retiennent les déchets et les substances toxiques qui sont dirigés vers la mer. De plus, les mangroves protègent les zones côtières de l’érosion par l’eau et le vent et retiennent le sable sur les plages.

Elles limitent également l’impact des intempéries marines (raz-de-marée, tsunamis, ouragans) sur les villes grâce à l’enchevêtrement des racines et des troncs qui forment une barrière naturelle[12].

Cadre légal

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Au Gabon, les mangroves sont protégées par un arrêté pris en 2020 au cours d'une séance de travail présidée conjointement par la Direction Générale de l’Environnement et de la Protection de la Nature (D.G.E.P.N) et la Direction Générale des Écosystèmes Aquatiques (D.G.E.A). Cette séance a vu la participation de l’ONG Plurmea[13].

Images des mangroves du Gabon

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Notes et références

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  1. ôlerdes « Un arrêté pour protéger la mangrove » (consulté le )
  2. « A la découverte de la mangrove - », (consulté le )e vue sur
  3. Ele Ismael Obiang Nze, « Journée mondiale des mangroves: au Gabon, on célèbre le 26 juillet en bétonnant ! - », (consulté le )
  4. l. « Gabon : Les ONG lancent l'alerte sur la destruction des mangroves protégées liée à la spéculation immobilière », sur Business and Human Rights Centre (consulté le )
  5. elodietoto, « La destruction de la mangrove accentue les risques d’inondation à Libreville », sur Nouvelles de l'environnement, (consulté le )
  6. Marjolaine Okanga-Guay, Rogombe Laetitia Guylia, Ondo Assoumou Emmanuel et Lembe Bekale Aline, « Les moteurs de la déforestation des mangroves urbaines du Grand Libreville (Gabon) », VertigO. La revue internationale en sciences de l'environnement, nos 22-1, (ISSN 1492-8442, DOI 10.4000/vertigo.35668, lire en ligne, consulté le )
  7. « Conservation de la mangrove du Parc National d’Akanda », sur UICN (consulté le )
  8. [vidéo] « Gabon : campagne de restauration des mangroves », (consulté le )
  9. La Redaction, « Gabon-Groupe Arise : Un accord de 20 ans pour la protection des mangroves », sur Direct Infos Gabon, (consulté le )
  10. Alex Saïzonou, « Protection des mangroves : une mission de contrôle diligentée par le Ministre de l'Environnement », sur mays-mouissi.com, (consulté le )
  11. La rédaction, « Gabon : les mangroves, un véritable puits de carbone bleu menacé », sur Africa24 TV, (consulté le )
  12. « L’état des mangroves à l’heure de la Journée Internationale pour leur conservation – gabon-rse » (consulté le )
  13. ANINF/SSI, « Signature d'un arrêté pour la protection des mangroves », sur MINISTERE DES EAUX ET FORETS CHARGE DU CONFLIT HOMME-FAUNE (consulté le )

Articles connexes

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