Psychothérapie institutionnelle
La psychothérapie institutionnelle est un type de psychothérapie en institution psychiatrique qui met l'accent sur la dynamique de groupe et la relation entre soignants et soignés. La visée de soigner le collectif soignant et d'humaniser le fonctionnement des établissements psychiatriques, afin que les patients reçoivent un soin de meilleure qualité, est une caractéristique de ce mouvement thérapeutique.
Le secteur psychiatrique français a ainsi été fondé par les représentants de la psychothérapie institutionnelle dans les années 1970, dans le but de rompre avec les pratiques asilaires antérieures et de favoriser les soins ambulatoires dans la Cité.
Le Groupe de travail de psychothérapie et de sociothérapie institutionnelles est fondé en 1960 par François Tosquelles, Jean Oury, Roger Gentis, Horace Torrubia, Jean Ayme, Yves Racine, Jean Colmin, Maurice Paillot et Hélène Chaigneau, puis il est rejoint notamment par Félix Guattari, Ginette Michaud, Claude Poncin, Henri Vermorel, Michel Baudry, Nicole Guillet, Robert Millon, Jean-Claude Polack, Gisela Pankow et Jacques Schotte[1].
Les lieux emblématiques en France sont : l'hôpital de Saint-Alban-sur-Limagnole (autour du Dr François Tosquelles), les cliniques de La Borde (Dr Jean Oury) et de La Chesnaie à Chailles (Dr Claude Jeangirard). En France, en 2021 une trentaine de clubs thérapeutiques fonctionnent, ils sont fédérés au sein du Truc (Terrain de rassemblement pour l'utilité des clubs)[2].
Histoire
modifierDéfinition, origines
modifierL'expression « psychothérapie institutionnelle », créée en 1952 par le psychiatre français Georges Daumezon (1912-1979), désigne « une thérapeutique de la folie fondée sur l'idée de causalité psychique de la maladie mentale »[3]. Selon Élisabeth Roudinesco et Michel Plon, elle « vise à réformer l'institution asilaire en privilégiant une relation dynamique entre les soignants »[3].
Ainsi que le nom l'indique, c'est une forme de psychothérapie s'exerçant « dans le cadre d'une institution : hôpital général, hôpital psychiatrique, clinique, école, hôpital de jour, appartement thérapeutique, etc. »[3]. Dès lors, pour Roudinesco et Plon, la psychothérapie institutionnelle « appartient à l'histoire de la psychiatrie dynamique »[3].

Naissance à Saint-Alban
modifierL'expression apparaît pour la première fois en 1952, dans un article intitulé « La psychothérapie institutionnelle française », publié dans la revue Anais Portugueses de Psiquiatria, écrit par les deux psychiatres français : Georges Daumezon et Philippe Koechlin[5]. Cependant, ce courant naît dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale, en réaction avec les conditions d'accueil alarmantes des malades dans les hôpitaux psychiatriques et grâce à l’action de psychiatres soucieux de contrer les effets pervers de l’isolement prolongé dans ces établissements[6].
L'hôpital de Saint-Alban-sur-Limagnole, en Lozère, voit ainsi s'opérer un bouleversement de la pratique psychiatrique sous l'impulsion de Paul Balvet, directeur entre 1936 et 1943. Il engage en effet une réforme de l’asile qu’il poursuit durant la guerre. Il est rejoint par le psychiatre François Tosquelles en 1940, André Chaurand en 1941 et remplacé par Lucien Bonnafé en 1943. L’équipe médicale entreprend une humanisation de l’institution par « l’ amélioration du quotidien des malades, l’organisation de sorties, la mise en place de l’ergothérapie, de groupes de parole, la formation des gardiens »[7].
C'est dans ce cadre que François Tosquelles, républicain marxiste de sensibilité libertaire, pose les fondements de la psychothérapie institutionnelle. Il a déjà eu l'occasion de transformer la pratique médicale en Espagne, pendant la guerre civile. Il a, par exemple, permis à des prostituées d'exercer la fonction de personnel soignant[8]. Condamné à mort par le régime de Franco, il se réfugie en France au camp de Septfonds, où il organise un service de psychiatrie. Paul Balvet, alors directeur de l'hôpital de Saint-Alban, l'a invité à rejoindre son équipe, avec l'accord du préfet, facilité par la publication d'une analyse clinique par Tosquelles et Antoni Subirana[9]. Tosquelles a dans ses bagages deux livres fondamentaux pour sa pratique : celui de Hermann Simon, Pour une thérapeutique plus active, où est développée notamment l'idée qu'un établissement est un organisme malade qu'il faut constamment soigner, et la thèse de Jacques Lacan, De la psychose paranoïaque dans ses rapports avec la personnalité), dont il fait réaliser pendant la guerre des éditions clandestines par l'imprimerie du club des malades de l'hôpital[10], [11].
Animée par ces psychiatres réformateurs, la Société du Gévaudan se propose de renouveler les fondamentaux pratiques et théoriques de la discipline, articulant le soin, la recherche et la formation dans une démarche collective et ouverte aux apports intellectuels extérieurs[12]. Le psychiatre Georges Daumezon y participe : ce praticien avait déjà une pratique désaliéniste dans son service de Fleury-les-Aubrais dès 1936, instaurant des activités artistiques ou sportives entre soignants et soignés ; ainsi que des réunions sur la vie du pavillon[13].
Après la Libération, les Journées psychiatriques nationales de et de voient converger les réflexions des psychiatres français sur les changements à apporter à la vie asilaire et des techniques de groupes développées aux États-Unis. Les bases de la thérapeutique sont posées dès cette époque : l'affirmation de l'hôpital comme lieu de soin articulé autour d'un projet thérapeutique, son lien avec l'environnement, l'attention portée aux relations entre soignants, les conditions matérielles et la taille optimale des établissements, l'aménagement d'une vie sociale décloisonnée, les cercles de malades et leur répartition en fonction de leur sociabilité et non de leur statut. Par exemple, Paul Bernard écrit dans le numéro 2 de Documents de l'information psychiatrique un article consacré à « L'organisation thérapeutique de la vie sociale à l'hôpital psychiatrique »[14].
La rénovation des pratiques thérapeutiques après guerre s'illustrent le rôle de Paul Sivadon, chef de service au CTRS de Ville-Evrard. Afin de lutter contre la suroccupation des lieux et la carence des moyens, il passe une convention avec la Sécurité sociale afin de réorganiser l’établissement. Convaincu que les troubles sociaux combinent des facteurs psychologiques, biologiques et sociaux, il plaide pour faciliter l’adaptation du malade au milieu, aussi bien par l’atmosphère que les activités, l'exercice physique et le contact humain. [15]
Selon Tosquelles la psychothérapie institutionnelle doit marcher sur deux jambes : Karl Marx et Sigmund Freud, dont les œuvres permettent de penser les deux aliénations, l'une psychopathologique, l'autre sociale. Dès le départ, emprunte à une diversité de références au-delà du domaine médical : la psychanalyse et la psychiatrie, mais aussi le marxisme[16], la pédagogie selon la méthode de Célestin Freinet (qui prêtera son imprimerie à l'hôpital de Saint-Alban). Plus tard, les techniques de groupe nord-américaines (Kurt Lewin, Jacob Levy Moreno) sont introduites à Saint-Alban par M. Monod qui y est psychologue. Le directeur, Lucien Bonnafé, orchestre cette activité, il reçoit Paul Éluard qui transforme Saint-Alban en plate-forme d'édition clandestine, ainsi que d'importants agents de liaison de la Résistance française comme Georges Sadoul ou Gaston Baissette[17].
Jean Oury à La Borde
modifierJean Oury joue un rôle central dans la genèse et la structuration de la psychothérapie institutionnelle, qu’il hérite en partie de l’expérience de François Tosquelles à Saint-Alban mais qu’il prolonge et systématise à La Borde à partir de 1953.
Jeune étudiant en médecine, il rencontre François Tosquelles et Jacques Lacan lors d'une série de conférences à l’École Normale Supérieure en 1947. Il entre comme interne à Saint-Alban le de la même année, où il participe aux différentes entreprises pour désaliéner l’hôpital, comme les réunions, le club ou les ateliers d'ergothérapie. Il accepte ensuite un poste à la clinique de Saumery, en 1949, où il tente d'appliquer les principes de la psychothérapie institutionnelle malgré les conditions de travail délétères et l'indifférence de l’administration. Un réseau d'affinités professionnelles et intellectuelles se forme, Oury rencontrant notamment Félix Guattari. En quête d'un nouveau lieu plus favorable, ils s'installent à La Borde, où se dresse alors un château désaffecté[18].
Le principe directeur de l'organisation de La Borde repose sur le caractère thérapeutique du groupe. La précarité des statuts est destinée à éviter toute forme d'autoritarisme, même si Jean Oury conserve un droit de veto lors des réunions plénières : les élus sont révocables et l’organisation des tâches est modulable. Ce dernier point permet de lutter contre le compartimentage des rôles : chacun, infirmier comme patient, est susceptible de participer au jardinage ou aux tâches administratives[19].
Dissémination et développement
modifierD'autres établissements existent, tel celui, voisin, de La Chesnaie et le mouvement a essaimé aussi bien en France, dont Pierre Delion en est un des principaux représentants, qu'à l'étranger. Il a par ailleurs eu une grande importance dans la création de la psychiatrie de secteur en France.
Principes théoriques et concepts fondamentaux
modifierPenser l'institution contre l’aliénation
modifierÀ l'époque, selon Jean Oury, « les hôpitaux gardaient, en général, une structure concentrationnaire »[20]. L'élan presque fondateur, c'est la prise de conscience, chez certains membres des équipes soignantes, qu'ils se comportent avec les malades un peu comme les gardiens des camps avec les prisonniers. Il s'agit alors de modifier l'institution, la structure de l'établissement, pour modifier les rapports soignants / soignés.
La psychothérapie institutionnelle tente alors de « profiter au maximum des structures existantes afin d'essayer d'exploiter tout ce qui peut servir à « soigner » les malades qui y vivent »[21]. L'institution est intégrée au traitement et cesse d'être réduite à un lieu de soin et d'enfermement pour devenir un lieu qui ménage un espace de vie sans nier la spécificité de la folie.
L'un des principes de la psychothérapie institutionnelle repose sur l'idée que pour soigner les personnes, il faut prendre soin de l’institution, à distinguer de l’établissement. L’établissement renvoie à la dimension matérielle, administrative et hiérarchique du lieu de soin : c’est une unité de production rassemblant des personnels, des moyens et des procédures, inscrite dans une logique gestionnaire et normative. L’institution, au contraire, désigne le mouvement vivant qui anime et met au travail cet établissement : elle se manifeste dans les dynamiques collectives, les échanges, les remaniements symboliques et les espaces de parole qui permettent au soin de se déployer. Alors que l’établissement tend à figer et à reproduire des cadres, l’institution, telle que la conçoivent Tosquelles, Oury et la psychothérapie institutionnelle, vise à les transformer pour réintroduire du sens, du désir et du lien. Autrement dit, l’institution n’est pas un lieu mais une fonction critique et soignante, capable de « traiter » l’établissement lui-même lorsqu’il devient aliénant ou purement gestionnaire. Le travail contre les effets aliénants de l'établissement suppose que le collectif puisse agir sur des aspects tels que l'accueil, les moments de rencontre ou l'ambiance, d'une manière inventive et vivante. Instaurer un goûter pour améliorer le quotidien n'a ainsi pas la même portée s'il s'agit d'une règle administrative ou correspond à un désir[22].
Tosquelles soutient que le sujet ne se construit pas en dehors d'un cadre institué, vecteur de symbolisation par l’intermédiaire du langage et de la création. L'institution, c'est avant tout ce qui institue notre subjectivité. Cela passe par une démocratisation institutionnelle, accordant du pouvoir aux psychiatres et aux soignants à la place de l’administration. Cette perspective se différencie de l'antipsychiatrie italienne défendue par Franco Basaglia, plus offensive à l’égard du pouvoir médical, même si des points de convergence existent, l'abolition des hôpitaux psychiatriques en Italie par une loi de 1978 n'ayant pas empêché l'existence de structures de soin plus réduites et communautaires[23]. Lutter contre les effets aliénants de l'institution ne peut ainsi pas se résumer à sortir des murs, à multiplier les dispositifs de soin hors des établissements, la pensée asilaire étant susceptible d'animer les relations aussi bien à l'extérieur qu'à l’intérieur de l'hôpital. L'institution renvoie à la fois à un processus et à son résultat. Elle s'articule aux logiques de l’établissement : un changement structurel dans l'organigramme ou dans l’attribution des locaux est susceptible d'affecter les relations entre les personnes concernées. Assurer le caractère dynamique de l’institution suppose des espaces où des acteurs réfléchissent à son sujet et où soient portés des collectifs de soignants et soignés[24].
La psychothérapie institutionnelle, selon Jean Oury, tient au fait « qu'il n'est plus simplement pris en compte le patient, mais aussi le lieu dans lequel il vit, qu'il s'agit de lui permettre d'être actif, non pas simplement un objet de soins » et qu'« il faut traiter les autres comme des sujets, non comme des objets »[25].
Le collectif comme support du transfert
modifierSelon la perspective de la psychothérapie institutionnelle, l’hôpital ne peut fonctionner thérapeutiquement s’il se contente d’une hiérarchie statutaire, administrative et verticale : celle-ci doit être doublée d’une hiérarchie subjectale, mobile, fondée sur la pluralité des transferts et la parole partagée. Les réunions, la circulation libre de la parole et la transversalité permettent de déjouer les effets mortifères du pouvoir, de l’interchangeabilité des soignants et de l’entropie institutionnelle. L’autorité n’y disparaît pas, mais se déplace : elle protège l’espace clinique contre les logiques gestionnaires. Ainsi, les relations à l’hôpital deviennent un opérateur de soin à part entière, et non un simple décor organisationnel[26].
La constellation transférentielle correspond au dispositif institutionnel qui accueille et articule les transferts multiples qu’un patient — notamment psychotique — déploie sur différentes personnes, lieux ou objets de l’hôpital, et non sur un seul thérapeute. Elle repose sur l’idée que le transfert est multiréférentiel : chaque rencontre capte un fragment du monde psychique du patient, sans synthèse immédiate possible. Tosquelles prend l’exemple d'un patient schizophrène qui se confie de manière différente au concierge, au l'infirmière ou au psychiatre, percevant ce dernier comme hostile. La constellation implique donc des réunions régulières où des professionnels de statuts différents mettent en commun leurs expériences, sans hiérarchie de parole, afin de produire une compréhension clinique collective. À l’hôpital, cela transforme les relations : elles ne sont plus de simples fonctions organisationnelles, mais deviennent des supports actifs du soin, à condition que l’institution accepte de travailler sur elle-même autant que sur les patients[27].
Comme le rappelle Jean Oury, « il est impossible de parler de la psychothérapie institutionnelle si on ne parle pas de la psychose, c'est inséparable de la théorisation que l'on fait, de façon permanente, de la psychose, de ce qu'on appelle la psychose ou les psychoses ; sinon cela n'a pas de sens »[28].
Le psychotique ayant un « transfert dissocié », il est nécessaire de lui proposer des possibilités multiples de transfert. Par conséquent, il faut alors la création de lieux, d'institutions variés, il faut assurer au patient la liberté de circulation, pour qu'il puisse aller d'un lieu à un autre. Dans le même esprit, les soignants ne sont pas recrutés spécifiquement dans le secteur sanitaire, certains sont artistes, agriculteurs. La « distinctivité » (Jean Oury) augmente d'autant. À la place d'un ensemble de personnel ayant la même formation, la même expérience, se trouvent des personnes ayant chacune un vécu propre. C'est autant de possibilités de points communs, de rencontres, et de transferts, pour les patients qui, dans leur immense majorité, sont issus d'un autre milieu que la psychiatrie. Avec la renommée grandissante de Félix Guattari, des philosophes et autres intellectuels vont s'engager dans le collectif soignant
Filmographie
modifier- La moindre des choses, film documentaire de Nicolas Philibert, 1996, sur la clinique de La Borde[29].
- L'Invisible, film documentaire de Nicolas Philibert (Entretien avec Jean Oury),45 minutes, tourné en 2002, bonus du DVD La moindre des choses, Editions Blaq Out, 2018.
- Sur l'Adamant, film documentaire de Nicolas Philibert, sorti en 2023. Le film traite de l'hôpital expérimental homonyme, une péniche sur la Seine parisienne. En épilogue, le cinéaste nous dit : « Dans un monde où penser se réduit si souvent à cocher des cases et où l’accueil du singulier est de plus en plus écrasé, il y a encore des lieux qui ne cèdent pas, qui tentent de maintenir vivante la fonction poétique de l’homme et du langage »[30].
Théâtre
modifier- La Brande (ARRIÈRE-PAYS DES INSENSÉ·ES), pièce de théâtre mise en scène Alice Vannier, Cie Courir à la catastrophe, 2022[31].
Notes et références
modifier- ↑ « Actes du GTPSI (ou GTPsy) - Accueil », sur gtpsi.fr (consulté le )
- ↑ Nicole Gellot, « Dossier 6 pages : Psychiatrie, c’est grave docteur ! », L'âge de faire n°154, , pages 5 à 10
- 1 2 3 4 Elisabeth Roudinesco et Michel Plon, Dictionnaire de la psychanalyse, Paris, Fayard, coll. « La Pochothèque », (1re éd. 1997), 1789 p. (ISBN 978-2-253-08854-7), « Psychothérapie institutionnelle », p. 1264-1266,
- ↑ « Saint-Alban fut propice aux fondements de la psychothérapie institutionnelle. » Château de Saint-Alban (Saint-Alban-sur-Limagnole), musée d'art moderne (Villeneuve-d'Ascq). Trait d'union : les chemins de l'art brut à Saint-Alban-sur-Limagnole. Villeneuve-d'Ascq : musée d'art moderne Lille Métropole, 2007, p. 13
- ↑ Mornet 2007, p. 15.
- ↑ Mornet 2007, p. 16-19.
- ↑ Jovelet, « Quelque chose en nous de Paul Balvet », Perspectives Psy, vol. 60, , p. 256-257 (DOI 10.1051/ppsy/2021603256).
- ↑ (voir le film réalisé sur François Tosquelles : Politique de la folie)
- ↑ Masó 2021, p. 117-121.
- ↑ Jean Ayme, « Essai sur l'histoire de la psychothérapie institutionnelle », dans Pierre Delion (dir.), Actualités de la psychothérapie institutionnelle, Vigneux, Matrices, .
- ↑ Jean Ayme, « Histoire et actualité du courant français de la psychothérapie institutionnelle », Raison présente, no 144 « De la psychiatrie française en 2003 », , p. 69-80 (DOI 10.3406/raipr.2002.3775, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Joana Masó, « Du collectif avec des femmes : Soin et politique autour de l’hôpital psychiatrique de Saint-Alban, 1930-1960 », Cahiers du Genre, vol. 2, no 73, , p. 233-262 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Patrick Faugeras et Roger Gentis, Un psychiatre dans le siècle : rencontre avec Roger Gentis, Ramonville-Saint-Agne, Érès, , 222 p. (ISBN 2-7492-0491-7, BNF 39995674, présentation en ligne), p. 172.
- ↑ Chanoit 1995, p. 19-20.
- ↑ Chanoit 1995, p. 21-22.
- ↑ François Tosquelles, Psychopathologie et matérialisme dialectique, conférence à l'École normale supérieure (1947), Éditions d'une, , 80 p. (lire en ligne)
- ↑ Biographie Croisée Gilles Deleuze, Félix Guattari, François Dosse, Ed La Découverte. (2007) page 56
- ↑ Robcis 2024, p. 145-149.
- ↑ Robcis 2024, p. 152-155.
- ↑ Jean Oury, La psychothérapie institutionnelle de Saint-Alban à La Borde (conférence prononcée à Poitiers le 15 mars 1970), Paris, Éditions d'une, 2016.
- ↑ Jean Oury, La Psychothérapie institutionnelle de Saint-Alban à La Borde, op. cit.
- ↑ Camille Veit, « L’institution pour soigner… l’établissement », Revue de psychothérapie psychanalytique de groupe, vol. 1, no 70, , p. 179-189 (DOI 10.3917/rppg.070.0179, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Clément Rizet, « Peut-on soigner les institutions aujourd’hui ? : Hommage à François Tosquelles », Cliniques méditerranéennes, vol. 1, no 107, , p. 239-250 (ISSN 0762-7491, e-ISSN 1776-2790, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Héloïse Haliday, « Peut-on encore parler d’institution aujourd’hui ? », Pratiques en santé mentale, vol. 69, no 4, , p. 23-28 (ISSN 1286-1286, e-ISSN 2426-640X, DOI 10.3917/psm.234.0023, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (Quand on entend ça de façon polémique, on ne peut pas être contre ; mais ça n'empêche pas de penser que, si on traitait les autres « comme on traite les objets qui tiennent à cœur, ce serait un progrès fantastique ! ») Jean Oury, L'aliénation, Paris, Galilée, 1992, p. 46).
- ↑ Delion 2022, p. 106-109.
- ↑ Delion 2022, p. 23-29.
- ↑ Jean Oury, Pratique de l'institutionnel et politique, Vigneux, Éditions Matrices, , p. 16
- ↑ « LA MOINDRE DES CHOSES », sur Les Films d’ici (consulté le )
- ↑ Marie Landrot, « “Les violences psychiatriques sont tellement courantes, multiples, si peu montrées ou questionnées…” », sur www.telerama.fr, (consulté le )
- ↑ « Dossier de production La Brande (ARRIÈRE-PAYS DES INSENSÉ·ES) » [PDF], (consulté le )
Annexes
modifierBibliographie
modifierOuvrages
modifier(Dans l'ordre alphabétique des noms d'auteurs :)
- Catherine De Luca Bernier, Hommage à La Borde : La psychothérapie institutionnelle en acte, Champ social, 2024, (ISBN 9791034608973) [lire en ligne].
- Paul Brétécher, « Dispositifs et dispositions » Chimères, 94(1), p. 155-160, 2019, [lire en ligne]
- Pierre F. Chanoit, La psychothérapie institutionnelle, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? » (no 2999), , 127 p. (ISBN 2-13-047160-9, BNF 35795329).
- Patrick Chemla (dir.), La fabrique du soin : Création et démocratie, Éditions Érès, 2012, [lire en ligne].
- Pierre Delion, La constellation transférentielle, érès, coll. « Le Carnet Psy », , 136 p. (ISBN 978-2-7492-7338-9, lire en ligne).
- Pierre Delion, Urgence de la psychothérapie institutionnelle, Préface : Jean-François Rey, Éditions Campagne Première, 2023, (ISBN 2372060783) Présentation sur le site de l'éditeur : [lire en ligne]
- Joseph Mornet, Psychothérapie institutionnelle : histoire et actualité, Éditions Champ Social, coll. « Psychothérapie institutionnelle », , 192 p. (ISBN 978-2-913376-93-9, lire en ligne).
- Jean Oury, Psychiatrie et psychothérapie institutionnelle : traces et configurations précaires, Nîmes, Champ social, coll. « Psychothérapie institutionnelle », nîmes, 308 p. (lire en ligne).
- Élie Pouillaude, L'aliénation : psychose et psychothérapie institutionnelle, Hermann, coll. « Psychanalyse », , 450 p. (lire en ligne).
- Camille Robcis (trad. de l'anglais par Patrick Di Mascio), Désaliénation : politique de la psychiatrie. Tosquelles, Fanon, Guattari, Foucault, Paris, Seuil, coll. « La couleur des idées », , 295 p. (ISBN 978-2-02-151955-6, BNF 47378951, présentation en ligne).
- Elisabeth Roudinesco et Michel Plon, Dictionnaire de la psychanalyse, Paris, Fayard, coll. « La Pochothèque », (1re éd. 1997), 1789 p. (ISBN 978-2-253-08854-7), « Psychothérapie institutionnelle, Psychiatrie dynamique », p. 1264-1266, 1232-1234.
- Danielle Sivadon (dir.), Psychothérapie institutionnelle. Aspects de la vie quotidienne à l’hôpital psychiatrique, monographie de la Revue Recherches no 10, , « Sommaire » ; extrait [lire en ligne]
- François Tosquelles, Éducation et psychothérapie institutionnelle, Champ social, coll. « pédagogie et pratique de l'institutionnel », , 224 p. (lire en ligne).
- François Tosquelles (trad. Annie Bats et Sandra Alvarez de Toledo, textes choisis et présentés par Joana Masó), Soigner les institutions, L'Arachnéen, , 397 p. (ISBN 978-2-37367-018-9, BNF 46912737).
Articles
modifier- Jean Oury, « Psychanalyse, psychiatrie et psychothérapie institutionnelles », VST - Vie sociale et traitements, vol. 3, no 95, , p. 110-125 (lire en ligne, consulté le ).
- Danielle Roulot, « Présentation de la psychothérapie institutionnelle aux administratifs », VST - Vie sociale et traitements, vol. 4, no 80, , p. 11-13 (lire en ligne, consulté le ).
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- « Psychothérapie institutionnelle », sur www.universalis.fr (consulté le )
- Site consacré aux archives du Groupe de travail de psychothérapie et de sociothérapie institutionnelles (GTPSI)
- Portail de la Fédération inter-associations culturelles (FIAC) : www.psychotherapie-institutionnelle.net
- « La Clinique La Borde et la psychothérapie institutionnelle », sur www.franceinter.fr (consulté le )
- « Gilles Deleuze et Félix Guattari, une amitié philosophique ou penser à quatre mains », sur /www.franceinter.fr (consulté le )