Francolin à gorge rouge
Pternistis afer
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Chordata |
| Sous-embr. | Vertebrata |
| Classe | Aves |
| Ordre | Galliformes |
| Famille | Phasianidae |
| Genre | Pternistis |
Répartition géographique
- Présent à l'année.
Le Francolin à gorge rouge (Pternistis afer) est une espèce d'oiseaux de la famille des Phasianidae répandu en Afrique subsaharienne.
Répartition
modifierImportante aire de répartition dans le centre-sud, le sud-est et le sud de l’Afrique[1].
Sous-espèces
modifierListe des sous-espèces
modifierSelon la classification de référence du Congrès ornithologique international (version 15.1, 2025)[2], le Francolin à gorge rouge est représenté par 4 sous-espèces (ordre phylogénique) :
- Pternistis afer cranchii (Leach, 1818) — nord du Gabon et sud de la république du Congo, de l'est et du sud de la république démocratique du Congo au centre de l'Angola et de l'ouest de la Zambie au centre de la Tanzanie, à l'ouest du Kenya et à l'Ouganda ;
- Pternistis afer afer (Müller, PLS, 1776) — ouest de l'Angola et nord-ouest de la Namibie ;
- Pternistis afer castaneiventer Gunning & Roberts, 1911 — sud et est de l'Afrique du Sud ;
- Pternistis afer humboldtii (Peters, W, 1854) — du sud-est du Kenya, du nord et de l'est de la Tanzanie au Mozambique, au nord-est de la Zambie et à l'est du Zimbabwe.
La sous-population harterti est comprise avec la sous-espèce P. a. cranchii. Les sous-populations leucoparaeus, melanogaster et swynnertoni sont comprises avec la sous-espèce P. a. humboldtii.
Autre taxinomie
modifierDe nombreuses formes ont été décrites. Elles peuvent se différencier en deux groupes : les francolins à poitrine écaillée noire et blanche (plus grands) et ceux à poitrine vermiculée.[réf. nécessaire]
Groupe à poitrine écaillée
modifier- P. a. afer (Müller, PLS, 1776) — (P. a. benguellensis (Barboza du Bocage, 1893), P. a. chio (Meise, 1958), P. a. palliditectus (White, 1958) inclus), ouest de l’Angola et extrême nord de la Namibie.
- P. a. castaneiventer (Gunning & Roberts, 1911) — (P. a. notatus (Roberts, 1924), P. a. lehmanni (Roberts ,1931) inclus), Afrique du Sud (zone côtière de la Province du Cap et Natal).
- P. a. swynnertoni (Sclater, PL, 1921) — est du Zimbabwe et Mozambique au sud du Zambèze.
- P. a. melanogaster (Neumann, 1891) — (P. a. tertius (Meise, 1934), P. a. aylwinae (White, 1947), P. a. loangwae (Grant & Mackworth-Praed, 1934) inclus) est de la Tanzanie et Mozambique au nord du Zambèze.
- P. a. leucoparaeus Fischer & Reichenow, 1884 : région côtière du Kenya.
Groupe à poitrine vermiculée
modifier- P. a. cranchii (Leach, 1818) — (P. a. punctulatus (Gray, JE, 1834), P. a. itigi (Bowen, 1930), P. a. manueli (White, 1945), P. a. mackenziei (White, 1945), P. a. tornowi (Meise, 1933), P. a. camabatelae (Meise, 1958), P. a. intercedens (Reichenow, 1909), P. a. nyanzae (Conover, 1929) inclus), de l’ouest du Congo au sud du Zaïre, Angola, sud de l’Ouganda, extrême nord-ouest de la Tanzanie, ouest du Kenya. Tête, cou et dessous vermiculés de gris.
- P. a. harterti (Reichenow, 1909) — ouest de la Tanzanie, Rwanda, Burundi.
Habitat
modifierLe Francolin à gorge rouge occupe toute une gamme d’habitats variant selon la localité : en Afrique du sud, ravins boisés et lisières de forêt sempervirente ; en Zambie, boisements de Brachystegia et de Colophospermum mopane ainsi que zones herbeuses humides ; au Zimbabwe, fourrés et végétation généralement humide ; en RDC et en Ouganda, zones herbeuses parsemées de bosquets ; en Tanzanie, prairies piquetées d’arbres et de buissons ; sur la côte du Kenya, forêt alternant avec des zones herbeuses. Dans les zones de sympatrie avec les Francolins de Swainson (Pternistis swainsonii) et à cou jaune (Pternistis leucoscepus), le Francolin à gorge rouge fréquente des zones plus humides et à végétation plus dense, surtout le long des cours d’eau[3].
Alimentation
modifierLe régime alimentaire varie aussi en fonction de la localité et de la saison : au Zaïre, surtout de petits tubercules ; en Afrique du Sud, un ensemble de tubercules, bulbes, racines, pousses, baies, fruits, glanure supplémentée d’insectes avec leurs larves dont des termites ; au Zimbabwe, invertébrés, pousses d’herbe et graines pendant les mois chauds et humides et graines, bulbes et racines durant les périodes sèches et fraîches. Il a aussi été observé prélevant des tiques sur des tiges d’herbes[4].
Mœurs
modifierTimide, il garde le couvert des buissons et des boisements, et il peut aussi se nourrir à découvert dans les zones de cultures et le long des routes au petit matin mais de façon plus discrète que les autres francolins à gorge de peau nue et localement (dans le nord de son aire et dans les régions moins peuplées). Il se tient seul, en petits groupes ou s’associe à d’autres francolins, notamment le Francolin de Swainson en Afrique du Sud. Le mâle, posé sur le sol ou perché sur une termitière, émet ses vocalises tôt le matin et tard l’après-midi. Il passe la nuit dans les arbres et les buissons mais s’y retire également au plus chaud de la journée. Il répugne à s’envoler, préférant se réfugier en courant vers le couvert. Quand il prend son essor, il vole généralement sur de courtes distances, de 50 à 100 m. Toutefois, s’il est levé par un prédateur terrestre, il peut s’envoler assez haut et trouver abri dans la canopée[5],[6].
Voix
modifierL’appel est un sonore kwoor-kwoor-kwoor-kwaaa lancé à l’aurore et le soir.
Nidification
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Le nid consiste en une petite dépression creusée dans le sol et tapissée de brins d’herbe, de feuilles et de plumes. Il est généralement dissimulé dans de hautes herbes sous un buisson. La période de ponte varie selon la distribution et l’habitat mais elle commence généralement à la fin de la saison des pluies afin de bénéficier d’une végétation luxuriante au début de la saison sèche[5].
Statut
modifierCette espèce n’est pas menacée, et même localement commune. La chasse (RDC), la compétition avec le Francolin de Swainson (Zimbabwe) ou la destruction des forêts sont cependant responsables de la diminution de sa population.
Références
modifier- ↑ (en) « Red-necked Spurfowl Pternistis afer », sur BirdLife International.
- ↑ Congrès ornithologique international, version 15.1, 2025.
- ↑ (Del Hoyo, Elliott et Sargatal 1994)
- ↑ (Urban, Fry et Keith 1986)
- 1 2 (Madge et McGowan 2002)
- ↑ (Hennache et Ottani 2011)
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- (en) Josep del Hoyo, Andrew Elliott et Jordi Sargatal, Handbook of the Birds of the World : New World Vultures to Guineagowl, vol. 2, Barcelone, Lynx edicions, , 704 p. (ISBN 978-84-87334-15-3).
- Alain Hennache et Michel Ottaviani, Cailles, Perdrix et Francolins de l’Ancien Monde., Clères, WPA France, , 400 p. (ISBN 978-2-9512467-3-7).
- (en) Steve Madge et Phil McGowan, Pheasants, Partridges & Grouse, Princeton et Oxford, Princeton University Press, , 516 p. (ISBN 978-0-6910-8908-9).
- (en) Emil K. Urban, C. Hilary Fry et Stuart Keith, The birds of Africa, vol. 2, Londres, Academic Press Limited, , 552 p. (ISBN 978-0-1213-7302-3).
Liens externes
modifier- (en) Congrès ornithologique international : Pternistis afer dans l'ordre Galliformes
- (en) Zoonomen Nomenclature Resource (Alan P. Peterson) : Pternistis afer dans Galliformes
- (en) Tree of Life Web Project : Pternistis afer
- (en) Catalogue of Life : Pternistis afer (P. L. S. Müller, 1776) (synonymie) (consulté le )
- (fr + en) Avibase : Pternistis afer (+ répartition) (consulté le )
- (fr + en) ITIS : Francolinus afer (Statius Muller, 1776)
- Oiseaux.net : Pternistis afer (+ répartition)
- (en) Animal Diversity Web : Francolinus afer
- (en) NCBI : Francolinus afer (taxons inclus)
- (en) UICN : espèce Pternistis afer (Statius Muller, 1776) (consulté le )