Publicité aérienne
La publicité aérienne est une forme de publicité employant des supports de communication visuelle aériens comme : flancs d'avion ou de dirigeable, banderole, nuages de fumée, signaux lumineux, etc.

Remorquage de banderole
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La banderole porte un message et peut être remorquée soit par un avion, soit par un ULM. Le plus couramment il s'agit de petits monomoteurs de type tourisme. La technique d'accrochage dépend du type d'aéronef.
Pour un avion, l'accrochage de la banderole est effectué après décollage. La procédure consiste à réaliser un tour de piste à basse altitude et à accrocher avec un grappin un brin de la remorque, tendu entre deux piquets, lors d'un passage.
Pour un ULM, l'accrochage de la banderole est effectué soit après décollage comme pour un avion, soit avant. Dans ce dernier cas, la banderole est étalée au sol en avant de l'appareil, qui décolle et monte le plus rapidement possible. La banderole est soulevée presque verticalement[1].
Les risques inhérents à ce type d'activité sont liés aux manœuvres en basse altitude. La plupart des accidents résultent des causes suivantes : problème lors de l'accrochage ou du déploiement de la bannière, ou perte de puissance moteur lié au remorquage.
Le , le pilote Juergen Riedel, aux commandes d'un Pilatus PC-6 Turbo Porter, survole Brême en Allemagne avec la plus grande bannière de publicité au monde, 1 500 m2 (25 × 60 mètres).
En , en France, l'Assemblée Nationale vote un texte interdisant les avions publicitaires en invoquant la protection du climat[2],[3].
En France, quelque sociétés spécialisées dans l’activité de publicité aérienne ont demandé la réparation des préjudices que leur ont causé l’application de l’article 20 de la loi du , portant lutte contre le dérèglement climatique, interdisant tout activité de publicité tractée par aéronef (« La publicité diffusée au moyen d'une banderole tractée par un aéronef est interdite »). En , un arrêt de la cour administrative d’appel de Toulouse confirme que l’interdiction des publicités aériennes poursuit un objectif d’intérêt général environnemental, ce qui exclut toute responsabilité de l’État et toute indemnisation des opérateurs concernés, notamment car cette mesure s'applique à tout le secteur, et qu'elle contribuent à remplir les obligations de la France en matière de respect des engagements internationaux et européens[4].
Skytyping ou skywriting
modifierCette technique consiste à afficher des messages aériens très simples avec un ou plusieurs aéronefs par émission de fumées[5].
Aéronefs en support publicitaire
modifierLes ballons dirigeables peuvent être utilisés comme support de message publicitaire, et plus récemment les avions sont utilisés pour des campagnes de communication.
Galerie
modifierNotes et références
modifier- ↑ [PDF] Techniques de tractage sur ulmfrance.com
- ↑ AFP, « L’Assemblée interdit les avions publicitaires au nom du climat », sur La Voix du Nord, (consulté le )
- ↑ LOI n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets (voir art. L. 581-15 ) https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000043956924
- ↑ « Pas de responsabilité de l’Etat du fait des lois pour l’interdiction des publicités aériennes », sur Cour administrative d'appel de Toulouse, (consulté le ).
- ↑ Skytyping