Pundit (exploration)
Le terme pundit ou pandit désignait dans la seconde moitié du XIXe siècle les explorateurs indiens employés secrètement par les autorités britanniques au cours du Grand Jeu pour cartographier les régions au nord des Indes britanniques.

Histoire
modifierDans le cadre du projet Great Trigonometrical Survey, le capitaine Thomas George Montgomerie, officier du Survey of India (en) (le département topographique de l’Inde), proposa d'utiliser des indigènes entraînés aux rudiments de la cartographie, uniquement identifiables par un chiffre ou un cryptonyme. Ces arpenteurs étaient formés à Dehradun, avant de franchir à pieds les frontières de l’Himalaya sous l'allure de modestes pèlerins bouddhistes. Ils portaient sur eux un chapelet (mâlâ) composé de cent huit perles et d'un petit moulin à prières qui leur permettaient d'effectuer leur mesures, chaque chapelet comptabilisant dix mille pas, consigner dans le moulin à prières et son cylindre de cuivre où se trouvait un rouleau de papier vierge[1].
Les pundits seront pendant de longues années les seuls à pouvoir ainsi pénétrer le Tibet[2].
Liste de Pundits célèbres
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- Abdul Mejid
- Hari Ram
- Kinthup
- Kishen Singh
- Nain Singh
- Sarat Chandra Das
- Ugyen Gyatso
Notes et références
modifier- ↑ Peter Hopkirk (trad. Gerald de Hemptinne), Le Grand Jeu : Officiers et espions en Asie Centrale, Lonrai, Presses de Normandie Rotto Impression, , 573 p., p. 345-457
- ↑ Étienne-Félix Berlioux, « Le Tibet et le champ géographique du boudhisme », Mémoires de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon, 3e série, vol. 8, , p. 459 (lire en ligne, consulté le )
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- (en) Dean Riaz, Mapping The Great Game : Explorers, Spies & Maps in Nineteenth-century Asia, Oxford, Casemate, (ISBN 9781612008141), partie III, p. 125–218
- (en) Derek J. Waller, The Pundits : British Exploration of Tibet and Central Asia, University Press of Kentucky, , 327 p. (ISBN 978-0-8131-9100-3, DOI 10.2307/j.ctt130j076, lire en ligne)