Puy de Peyre-Arse
Le puy de Peyre-Arse est un sommet du massif volcanique du Cantal (Massif central) séparant les vallées de la Jordanne, de l'Impradine et de la Santoire. Il culmine à 1 806 mètres.
| Puy de Peyre-Arse | |
La face Sud du puy de Peyre-Arse | |
| Géographie | |
|---|---|
| Altitude | 1 806 m[1] |
| Massif | Monts du Cantal (Massif central) |
| Coordonnées | 45° 06′ 36″ nord, 2° 42′ 39″ est[1] |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Département | Cantal |
| Ascension | |
| Voie la plus facile | GR 4 et GR 400 |
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Toponymie
modifierPèira arsa pourrait signifier « pierre brûlée » en auvergnat, le nom évoquant le chaos rocheux et les petites falaises qui forment le sommet[réf. nécessaire]. Jusqu'à la fin du XIXe siècle, toutefois, on disait (et on écrivait) Peyrarche, de peyra archa, la « pierre arquée », en forme d'arc. Les deux pointes du sommet forment en effet un arc de cercle, vues depuis l'est[2].
Géographie
modifierGéologie
modifierLe Peyre-Arse est constitué de deux coulées de trachy-andésite datées de 7,8 Ma qui forment une « falaise » au sommet (visible sur la photo). Ces coulées surmontent des lahars constitués de cendres et de ponces[3].
Climat
modifierAu sommet, le climat est de type montagnard du fait de l'altitude relativement élevée. Comme tout le centre et les versants occidentaux des monts du Cantal, c'est un régime de précipitations de type subocéanique humide, que l'altitude transforme en neige (généralement, la neige reste au sol de novembre/décembre à avril/mai avec des fluctuations notoires selon les années, les périodes et les versants).
En hiver, le versant oriental est particulièrement avalancheux et des névés s'y attardent jusqu'en juin-juillet.
Faune et flore
modifierLe puy de Peyre-Arse est couvert de pâturages subalpins à bruyère. Il abrite quelques moutons, chamois et grands corbeaux.
Accès
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La voie d'ascension la plus facile est le GR 4, à l'ouest, qui suit la ligne de crête entre le puy Mary et le Peyre-Arse. Cette crête est dénommée « fours de Peyre-Arse » (de son vrai nom : les Parétounes, les « petits murs »)[4] avec pour seul passage délicat, le Pourtaou (« le portail » en auvergnat), aussi nommé brèche de Roland, en référence à sa ressemblance avec celle des Pyrénées[5]. L'accès peut aussi se faire par le sud-est (col de Cabre) mais la montée est nettement plus physique.
Dans la culture
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Théodore Rousseau, 1830
National Gallery, Londres.
Le peintre Théodore Rousseau voyage dans le Cantal en 1830 et y produit de nombreuses études dont celle de la vallée de Saint-Vincent-de-Salers. La vallée est traversée par la rivière Mars, et abrite de nombreux villages. Le puy Mary est au centre, à sa gauche se trouve le petit pic du puy de Peyre-Arse, et sous le pic pointu à droite se trouve le col du Redondet[6].
Notes et références
modifier- 1 2 « Carte IGN classique » sur Géoportail.
- ↑ « Le Puy de Peyrarche – Cantal Patrimoine », (consulté le ).
- ↑ Pierre Nehlig et Hervé Leyrit, « Guide du Cantal », BRGM (consulté le ).
- ↑ Moulier Pierre, « Peyrarche ! Enquête sur une montagne méconnue du Cantal », La Lettre de Cantal patrimoine, no 45, , p. 17-43.
- ↑ Pierre Moulier, Légendes croyances et traditions populaires dans le Cantal, p. 229.
- ↑ (en) « La Vallée de Saint-Vincent », sur National Gallery, Londres (consulté le ).
