Pyrrha (mythologie)
Dans la mythologie grecque, Pyrrha (en grec ancien Πύρρα / Púrra), fille du Titan Épiméthée et de Pandore, est la seule survivante du Déluge initié par Zeus, avec son cousin et époux Deucalion.
Famille
modifierPyrrha est la fille du Titan Épiméthée et de Pandore et a pour époux Deucalion avec qui elle eut Hellen, Amphictyon, Protogénie, Pandore et Thyia[1].
Selon certains récits, Hellen[2] ou Helméthéus (en)[3] serait né de l'union de Pyrrha avec Zeus.
Mythologie
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Le mythe du déluge grec est lié au mythe des races qui stipule que l'humanité a connu plusieurs âges (ou races) au cours de son histoire. Ce déluge est dirigé à l'encontre des humains de l'âge d'airain (de bronze), la troisième race de l'humanité, et la deuxième créée par les divinités olympiennes (la première étant la race d'argent). Ce déluge est le troisième de la mythologie grecque : le premier étant le Déluge d'Ogygès et le deuxième celui de Dardanos.
Zeus descendit sur Terre et il fut courroucé de la violence avec laquelle les hommes se comportaient, il décida donc d'anéantir cette humanité corrompue par un déluge.
Zeus enferma les vents et aidé de divinités mineures et de Poséidon, il engloutit la Terre sous les eaux :
« Il (Poséidon) convoque les dieux des fleuves, et, dès qu’ils sont entrés dans son palais : « Qu’est-il besoin de longs discours ? dit-il. Il s’agit de déployer toutes vos forces : allez, ouvrez vos sources, renversez vos digues, et donnez carrière à vos flots déchaînés. » Il parle : on obéit, et les fleuves, forçant les barrières qui retiennent leurs eaux, précipitent vers la mer leur course impétueuse. Neptune lui-même frappe la terre de son trident : elle tremble, et les eaux s’élancent de leurs gouffres entr’ouverts. »[4]
Seules Pyrrha et Deucalion, les personnes les plus « innocentes et pieuses » furent sauvées du déluges, en arrivant dans une petite embarcation au sommet du Mont Parnasse. Les divinités apaisèrent alors les éléments, et Deucalion et Pyrrha rendirent hommage aux divinités du Parnasse puis prièrent et supplièrent Thémis, titanide de la justice et de l'équité, de les aider à faire face à l'état du monde et à la désuétude de l'humanité. Thémis touchée leur répondit :
« Éloignez-vous du temple, voilez vos têtes, détachez les ceintures de vos vêtements, et jetez derrière vous les os de votre aïeule antique. »[4]
Après un instant de choc et d'incompréhension, ils comprirent la vraie signification de l'oracle : leur aïeule antique étant Gaïa, les os de cette aïeule correspondaient à des pierres. Le couple se mit alors à jeter des pierre par dessus leurs épaules et des pierres jetées par Pyrrha naquirent les femmes, et de celles de Deucalion se formèrent les hommes. C'est ainsi que l'humanité telle que nous la connaissons est née, dans la mythologie grecque.
Sources
modifier- Platon, Timée [détail des éditions] [lire en ligne] 22b
- (fr) Luc Brisson (dir.) (trad. du grec ancien), Critias : Platon, Œuvres complètes, Paris, Éditions Flammarion, (1re éd. 2006), 2204 p. (ISBN 978-2-08-121810-9)

- (fr) Luc Brisson (dir.) (trad. du grec ancien), Timée : Platon, Œuvres complètes, Paris, Éditions Flammarion, (1re éd. 2006), 2204 p. (ISBN 978-2-08-121810-9)

Notes et références
modifier- ↑ Martin L. West, fragment 7
- ↑ Apollodore, Bibliothèque 1.7.2
- ↑ Pseudo-Clément, Les Recognitions 10.21
- 1 2 Ovide et Nisard, Firmin-Didot, Les Métamorphoses, Livre Premier, , p. 251-524 (lire en ligne), p. 260