Pépyânkh Hénikem, littéralement « Pépyânkh Héni le Noir[1] » et aussi nommé Pépyânkh le Jeune[2] ou encore Pépyânkh le Noir[3], était un vizir de l'Égypte antique, connu grâce à sa tombe monumentale creusée dans la roche et richement décorée, située à Meir (en), nécropole de Cusae en Moyenne-Égypte. Il a vécu au cours de la VIe dynastie[4].

Pépyânkh Héryib
Image illustrative de l’article Pépyânkh Hénikem
Représentation de Pépyânkh Hénikem dans la tombe A2
Nom en hiéroglyphe
<
Q3
Q3
M17M17
>S34N35
Aa1
V28M2N35
M17 M17
I6
Transcription Ppy-ˁnḫ Ḥnj-km
Période Ancien Empire
Dynastie VIe dynastie
Fonction principale vizir et nomarque
Famille
Grand-père paternel Pépyânkh Héryib
Grand-mère paternelle Houtiâh
Père Nyânkhpépykem
Mère Pekhernéferet
Enfant(s) ♂ Héni Néferka
♂ Hépi le noir
Sépulture
Nom A2
Type Hypogée
Emplacement Meir (en)
Fouilles Ahmed bey Kamāl : 1910-1914
Aylward M. Blackman : 1921
Naguib Kanawati
Objets Cercueil

Attestation et titres

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Pépyânkh Hénikem est avant tout attesté par sa propre tombe dans la nécropole de Meir. Dans celle-ci, il possède de vingt-six titres administratifs, religieux et honorifiques, dont les suivants[5],[6] :

  • « Comte » (ḥȝty-ˁ),
  • « Ami unique » (smr wˁty),
  • « Porteur du sceau du roi de Basse-Égypte » (ẖtmw bjty),
  • « Sous-ordre du roi » (ẖry-tp nsw.t),
  • « Chef du Double Grenier » (jmy-r s̆nwty),
  • « Chef du Double Trésor » (jmy-r pr.wy-ḥḏ),
  • « Gouverneur de la Haute-Égypte » (jmy-r s̆mˁw),
  • « Juge en chef et Vizir » (tȝjty sȝb ṯȝty),
  • « Directeur de tous les pagnes-chendjit » (ḫrp šnḏt nb.t),
  • « Prêtre-sem » (sm),
  • « Prêtre-lecteur » (ḥry-ḥb),
  • « Prêtre-lecteur en chef » (ḥry-ḥb ḥry-tp).

Généalogie

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Pépyânkh Hénikem est le fils de Nyânkhpépykem et l'« ornement du roi » Pekhernéferet. Le nom de son épouse est Setnetpépy[7]. Il est le père de Héni au beau nom de Néferka et Hépi le noir, enterré dans la tombe A4[8].

Sépulture

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La tombe a été fouillée une première fois entre 1910-1914 par Ahmed bey Kamāl. La tombe a fait l'objet d'un relevé complet, publié en 1953 par Aylward Manley Blackman[9]. Plus tard, en 2014, une équipe australienne dirigée par Naguib Kanawati a de nouveau étudié, photographié et publié la tombe[3].

La tombe de Pépy-ânkh le Noir est creusée dans la roche. Elle comprend une chapelle décorée ainsi que des chambres funéraires accessibles par des puits. La chapelle est entièrement ornée de reliefs peints, représentant Pépyânkh Hénikem accompagné d'ouvriers. Plusieurs scènes illustrant des rituels funéraires sont particulièrement remarquables. La chapelle comporte également un « serdab », une pièce destinée à accueillir les statues du propriétaire de la tombe et des membres de sa famille. Bien que les serdabs ne soient généralement pas décorés, on trouve ici des représentations de statues de Pépyânkh Hénikem sur trois des murs (le quatrième mur constituant l'entrée)[10].

Notes et références

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Bibliographie

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