Qedchepsès
Qedchepsès est un prince de l'Ancien Empire égyptien, dont la tombe date de la seconde moitié de la IVe dynastie.
| Qedchepsès | |||||||
| Nom en hiéroglyphe | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Transcription | Ḳs-špss | ||||||
| Période | Ancien Empire | ||||||
| Dynastie | IVe dynastie | ||||||
| Sépulture | |||||||
| Nom | no 27 | ||||||
| Type | mastaba | ||||||
| Emplacement | Dahchour | ||||||
| Date de découverte | 1895 | ||||||
| Découvreur | Jacques de Morgan | ||||||
| Fouilles | Jacques de Morgan : 1895 | ||||||
| modifier |
|||||||
Attestation
modifierQedchepsès n'est connu que par sa tombe, située dans l'un des cimetières de Dahchour[1]. Dans sa tombe, il porte les titres suivants[1] :
- « Fils du roi de sa chair » (sȝ-nsw.t ny ẖt=f),
- « Prêtre de l'Horus Nebmaât » (ḥm-nṯr Ḥr Nb-Mȝˁ.t),
- « Prêtre de Snéfrou » (ḥm-nṯr Snfrw),
- « Iry-pât » (jrj-pˁt).
Généalogie
modifierCertains chercheurs, datant la tombe de la fin de l'Ancien Empire, considéraient Qedchepsès comme un prince fictif. Selon Michel Baud, la tombe daterait plutôt à la seconde moitié de la IVe dynastie ; ainsi, selon lui, le prince est plutôt un véritable fils royal ou peut-être un prince plus éloigné[2].
Sépulture
modifierFouillé en 1895 sous la direction de Jacques de Morgan, le tombeau de Qedchepsès est le mastaba no 27 (numéro de Jacques de Morgan) à Dahchour, dans la zone située entre les pyramides de Snéfrou et au nord-ouest des complexes pyramidaux d'Amenemhat II et de Sésostris III (XIIe dynastie)[3]. Au printemps 2002, une équipe de fouilles de l'Université libre de Berlin a travaillé dans la nécropole située à l'est de la pyramide rouge et au nord du complexe funéraire d'Amenemhat II, à Dahchour. Malheureusement, la documentation laissée par Morgan est sommaire et la publication concernant la tombe de Qedchepsès est restée très superficielle ; il est donc difficile, à l'heure actuelle, de localiser précisément la tombe sur le terrain. En surface, seules les mastabas situées à la limite nord-ouest de la nécropole sont encore identifiables. En revanche, les zones plus proches du complexe funéraire d'Amenemhat II sont recouvertes d'importants amas de décombres[4].
Le mastaba se compose de deux salles, l'une située au nord et presqu'entièrement ruinée lors de la fouille de Jacques de Morgan, l'autre au sud, renfermant une table d'offrandes et une stèle[5]. Entre la stèle et la table d'offrandes se trouvaient un autel de terre cuite et quelques vases en poterie grossière[5].
- Dessin de la stèle fausse porte in situ
- Face gauche de la fausse porte
- Côté droit
- Côté gauche
- Inscription de la table d'offrandes
Notes et références
modifierNotes
modifierRéférences
modifier- 1 2 Baud 2005, p. 582.
- ↑ Baud 2005, p. 582-583.
- ↑ de Morgan, Legrain et Jéquier 1903.
- ↑ Alexanian et Herbis 2002, p. 2-3.
- 1 2 de Morgan, Legrain et Jéquier 1903, p. 22.
Bibliographie
modifier- (en) Nicole Alexanian et Thomas Herbis, « The Necropolis of Dahshur First Excavation Report Spring 2002, Free University Berlin », ASAE, (lire en ligne) ;
- Michel Baud, Famille royale et pouvoir sous l'Ancien Empire égyptien, Le Caire, Institut français d'archéologie orientale, , 2e éd. (1re éd. 1999), 678 p. (ISBN 2-7247-0250-6) ;
- Jacques de Morgan, Georges Legrain et Gustave Jéquier, Fouilles à Dahchour en 1894–1895, Vienne, Holzhausen, (lire en ligne) ;
- (en) Bertha Porter et Rosalind Moss, Topographical Bibliography of Ancient Egyptian Hieroglyphic Texts, Reliefs, and Paintings, vol. II : Memphis, Part II: Ṣaqqâra to Dahshûr, Oxford, The Clarendon Pres, .