Quai Jean-Jacques Rousseau
Le quai Jean-Jacques Rousseau est une longue voie située sur la rive droite de la Saône à La Mulatière.
| Pays | |
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| Région | |
| Département français | |
| Arrondissement français | |
| Collectivité | |
| Commune française | |
| Coordonnées | |
| Début |
Quai des Étroits |
| Fin |
Pont de la Mulatière, rue Stéphane Déchant, quai de la Libération |
| Type |
|---|
Situation
modifierIl est précédé au nord par le quai des Étroits (5e arrondissement de Lyon) et longe la Saône, en face du quartier de la Confluence. Au sud, il rejoint plusieurs voies, à un carrefour : le pont de la Mulatière, la rue Stéphane Déchant et le quai de la Libération. Une jonction avec l'autoroute A7 existe également à cet emplacement.
Origine du nom
modifierLe quai est nommé en hommage à Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), philosophe et poète genevois. Dans son autobiographie Les Confessions, il raconte avoir passé une nuit d'été à la belle étoile sur un quai près du Rhône ou de la Saône, près d'une grotte, identifiée depuis comme la grotte des Étroits, au pied de la balme de Fontanières[1]. Au XIXe siècle, cette anecdote est citée dans de nombreux ouvrages d'histoire locale et guides de voyage.
Histoire
modifierL'enseigne "La Mère Guy" ouvre en 1759 au n° 35 du quai[2]. Sa fondatrice est considérée comme la toute première mère lyonnaise, parfois surnommée "la mère des mères". D'abord guinguette, l'établissement devient un restaurant qui connait plusieurs propriétaires au fil des décennies. Jusqu'à sa fermeture en 1995, il constitue une adresse gastronomique de référence dans l'agglomération lyonnaise.

Points d'intérêt
modifierLe quai contient de nombreux éléments remarquables sur le plan architectural, en particulier des portails et portes donnant accès aux grandes propriétés situés sur le flanc de la colline.
Le domaine de Bellerive est situé au n° 29. Cette propriété privée regroupe un château du XVIIIe siècle et un grand parc, dont une partie est inscrite aux monuments historiques depuis 2004[3]. Le scientifique André-Marie Ampère et l'impératrice Eugénie font partie des personnalités qui ont séjourné dans ce lieu à plusieurs reprises[4].
Au n° 25, l'Unité nationale séricicole est créée en 1979[5]. Cet organisme officiel spécialisé dans l'étude des vers à soie a fermé en 2009[6].
Au n° 31, le jardin Agniel est un espace vert municipal, qui a fait l'objet d'une rénovation en 2024[7].
Au n° 39 se trouve le lycée Assomption Bellevue. Cet établissement catholique privé sous contrat, disposant d'un internat[8], est installé dans la propriété de Bellevue depuis 1919.
Risques de mouvements de terrain
modifierSurplombé par des balmes, le quai est propice aux éboulements, chutes de blocs et glissements de terrain, qui ont pour conséquence l'interruption du trafic routier et la fermeture de cet axe très fréquenté, parfois pendant de longues périodes. Il a été fermé deux ans et demi, entre et , à la suite d'un éboulement survenu dans la nuit du 6 au [9].
Le , un nouvel éboulement est causé par de fortes pluies[10]. La circulation est interrompue jusqu'au [11].
Dans la culture
modifier- Au n° 17, l'hôtel-restaurant de la Grotte (qui n'existe plus) a servi de lieu de tournage pour une scène du film l'Insoumis d'Alain Cavalier (1964), avec Alain Delon.
- Dans le film Verdict d'André Cayatte (1974), avec Jean Gabin et Sophia Loren, une scène de poursuite en voitures a lieu sur le quai[12].
- Le quai est aussi visible dans le film 11.6 de Philippe Godeau (2013), inspiré de l'affaire Toni Musulin, avec François Cluzet dans le rôle principal[13].
Galerie
modifierRéférences
modifier- ↑ Jean-Yves Barbier, « L’aqueduc de Fontanières : un cinquième aqueduc romain à Lyon ? », Gallia. Archéologie des Gaules, vol. 80, no 1, , p. 111-123 (DOI 10.4000/11ucw, lire en ligne
) - ↑ Bernard Boucheix, Les vénérables Mères lyonnaises: Guy, Brigousse, La Mélie, Fillioux, Bourgeois, Bizolon, Royat, Éditions Italique, (ISBN 979-10-97527-06-8), p. 6
- ↑ « Domaine de Bellerive (PA69000022) », sur POP - Plateforme Ouverte du Patrimoine, (consulté le )
- ↑ Marine Farrugia et Juliette Burnel, « Il était une fois le domaine de Bellerive, à La Mulatière », sur Tribune de Lyon,
- ↑ Gérard Chavancy, « L'Unité nationale séricicole », Le Monde alpin et rhodanien. Revue régionale d’ethnologie, vol. 19, no 2, , p. 129-130 (DOI 10.3406/mar.1991.1461, lire en ligne
) - ↑ Nadine Halitim-Dubois, « L’Unité Nationale Séricicole de La Mulatière (1979-2009) »
, sur Les Carnets de l'Inventaire. Etudes sur le patrimoine culturel en Auvergne-Rhône-Alpes, - ↑ Françoise Buffière, « Le Jardin Agniel rénové, un nouvel espace vert au cœur de la ville », sur Le Progrès,
- ↑ « Lycée Assomption Bellevue - La Mulatière », sur Le Parisien Étudiant (consulté le )
- ↑ « Début de la mise en sécurité du quai Jean-Jacques-Rousseau », sur 20 Minutes,
- ↑ « Après un glissement de terrain, le quai Jean-Jacques Rousseau fermé à la circulation », sur Le Progrès,
- ↑ « Réouverture partielle du quai Jean-Jacques Rousseau à La Mulatière », sur Le Progrès,
- ↑ Nathalie Chifflet, Lyon mis en scènes, Paris, Espaces & signes, (ISBN 979-10-94176-91-7), p. 29.
- ↑ Nathalie Chifflet, Lyon mis en scènes, Paris, Espaces & signes, (ISBN 979-10-94176-91-7), p. 48.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Henri Hours (dir.) et Comité du pré-inventaire des monuments et richesses artistiques du Rhône, La Mulatière, Lyon, , 277 p. (ISBN 2-910865-17-7).
- Henri Nicolas, La Saône : de Vioménil à La Mulatière, Bourg-en-Bresse, Éditions de la Taillanderie, , 192 p. (ISBN 2-87629-154-1).
- Jean Pelletier, Ponts et quais de Lyon, Lyon, Éditions lyonnaises d'art et d'histoire, , 128 p. (ISBN 2-84147-115-2).
- Frédéric Reynaud, Le quai Jean-Jacques Rousseau : guide promenade, La Mulatière, association "C'est la faute à Rousseau !", , 123 p. (ISBN 978-2-9546170-0-8).