Quedenfeldtia trachyblepharus

espèce de reptiles

Quedenfeldtia trachyblepharus est une espèce de geckos de la famille des Sphaerodactylidae[1].

Quedenfeldtia trachyblepharus
Description de l'image Quedenfeldtia trachyblepharus (Male).JPG.
Classification ReptileDB
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Reptilia
Sous-classe Lepidosauria
Ordre Squamata
Sous-ordre Gekkota
Famille Sphaerodactylidae
Genre Quedenfeldtia

Espèce

Quedenfeldtia trachyblepharus
(Boettger, 1874)

Synonymes

  • Gymnodactylus trachyblepharus Boettger, 1874

Statut de conservation UICN

( NT )( NT )
NT UICN3.1 : Quasi menacé

Répartition

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Cette espèce est endémique du haut Atlas du Maroc. Elle se rencontre entre 1 200 et 4 000 m d'altitude dans le massif de l'Atlas[1].

Description

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Quedenfeldtia trachyblepharus dans le haut Atlas Marocain

Ce gecko relativement petit est diurne et possède des doigts élargis à l’extrémité et, comme chez les autres geckos diurnes, une pupille ronde. Sa longueur museau-cloaque atteint environ 4,4 cm.

La coloration du corps varie entre le gris, le brun et le noir, avec différents dégradés. Chez les mâles, la tête peut devenir rougeâtre ou jaunâtre, particulièrement durant la période de reproduction. La gorge présente trois variations de couleur : orange, jaune ou blanche. Les mâles à gorge orange possèdent des mâchoires relativement plus longues, ce qui constituerait un signal de dominance.

L’espèce présente un dimorphisme sexuel marqué. Les mâles dominants se distinguent par leur coloration plus vive, tandis que les femelles gravides montrent un élargissement de l’abdomen ainsi que des glandes endolymphatiques à la base de la gorge, servant au stockage du calcium[2].

Répartition et habitat

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Cette espèce est strictement endémique du Maroc. Elle est présente exclusivement dans les zones de haute montagne du Haut Atlas, entre 1 400 et 4 000 m d'altitude. Elle fréquente les parois rocheuses, les fissures de grès et de granite, aussi bien à proximité de l'eau qu'en milieux secs. Au-dessus de 2 500 m, elle cohabite principalement avec le lézard Atlantolacerta andreanszkyi et Podarcis vaucheri. La répartition exacte de l'espèce reste encore incomplètement connue[3].

Comportement et alimentation

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Quedenfeldtia trachyblepharus est strictement diurne. Dans le Haut Atlas, il peut rester actif même en hiver lors des journées ensoleillées, se déplaçant sur des rochers entourés de neige. Par temps froid, il commence à se chauffer au soleil dès que la température de l'air dépasse 3 °C. Il se nourrit principalement d'insectes, notamment de petits coléoptères. La reproduction est ovipare : chaque femelle pond plusieurs couvées (généralement 1 à 3) entre avril et juillet dans des sites de ponte communs. L'accouplement débute en mars. Ses principaux prédateurs sont la vipère naine de l'Atlas (Vipera monticola) et la coronelle girondine (Coronella girondica)[2].

Publication originale

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  • Boettger, 1874 "1873" : Reptilien von Marocco und von den canarischen Inseln. Abhandlungen der Senckenbergischen Naturforschenden Gesellschaft, vol. 9, p. 121-191 (texte intégral).

Liens externes

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Notes et références

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  1. 1 2 Reptarium Reptile Database, consulté lors d'une mise à jour du lien externe.
  2. 1 2 Gabriel Blouin-Demers, Olivier Lourdais, Abdellah Bouazza et Catherine Verreault, « Patterns of throat colour variation in Quedenfeldtia trachyblepharus, a high-altitude gecko endemic to the High Atlas Mountains of Morocco », Amphibia-Reptilia, vol. 34, no 4, , p. 567–572 (ISSN 0173-5373 et 1568-5381, DOI 10.1163/15685381-00002900, lire en ligne, consulté le )
  3. Yousra Abourabi, « Carte des postures diplomatiques concernant le statut du Sahara occidental marocain », dans La politique africaine du Maroc, BRILL, , 301–301 p. (ISBN 978-90-04-43916-0, lire en ligne)