Quitterie de Villepin

femme politique française

Quitterie de Villepin (née le ) est une femme politique française, issue de la famille Galouzeau de Villepin. Elle a mené une carrière dans la communication auprès d'ONG, la politique puis l’activisme citoyen, avec, entre autres, un parcours comme militante puis salariée à l’UDF et au MoDem entre 2003 et 2009. Elle est à l'initiative du collectif citoyen MaVoix entre 2014 et 2017, et se présente aux élections législatives de Paris en 2022.

Quitterie de Villepin
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (48 ans)
Nationalité
Formation
Activités
Professeurs, professions scientifiques (), femme politiqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Partis politiques
Sites web
Blason.

Famille et formation

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Diplômée de l'ESSCA[1] en 2000, Quitterie Galouzeau de Villepin débute comme communicante pour Greenpeace, Les Amis de la Terre puis Max Havelaar[2].

Elle est connue à une époque sous le nom de Quitterie Delmas, puis reprend son nom patronymique après son divorce[3],[4]. Mère de quatre garçons[5], elle est également une lointaine cousine de Dominique de Villepin.

Parcours politique

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Débuts à l'UDF et au MoDem

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En 2003, elle adhère à l’UDF, qu’elle décrit comme un parti «plutôt ouvert aux idées nouvelles et au sang neuf». Elle y devient porte-parole des jeunes[3]. Dès 2005, elle est salariée du parti puis contribue à la création du MoDem avec François Bayrou. Elle occupe le rôle d’assistante parlementaire auprès de plusieurs eurodéputés — Janelly Fourtou, Bernard Lehideux et Thierry Cornillet de à . Dans le cadre de l'affaire des assistants parlementaires du MoDem, dès sa sortie en , elle est entendue par l’office anticorruption (OCLCIFF)[6].

Bernard Lehideux la décrit comme «une jeune militante bouillonnante, peut-être un peu trop»[7], et François Bayrou estime ultérieurement que «cette jeune femme avait le don de se faire engager»[8], et qu'«elle n’a jamais travaillé pour le parti, mais travaillait pour elle dans le parti»[9].

Elle développe dans le même temps une activité de blogueuse politique[7].

En 2007, elle annonce voter pour Ségolène Royal[10],[11] au second tour de la présidentielle, après avoir été directrice de la campagne numérique de François Bayrou[12],[13]. Elle n'est finalement pas investie aux législatives dans sa circonscription (Xème de Paris), et refuse un parachutage[12],[14],[15],[11].

Elle est pressentie pour prendre la tête d'une des listes MoDem aux élections européennes de 2009, organisées à l’époque par région. Alors qu'elle briguait la tête de liste en Île-de-France, on lui propose une place éligible dans une autre région : elle démissionne et expliquera plus tard avoir été «dégoûtée» par les «coulisses de la politique». Elle décrit également les partis politiques comme «incapables [de] faire émerger des gens nouveaux»[16].

Elle quitte le MoDem en 2009[17],[18].

Carrière ultérieure

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En 2013, Quitterie de Villepin s'exprime contre le « silence sur la mode qui tue »[19], à la suite de l'accident du Rana Plaza au Bangladesh.

Dans le même temps, elle est consultante en stratégie auprès d’acteurs engagés, elle est professeure d'« innovations civiques et démocratiques » à l'European Communication School[20].

En 2015 elle est cofondatrice de MaVoix[21], qu'elle présente comme une expérimentation visant à « hacker l’Assemblée Nationale »[22] en faisant élire « des électrices et électeurs volontaires et tirés au sort ». Elle y est présente entre 2015 et 2017[23]. Elle se met en disponibilité d' à pour se consacrer à MaVoix. Selon Rue89 Strasbourg, « sa grande présence [frôle] cette personnalisation que le collectif craint tant » et elle s'y fait « plus entendre que les autres »[24].

Au printemps 2020, elle donne « impulsion initiale »[25] au mouvement Investies, composé d'une « soixantaine de femmes engagées », et destiné à former les femmes pour qu'elles s'engagent davantage dans les compétitions électorales[25],[26],[3].

En 2022, elle se présente aux élections législatives dans la 2e circonscription de Paris avec l'objectif de « prendre soin de la démocratie » et de la rendre « plus opérante »[5],[27]. Elle récolte 35 000 euros de dons issus de 165 contributeurs[1]. Elle déclare avoir «mené la plus longue et la plus belle campagne des législatives de France»[3] et recueille 2 362 voix, soit 5,42 % au premier tour[28], sans donner de consigne pour le second tour.

Lors de la législative partielle de 2025 dans la 2e circonscription parisienne, elle indique être « prête à faire face à Michel Barnier »[29] mais n’obtient pas d’investiture.

Résultats électoraux

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Élections législatives

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AnnéeCirconscriptionVoix%Rang
2022Deuxième circonscription de Paris2 3625,425e

Références

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  1. 1 2 « Législative à Paris : qui est Quitterie de Villepin, possible candidate de la gauche ? », sur www.cnews.fr, (consulté le ).
  2. « Quitterie de Villepin : pour des députés "augmentés" », sur UP' Magazine, (consulté le )
  3. 1 2 3 4 Romain Brunet, « Législatives : Quitterie de Villepin, une candidature pour redonner goût à la politique », sur France 24, (consulté le )
  4. « Quitterie de Villepin », sur Les Jours (consulté le )
  5. 1 2 Marion Kremp, « Législatives à Paris : Quitterie de Villepin veut «prendre soin de la démocratie» », sur Le Parisien, (consulté le )
  6. Antton Rouget, Marine Turchi, « Affaire des assistants: des documents fragilisent la défense de Bayrou », sur Mediapart, (consulté le )
  7. 1 2 « Au procès des assistants parlementaires du MoDem, la nonchalante défense du clan Bayrou », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  8. « Après la mise en examen de François Bayrou, le point sur l’affaire des assistants parlementaires du MoDem », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  9. Renaud Lecadre, « Procès des assistants parlementaires : François Bayrou joue les professeurs d’éthique », sur Libération (consulté le )
  10. Anne-Laure Pham, « La blogueuse UDF Quitterie Delmas votera Royal », sur L'Express, (consulté le )
  11. 1 2 « Quitterie Delmas : « Nous aurons un groupe à l'Assemblée » », sur Le Nouvel Obs, (consulté le )
  12. 1 2 « Une e-campagne clairsemée mais musclée », sur Le Figaro, (consulté le )
  13. « Quitterie Delmas, 29 ans, la relève », sur leparisien.fr, (consulté le )
  14. « François Bayrou nourrit l'espoir ténu de donner naissance à un contre-pouvoir face à l'UMP », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  15. « CONFIDENTIEL », sur Le Figaro, (consulté le )
  16. « Les jeunes militants jouent les figurants », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  17. « Quitterie Delmas quitte le Modem parce qu’elle «peur» d’être «broyée» », sur Libération, (consulté le )
  18. Gilles Klein, « Mais pourquoi Quitterie Delmas quitte-t-elle le MoDem ? », sur www.arretsurimages.net, (consulté le )
  19. « "Aucun magazine féminin n'a cherché à en savoir plus" Bangladesh : silence sur la mode qui tue », sur Arrêt sur images, (consulté le ).
  20. Valérie Thorin, « Quitterie de Villepin, candidate dans la deuxième circonscription de Paris », sur Fréquence Protestante, (consulté le ).
  21. Caroline De Malet, « Ma Voix, le mouvement qui présente des citoyens tirés au sort aux législatives », sur Le Figaro, (consulté le ).
  22. Anaïs Theviot, « Hacker l’Assemblée nationale pour redonner du pouvoir aux citoyens. Le cas du dispositif numérique d’empowerment porté par Ma Voix », Terminal. Technologie de l’information, culture & société, (DOI 10.4000/terminal.5328, lire en ligne, consulté le ).
  23. « Ma voix, le parti qui veut faire entrer M. Tout-le-Monde à l'Assemblée », sur 20 Minutes, (consulté le ).
  24. Zerouali Khedidja, « À Strasbourg, le collectif "Ma Voix" recherche activement son député », sur Rue89 Strasbourg, (consulté le ).
  25. 1 2 « L’Académie des futurs leaders, les Investies… Des « écoles » pour faire émerger une nouvelle génération d’élus », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
  26. Marlène Thomas Decreusefond et Madeleine de Blic, « Formation des femmes à la politique : «Il faut à un moment donné avoir les manettes entre les mains» », sur Libération (consulté le ).
  27. Carl Meeus, « Brice Hortefeux, Quitterie de Villepin... Les indiscrétions du Figaro Magazine », sur Le Figaro, (consulté le ).
  28. Ministère de l'Intérieur, « Accueil Législatives 2022 > Paris (75) > 2ème circonscription » Accès libre [php], sur interieur.gouv.fr (consulté le ).
  29. « Législative partielle à Paris : la gauche va-t-elle s'éparpiller encore plus que la droite ? », sur l'Opinion, (consulté le ).

Liens externes

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