Quiévy

commune française du département du Nord

Quiévy est une commune française située dans le département du Nord (59), en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Esquévins.

Quiévy
Quiévy
Vue aérienne de Quiévy.
Blason de Quiévy
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Cambrai
Intercommunalité CA du Caudrésis - Catésis
Maire
Mandat
Julien Waxin
2026-2032
Code postal 59214
Code commune 59485
Démographie
Gentilé Esquiévin
Population
municipale
1 803 hab. (2023 en évolution de +1,12 % par rapport à 2017)
Densité 263 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 10′ 01″ nord, 3° 25′ 42″ est
Altitude Min. 75 m
Max. 117 m
Superficie 6,86 km2
Type Petite ville
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Caudry
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Caudry
Législatives 12e circonscription du Nord
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
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Quiévy
Géolocalisation sur la carte : France
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Quiévy
Géolocalisation sur la carte : Nord
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Quiévy
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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Quiévy
Liens
Site web www.mairie-quievy.fr

Géographie

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Localisation

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Panorama du village depuis le secteur pavé de Troisvilles à Quiévy.

Le village est situé dans le sud du département du Nord, à 5,3 km au sud-ouest de Solesmes à vol d'oiseau, à 5,1 km au nord de Caudry, à 10,4 km au nord-est du Cateau-Cambrésis et à 13,5 km à l'est de Cambrai, le chef-lieu d'arrondissement. Lille, la capitale régionale, est à 58 km[1].

Communes limitrophes

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Les communes limitrophes sont Béthencourt, Bévillers, Saint-Hilaire-lez-Cambrai et Viesly.

Géologie et relief

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Vue aérienne du village
Vue aérienne du village.

Le territoire communal s'étend sur 664,75 hectares.

Sur la place du Général de Gaulle, Quiévy se trouve à une altitude de 84,10 m alors qu'un point géodésique nous indique 107 mètres à la sortie du pays vers Béthencourt, à la hauteur du hameau d'Aulicourt.

Hydrographie

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Réseau hydrographique

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La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par l'Erclin et la Quiévy[2],[3],[Carte 1].

Le sous-sol est essentiellement calcaire. Il est constitué par des limons quaternaires dont l'épaisseur varie entre 0,30 m et 8 m reposant sur un soubassement calcaire en couches presque horizontales, avec ondulations de faible amplitude. Chaque couche de 2 mètres environ est constituée de craie noduleuse, fissurée ou craie blanche. Ces caractéristiques du sous-sol conditionnent la valeur culturale des terres qui, bien que compactes en raison de leur nature argileuse, sont pourtant sans excès d'eau.

L'Erclin, d'une longueur de 34 km, prend sa source dans la commune de Maurois et se jette dans l'Escaut canalisée à Thun-Saint-Martin, après avoir traversé 16 communes[4].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Quiévy[Note 2].

Gestion et qualité des eaux

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Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Escaut ». Ce document de planification concerne un territoire de 2 005 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de l'Escaut. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte Escaut et Affluents (SyMEA)[5].

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré[8] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[9]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 743 mm, avec 12,3 jours de précipitations en janvier et 9,3 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Valenciennes à 22 km à vol d'oiseau[12], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 694,1 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,9 °C, atteinte le [Note 3].

Urbanisme

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Typologie

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Au , Quiévy est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Caudry, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[16]. Cette aire, qui regroupe 17 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[17],[18].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (86,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (87,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (86,5 %), zones urbanisées (13,5 %)[19]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports

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Les communications vers l'extérieur se font par la route C113 vers Solesmes à l'Est et vers Bévillers-Cambrai à l'Ouest. La Départementale 45 permet de gagner à un peu moins de 4 km au Sud, l'entrée de la ville de Caudry ainsi que la Nationale 39 reliant le littoral à l'Est de la France. Au Nord, la route de Saint-Hilaire permet de se diriger vers Denain.

Toponymie

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On trouve le lieu mentionné au long du XIe au XIVe siècle sous les noms Kievi, Chevi, Kevi, Kievig, Keviacum, Kieuvig ou Kievy[20]. Boniface le fait dériver du latin « cava » (cave, creux, cavité) et « vicus » (village) ou du celte « kavia » (caverne). Quiévy serait donc « Le village du creux ».

Histoire

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La place Besin au centre du village.

Des indices permettant d'attester la présence de l'homme dès l'an 500 000 avant notre ère ont été décelés sur la commune.

Zacharie-Vincent-Joseph Obert (1746-1821), écuyer, seigneur de Montreuil, Beauregard, devient seigneur de Quiévy par achat en 1770. Fils d'Henri-Hyacinthe Obert, écuyer, seigneur de Rosuelle, et de Marie-Ursule-Joseph de Boudry, il nait à Mons le .Il devient membre de l'État noble de Hainaut par réception du , chevalier de la noble et souveraine cour de Mons le , est reconnu noble avec le titre de vicomte par Guillaume Ier le , meurt en 1821, à l'âge de 75 ans. Il épouse à Thoricourt le Isabelle-Françoise-Catherine de la Marlière (1744-1827), fille de Charles-François et de Marie-Thérèse Pascal. L'épouse nait à Gand le et meurt à Mons le , à 82 ans[21].

Martel-Daniel-Henri-Vincent Obert, vicomte Obert de Quiévy, (1783-1866), nait à Mons le et meurt à Wambrechies le , à l'âge de 83 ans. Fils de Zacharie-Vincent-Joseph, il achète en 1810 le château de Wambrechies, lequel portera ensuite le nom de Robersart[22], il est naturalisé Français le , confirmé dans son titre de vicomte par Louis XVIII le , fait chevalier de la Légion d'honneur et devient maire de Wambrechies de 1813 à 1832 et de 1846 à 1866. Il se marie à Nouvelles le avec Alexandrine-Joséphine Robert de Robersart, fille de Simon-Joseph, comte de Robersart et seigneur de Choisy, et de Marie-Joseph-Philippine de Sart de Molembaix. L'épouse nait à Mons le et meurt à Wambrechies le , à 76 ans, sans enfants[21].

Sous le Premier Empire, il existe trois oratoires du culte protestant dans le département du Nord, un à Lille, un à Quiévy, un à Walincourt; chacun d'eux est dirigé par un pasteur[23], le nombre de protestants dans le département, recensé en l'an 13 (1804) s'élève à 2631[24]. Les chefs de famille protestantes composent les oratoires de Quievy et Walincourt et se réunissent périodiquement en sous-préfecture à Cambrai pour élire les 12 membres du consistoire de chacun des oratoires et leur ministre, qui assure la fonction dans les deux communes[25].

Politique et administration

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La mairie.

Découpage territorial

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Intercommunalité

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La commune de Quiévy est membre de la communauté d'agglomération du Caudrésis - Catésis[Insee 1], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre dont le siège est à Beauvois-en-Cambrésis. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[26].

Rattachement administratif

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Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Cambrai, au département du Nord, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Hauts-de-France[Insee 1].

Rattachement électoral

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Élections municipales et communautaires

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Au second tour des élections municipales de 2026, la liste Quiévy c'est vous conduite par Julien Waxin[28] obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 519 voix (50,14 % 15 conseillers municipaux élus dont 2 également communautaires), devançant de 3 voix celle Ensemble pour Quiévy menée par le maire sortant Sylvain Halle[29] — bénéficiant de la fusion de la liste du 1er tour menée par Sylvie Canonne[30]  — qui obtient 516 voix (49,86 %, 4 conseillers municipaux élus).
Lors de ce scrutin, 22,21 % des électeurs se sont abstenus[31].

Liste des maires

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1802 ou avant[32]   Pierre Jos. Canonne    
         
1806 ou avant[33]   M. Davaisne    
1807[34]   Pierre Jos. Canonne    
         
mai 1892 mai 1900 Victor Lengrand    
mai 1900 novembre 1919 Ferdinand Dehaussy    
décembre 1919 avril 1925 Henri Desse    
avril 1925 mai 1925 Camille Davoine    
mai 1925 mai 1940 Paul Hainaut    
mai 1940 juillet 1941 Paul Waxin    
août 1941 mars 1971 Pierre Mercier    
mars 1971 mars 1977 Adrien Herlem    
mars 1977 juillet 1988 Robert Abraham PCF Mort en fonction
juillet 1988 septembre 1988 Denise Lorriaux    
septembre 1988 mars 2001 Serge Azambre PCF  
mars 2001 mars 2008 Claude Bricout    
mars 2008 octobre 2020[35] Daniel Blairon[36] DVG-PS Mort en fonction
février 2021[37],[38] mars 2026 Sylvain Halle SE Retraité d'une profession intermédiaire
mars 2026[39] en cours
(au 9 juin 2026)
Julien Waxin   Gendre de Daniel Blairon
Technicien de production à Noréade

Autres élections

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  • Aux élections européennes de 2009[42], les deux meilleurs scores à Quiévy étaient ceux de la liste du Parti socialiste conduite par Gilles Pargneaux, qui a obtenu 129 suffrages soit 28,10 % des suffrages exprimés (département du Nord 19,55 %), et de la liste de la majorité présidentielle conduite par Dominique Riquet, qui a obtenu 106 suffrages soit 23,09 % des suffrages exprimés (département du Nord 24,57 %) pour un taux de participation de 33,83 %.

Équipements et services publics

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Trompe-l'oeil sur le pignon de l'école: Le Grand Hôtel des Arts.

Enseignement

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La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B.

Elle administre une école primaire[51].

Justice, sécurité, secours et défense

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La commune dépend du tribunal judiciaire de Cambrai, du conseil de prud'hommes de Cambrai, de la cour d'appel de Douai, du tribunal de commerce de Douai, du tribunal administratif de Lille, de la cour administrative d'appel de Douai, du pôle nationalité du tribunal judiciaire de Douai et du tribunal pour enfants de Cambrai[52].

Population et société

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Les habitants sont appelés les Esquévins[53].

Démographie

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Évolution démographique

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[54]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[55].

En 2023, la commune comptait 1 803 habitants[Note 5], en évolution de +1,12 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6501 6821 8052 0832 5162 6112 7692 9172 785
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 0483 3743 5783 6453 5173 2103 3283 3003 317
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 2063 2163 2202 7532 8322 7702 5742 4412 502
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
2 5342 4692 2972 0821 8481 7311 7001 7631 765
2022 2023 - - - - - - -
1 8001 803-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[56] puis Insee à partir de 2006[57].)
Histogramme de l'évolution démographique

Au cours des siècles, la population de la commune a eu tendance à augmenter, mais de nombreuses périodes de stagnation ou de régression ont été enregistrées par suite de calamités diverses (peste, choléra, famines, guerres, invasions multiples, les armées se ravitaillant toujours sur le terrain), des conditions d'hygiène et des conditions générales de vie.

Les premières données démographiques ne remontent guère au-delà du XVIIe siècle. À cette époque, la population totale du village pouvait être évaluée à 500 ou 600 habitants. Cette estimation est basée sur les relevés moyens suivants:

  • Les registres paroissiaux qui stipulent que d'avril 1606 au 31 octobre 1661, 927 enfants furent baptisés dans l'église de Quiévy, ce qui représente une moyenne annuelle de 17 baptêmes.
  • Vers 1730, une moyenne annuelle de six mariages et de 30 naissances a été enregistrée.

Par contre, les données démographiques du début du XIXe siècle, par leur ampleur et leur précision, nous permettent de voir que l'espérance de vie moyenne d'une personne était, les deux sexes confondus, de 43 ans.

Pyramide des âges

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La population de la commune est relativement âgée. En 2023, le taux de personnes d'un âge inférieur à 40 ans s'élève à 48,4 %, soit en dessous de la moyenne départementale (51,1 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 64 ans est de 18,5 % la même année, alors qu'il est de 18,1 % au niveau départemental[Insee 2],[Insee 3].

En 2023, la commune comptait 888 hommes pour 915 femmes, soit un taux de 50,75 % de femmes, inférieur au taux départemental (51,70 %)[Insee 4],[Insee 5].

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :

Pyramide des âges de la commune en 2023 en pourcentage[Insee 4]
HommesClasse d’âgeFemmes
2,5
80 ou +
5,9
13,5
65-79 ans
15,0
13,9
55-64 ans
10,3
22,5
40-54 ans
19,5
15,7
25-39 ans
18,6
11,8
15-24 ans
11,3
20,1
0-14 ans
19,4
Pyramide des âges du département du Nord en 2023 en pourcentage[Insee 5]
HommesClasse d’âgeFemmes
3,3
80 ou +
6,2
12,3
65-79 ans
14,4
11,8
55-64 ans
11,8
19,4
40-54 ans
18,5
19,1
25-39 ans
18,4
14,6
15-24 ans
13,3
19,5
0-14 ans
17,4

Économie

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Revenus de la population et fiscalité

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En 2023, le revenu fiscal médian par ménage de la commune est de 22 850 €, inférieur à celui du département (23 810 €) et inférieur à celui de la France métropolitaine (25 920 €)[Insee 6],[Insee 7],[Insee 8].

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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  • Le monument aux morts de la guerre de 1870, érigé en 1913 à la faveur d'une souscription publique. Œuvre d'Aristide Croisy, il représente un soldat français de la guerre franco-allemande de 1870, revêtu de l'uniforme de l'époque, et commémore le seul soldat originaire de Quiévy tué dans cette guerre, le à Villers-Bretonneux[Note 6].
  • L'église Notre-Dame-de-la-Visitation : de tout temps, le cœur du village s'est trouvé circonscrit dans le périmètre actuel des rues Jean Jaurès et Roger Salengro[réf. nécessaire].
L'emplacement de l'église n'a pas changé au cours des siècles. La date de la construction initiale n'est pas connue, on peut situer la première édification dans le courant de la première partie du Moyen Âge.
En effet, une charte de l'abbaye de Saint-Aubert nous révèle qu'à la fin de l'année 1173, Gilles, seigneur de Saint-Aubert, avec l'assentiment de sa femme Mathilde et de ses fils Gérard et Gilles, donna à l'église de Quiévy, où il avait élu sa sépulture, tout ce qu'il possédait dans la dîme de Naves et de Cagnoncles.
Son fils Gérard, parti en croisade, contesta à son retour de Jérusalem la donation faite par son père. Comme il avait d'abord donné son accord, il fut absous de la peine encourue par son opposition, à charge pour lui de se rendre chaque année à Quiévy, le jour anniversaire de la mort de son père[Note 7].
Un acte dressé par Évrard, évêque de Tournai, en 1174, notifie la consécration faite en l'église de Quiévy, dédiée à Notre-Dame, et confirme le don fait à la dite église par Gilles de Saint-Aubert. En 1176, l'abbé de Saint-Sépulcre de Cambrai s'engagea à établir trois chapelains dans cette église.
  • Le temple, construit en briques en 1858. C'est le temple le plus spacieux au nord de Paris[60],[61].
  • Le Quievy Communal Cemetery Extension, cimetière militaire jouxtant le cimetière communal, route de Viesly.

Personnalités liées à la commune

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Héraldique

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Blason de Quiévy Blason
Coupé : au 1, d'azur à une croix de calvaire d'or, entrelacée d'une couronne d'épines du même ; au 2, de gueules à trois fleurs de lis d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondir

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Bibliographie

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  • Louis Boniface, Etude sur la signification des noms topographiques de l'arrondissement de Cambrai, Valenciennes, Impr. Louis Henry, (lire en ligne)

Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
  2. ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  3. ↑ Les records sont établis sur la période du au .
  4. ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  6. ↑ ll s'agit de Léon Machu qui était le grand-père de Norbert Machu, exploitant agricole rue de Saint-Quentin.
    :Il s'agit, en fait de Léon Machu, célibataire, né en 1849, fils de Jean-Baptiste et Joétalie Vilette, comme le prouvent le Registre matricule n°3 de Cambrai 1869[58] et l'acte de décès à Villers-bretonneux[59]
  7. ↑ Source: « Les sires de Saint-Aubert » par Alain Baudry. Document communiqué par M. Philippe Barbet, professeur, habitant présentement Saint-Aubert
  1. ↑ « Réseau hydrographique de Quiévy » sur cartes.gouv.fr (consulté le 21 septembre 2024).
  2. ↑ « Qualité des eaux de rivière et de baignade. », sur qualite-riviere.lesagencesdeleau.fr/ (consulté le )
  3. ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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Autres sources

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  1. ↑ « Voir la carte de l'IGN » sur cartes.gouv.fr (consulté le 6 mai 2012)..
  2. ↑ Sandre, « la Quiévy »
  3. ↑ « Fiche communale de Quiévy », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le )
  4. ↑ Sandre, « l'Erclin »
  5. ↑ « SAGE Escaut », sur https://www.gesteau.fr/ (consulté le )
  6. 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  7. ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  8. ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  9. ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. » [archive du ], sur pluiesextremes.meteo.fr via Wikiwix (consulté le ).
  10. ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  11. ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  12. ↑ « Orthodromie entre Quiévy et Valenciennes », sur fr.distance.to (consulté le ).
  13. ↑ « Station Météo-France « Valenciennes », sur la commune de Valenciennes - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
  14. ↑ « Station Météo-France « Valenciennes », sur la commune de Valenciennes - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  15. ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  16. 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune de Quiévy ».
  17. ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Caudry », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  18. ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l'aire d'attraction d'une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  19. ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  20. ↑ Boniface 1866, p. 256.
  21. 1 2 Paul-Denis du Péage, Recueil de généalogies lilloises. Tome 3 / par Paul Denis Du Péage,..., 1906-1909 (lire en ligne), p. 1051-1052
  22. ↑ « Le château de Robersart | Ville de Wambrechies », sur www.wambrechies.fr (consulté le )
  23. ↑ « Annuaire statistique du département du Nord. Pour … (0000AnNord_0... », sur Mnesys (consulté le ).
  24. ↑ « Annuaire statistique du département du Nord. Pour … (0000AnNord_0... », sur Mnesys (consulté le ).
  25. ↑ « Annuaire statistique du département du Nord. Pour … (0000AnNord_0... », sur Mnesys (consulté le ).
  26. ↑ « communauté d'agglomération du Caudrésis - Catésis - fiche descriptive au  », sur la Base nationale sur l'intercommunalité (consulté le ).
  27. ↑ « Découpage électoral du Nord (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le ).
  28. ↑ Antoine Woisson, « Municipales 2026: l’ancien adjoint Julien Waxin entre dans la course à la mairie de Quiévy », L'Observateur,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Avec un beau-père maire de la commune, Julien Waxin explique avoir baigné dans le monde de la politique communale. "Mon beau-père était Daniel Blairon, maire de 2008 à 2020." C'est sous son impulsion qu'il décide d'intégrer le Conseil municipal en 2020. "Auparavant, je me sentais trop jeune pour me lancer dans ce milieu." Malheureusement, Daniel Blairon décède en 2020 et de nouvelles élections ont lieu. "C'est à ce moment-là que je suis devenu adjoint à la communication. J'apportais également mon aide pour les festivités." ».
  29. ↑ Philippe Coisne, « Municipales 2026 : Sylvain Halle se représentera à Quiévy », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le ) « Sylvain Halle tire un bilan très positif du mandat qui se termine. Un mandat commencé en 2021, suite au décès de son prédécesseur, Daniel Blairon ».
  30. ↑ Bruno Demeulenaere, « Municipales 2026 : à Quiévy, les listes de Sylvie Canonne et Sylvain Halle fusionnent », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le ) « À Quiévy, à l’issue du premier tour des élections municipales, il semblait que trois listes figureraient au second… Cependant, on apprend ce mercredi que celle du maire sortant Sylvain Halle et celle de Sylvie Canonne, devancées par celle de Julien Waxin, ont fusionné. Les électeurs esquiévins n’auront donc le choix qu’entre deux listes ».
  31. ↑ « Quiévy (59485) », Municipales 2026, Ministère de l'intérieur (consulté le ).
  32. ↑ Annuaire statistique du département du Nord pour l'an XI de la République 1802-1803, p. 275, lire en ligne.
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  34. ↑ « Annuaire statistique département du Nord Année 1807 », p. 146-147..
  35. ↑ J. C. et H. H., « Daniel Blairon, le maire de Quiévy, est décédé » Accès payant, sur lavoixdunord.fr, (consulté le ).
  36. ↑ Réélu pour le mandat 2020-2026 : « Quiévy : Daniel Blairon a été réélu maire », sur lavoixdunord.fr, (consulté le ).
  37. ↑ Antoine Swietlicki, « Quiévy – Municipales : Sylvain Halle veut continuer le travail entrepris », L'Observate ur,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Élu aux côtés de Daniel Blairon dès son premier mandat en 2008, Sylvain Halle a pris la tête de la liste "Ensemble continuons et construisons notre avenir". Originaire de Carnières, Sylvain Halle [...] est élu en 2008. Il a notamment été adjoint délégué au sport, aux associations, aux fêtes ou encore au cadre de vie. Il repart pour ces élections, cette fois en tant que tête de liste et avec une grande majorité des élus de 2020 ».
  38. ↑ Antoine Swietlicki, « Quiévy : Ancien adjoint de Daniel Blairon, Sylvain Halle remporte les élections », L'Observateur,‎ (lire en ligne, consulté le ) « La liste de Sylvain Halle remporte les élections avec 321 voix, sur les 898 votants (35,75%). Il devance, de 15 voix seulement, Jean Camporelli (34,08%). Frédéric Meziani obtient quant à lui 191 voix (21,27%) ».
  39. ↑ Bruno Demeulenaere, « À Quiévy, le nouveau maire a été installé… mais le maire sortant battu conteste le verdict des urnes », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le ) « C’est un week-end à rebondissement que viennent de vivre les Esquiévins : ce samedi 28 mars, ils ont assisté à l’installation de Julien Waxin dans le fauteuil majoral ; dans la foulée, ils ont appris que l’ancien maire Sylvain Halle a déposé un recours en annulation du scrutin devant le tribunal administratif… ».
  40. ↑ « Les résultats des élections législatives 2007 », sur le site du ministère de l'intérieur (consulté le ).
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  59. ↑ (voir n° matricule) : Archives départementales de la Somme - Villers Bretonneux 1869-1870 vue 267 :http://recherche.archives.somme.fr/ark:/58483/a011261413218n563hm/1/1
  60. ↑ Les édifices religieux, cimetières et monuments
  61. ↑ « Temple de Quiévy », sur le site de Tourisme en Cambrésis (consulté le ).