1,1,2,2-Tétrachloro-1,2-difluoroéthane
Le 1,1,2,2-tétrachloro-1,2-difluoroéthane, appelé aussi R-112 ou CFC-112 est un halogénoalcane de la famille des chlorofluorocarbures (CFC).
| 1,1,2,2-Tétrachloro-1,2-difluoroéthane | |
| Identification | |
|---|---|
| Nom UICPA | 1,1,2,2-tétrachloro-1,2-difluoroéthane |
| Synonymes |
Tétrachloro-1,2-difluoroéthane |
| No CAS | |
| No ECHA | 100.000.851 |
| No CE | 200-935-6 |
| SMILES | C(C(F)(Cl)Cl)(F)(Cl)Cl , |
| InChI | InChI : InChI=1/C2Cl4F2/c3-1(4,7)2(5,6)8 |
| Apparence | solide (liquide au-dessus de 25 °C) incolore, presque inodore |
| Propriétés chimiques | |
| Formule | C2Cl4F2 [Isomères] |
| Masse molaire[1] | 203,83 ± 0,01 g/mol C 11,79 %, Cl 69,57 %, F 18,64 %, |
| Propriétés physiques | |
| T° fusion | 27,4 °C[2] |
| T° ébullition | 92,8 °C[2] |
| Solubilité | Pratiquement insoluble dans l'eau |
| Paramètre de solubilité δ | 16,0 MPa1/2 (25 °C)[3] |
| Masse volumique | 1,644 7 g·cm-3 à 25 °C[2] |
| Pression de vapeur saturante | 54 mbar à 20 °C 67 mbar à 25 °C 220 mbar à 50 °C[2] |
| Thermochimie | |
| Cp | |
| Précautions | |
| Directive 67/548/EEC | |
| Composés apparentés | |
| Isomère(s) | 1,1,1,2-Tétrachloro-2,2-difluoroéthane |
| Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire. | |
| modifier |
|
Sa formule brute est C2Cl4F2, sa formule semi-développée Cl2FC-CCl2F.
Son potentiel de déplétion ozonique, comme la plupart des CFC, est égal à 1[2].
Production
modifierLe CFC-112 peut être synthétisé par réaction du l'hexachlorométhane (ou du tetrachlorométhane) avec du fluorure d'hydrogène en présence de chlore. La réaction est catalysée à 400°C par du fluorure d'aluminium[5].
En faisant réagir du trichloroethylène avec du fluorure d'hydrogène anhydre en présence d'un courant électrique, un mélange dont le CFC-112 fait partie peut être obtenu[6].
Il peut être produit si on conditionne le Fréon 11 (CFC-11, appelé aussi trichlorofluorométhane) avec de l'alcool dans un contenant métallique[7].
Utilisation
modifierLe tétrachloro-1,2-difluoroéthane a été utilisé dans le domaine des soins animaliers dans le traitement de parasites comme la douve du foie Fasciola hepatica chez les moutons[8].
Emissions anthropiques
modifierLa présence et la concentration atmosphérique du composé a été suivi entre 2017 et 2020 à Cape Grim en Tasmanie. Son taux se stabilisait à 0.52 ppt. A noter que le CFC-112 était détectable dans l'atmosphère dès les années 1970[9].
Notes et références
modifier- ↑ Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
- 1 2 3 4 5 Entrée « 1,1-Difluorotetrachloroethane » dans la base de données de produits chimiques GESTIS de la IFA (organisme allemand responsable de la sécurité et de la santé au travail) (allemand, anglais), accès le 29/05/09 (JavaScript nécessaire)
- ↑ (en) James E. Mark, Physical Properties of Polymer Handbook, Springer, , 2e éd., 1076 p. (ISBN 978-0-387-69002-5 et 0-387-69002-6, lire en ligne), p. 294
- ↑ (en) Carl L. Yaws, Handbook of Thermodynamic Diagrams : Organic Compounds C8 to C28, vol. 1, 2 et 3, Huston, Texas, Gulf Pub. Co., , 396 p. (ISBN 0-88415-857-8, 978-0-88415-858-5 et 978-0-88415-859-2)
- ↑ M Vecchio, G Groppelli et J. C. Tatlow, « Studies on a vapour-phase process for the manufacture of chlorofluoroethanes », Journal of Fluorine Chemistry, vol. 4, no 2, , p. 117–139 (ISSN 0022-1139, DOI 10.1016/S0022-1139(00)82507-5, lire en ligne, consulté le )
- ↑ C. Polisena, C. C. Liu et R. F. Savinell, « Experimental Study of Electrochemical Fluorination of Trichloroethylene », Journal of The Electrochemical Society, vol. 129, no 12, , p. 2720–2724 (ISSN 0013-4651 et 1945-7111, DOI 10.1149/1.2123655, lire en ligne)
- ↑ (en) World Health Organization et International Programme on Chemical Safety, Fully halogenated chlorofluorocarbons, World Health Organization, (ISBN 978-92-4-157113-5, lire en ligne)
- ↑ (en) Quintin A. McKellar et Ludovick D.B. Kinabo, « The pharmacology of flukicidal drugs », British Veterinary Journal, vol. 147, no 4, , p. 306–321 (DOI 10.1016/0007-1935(91)90003-6, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Bronwyn L. Dunse, Nada Derek, Paul J. Fraser et Paul B. Krummel, « Australian and Global Emissions of Ozone Depleting Substances » [PDF], sur www.australian.gov.au, (consulté le ), p. 11-13