Le RVS Tukoro est un navire patrouilleur du Vanuatu rattaché à la police car le Vanuatu n'a pas d'armée ni de marine à proprement parlée, de la classe Pacific Forum patrol boat construit en Australie par Tenix, qui effectue des patrouilles de protection des pêches, de recherche et de sauvetage et de souveraineté[1],[2]. Le Tukoro est l'un des vingt-deux petits patrouilleurs que l'Australie a conçus et construits pour les petits membres du Forum des îles du Pacifique, après que la signature de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer en 1982 qui a établi que toutes les nations maritimes étaient en droit d'exercer un contrôle sur une zone économique exclusive de 200 kilomètres[3],[4].

RVS Tukoro
illustration de RVS Tukoro

Type Patrouilleur
Classe Pacific-class patrol boat
Histoire
A servi dans Marine du Vanuatu
Commanditaire Vanuatu
Commandé 1982
Lancement 1983
Statut En service
Équipage
Équipage 18 personnes
Caractéristiques techniques
Longueur 31,5 m
Maître-bau 8,10
Tirant d'eau 1,8
Déplacement 162 t
Puissance 2 100 kW
Vitesse 20 nœuds

Description

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Le Tukoro, comme les autres bateaux de la même classe, déplace environ 160 tonnes et peut accueillir un équipage de dix-huit personnes pour des missions d'une durée maximale de dix jours[1],[5]. Sa vitesse maximale est de 24 nœuds (44 km/h)[1],[5]. L'Australie a opté pour des équipements commerciaux standard plutôt que pour des équipements militaires de pointe afin d'alléger la charge de maintenance pour les infrastructures des petits pays[1],[5].

Opérations

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En mars 1983 le RVS Tukoro se rendait sur les Îles Hunter et Matthew, îles rattachées à la Nouvelle-Calédonie territoire de la France d'outre-mer mais revendiquées par le Vanuatu devenu indépendant en 1980, pour déboulonner les plaques posées en 1975 par La Bayonnaise navire de la Marine nationale, retirant et plaque et installant le drapeau du Vanuatu sur les îles, drapeaux qui seront quelques jours après retiré par la Marine nationale[6].

Le Tukoro a été gravement endommagé le 14 mars 2015 par le cyclone Pam[5]. L'ouragan Pam était extrêmement violent, avec des vents atteignant 320 kilomètres par heure[5]. Le Tukoro s'est échoué sur l'île de Moso[5]. L'Australie a proposé de réparer le navire et de dispenser une formation complémentaire au personnel vanuatais[5]. Les réparations ont duré environ seize mois et le navire a repris du service le 23 août 2016[5].

En février et mars 2017, le Tukoro a participé à une opération conjointe de protection des pêches avec son navire jumeau des Îles Salomon, le RSIPV Lata[7]. En septembre 2017, le Tukoro a contribué aux opérations de secours aux populations évacuées après l'éruption du volcan d'Ambae[8].

L'Australie prévoiyait de remplacer le Tukoro par un patrouilleur de classe Guardian plus grand et plus performant en 2021[1]. Les navires de la classe PPBR financé par l'Australie ne sont pas en service, un accord a été signé entre le Vanuatu et l'Australie pour un nouveau navire signé le 6 août 2010, baptisé Turoroa[9].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 « Vanuatu - Police Force Maritime Wing », sur www.globalsecurity.org (consulté le )
  2. ↑ Barandon, Elise, « « Yumi talem, yumi mekem » : comment Vanuatu change de cap en matière de sécurité », Le Rubicon,‎ (ISSN 2740-0077, lire en ligne [archive du ], consulté le )
  3. ↑ (en) « RVS Tukoro », sur Baird Maritime / Work Boat World, (consulté le )
  4. ↑ (en) « United Nations Treaty Collection », sur treaties.un.org (consulté le )
  5. 1 2 3 4 5 6 7 8 (en) Jonas Cullwick, « Technical assessment on RVS Tukoro completed », sur Vanuatu Daily Post, (consulté le )
  6. ↑ Pad, « Les îles Matthew et Hunter n’en finissent pas d’empoisonner les relations franco-vanuatuanes », sur TAHITI INFOS, les informations de Tahiti (consulté le )
  7. ↑ corporateName= Department of Foreign Affairs and Trade, « Australian High Commission in » [archive du ], sur solomonislands.embassy.gov.au (consulté le )
  8. ↑ (en-US) A. P. R. editor, « Vanuatu rescuers face tough challenges over Ambae volcano evacuation | Asia Pacific Report », (consulté le )
  9. ↑ Bernard Prézelin, Flottes de combat : 2016, Rennes, Éditions maritimes & d'outre-mer, , 1474 p. (ISBN 978-2-7373-6374-0), p. 1422