Rabiatou Njoya

écrivaine camerounaise

Rabiatou Njoya[1], née le et morte le à Foumban, est une écrivaine camerounaise et Momafon (cohéritière et conseillère du roi des Bamouns). Elle est connue pour sa fondation caritative[2] et pour ses œuvres littéraires[3].

Rabiatou Njoya
Rabiatou Njoya en 2013.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 75 ans)
FoumbanVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Père
Fratrie

Biographie

modifier

Origines

modifier

Rabiatou Njoya naît le à Foumban au Cameroun.Elle est la fille du sultan-maire Seidou Njimoluh Njoya[4] et de Mewouo Alima.

Elle grandit dans sa famille avec ses nombreux sœurs et frères jusqu'à l'âge de 14 ans[4].

Études

modifier

Rabiatou Njoya étudie ensuite au lycée Général Leclerc de Yaoundé. En 1967, elle passe une année à la Thurrock Technical (en). Elle séjourne ensuite cinq ans à Paris, où elle fréquente la Sorbonne et obtient une licence anglais-espagnol ainsi qu'un diplôme de traductrice[4].

Elle a fait ses études primaires à Foumban, ensuite, elle a continué avec les études secondaires à Yaoundé où elle a obtenu son baccalauréat en 1967 au Lycée Général-Leclerc de Yaoundé, étant la première femme à avoir eu le bac dans le Noun. Pour ses études supérieures, elle part en Angleterre et en France, avec de nombreux stages partout dans le monde, entre autres en formation linguistique à l’université de Salamanque (Espagne), et en formation pour l’enseignement de l’anglais à Brooklyn (Etats Unis d'Amérique).

Carrière

modifier

La princesse Rabiatou est professeur d’anglais et d’espagnol au lycée technique de Yaoundé, et elle a enseigné des cours d’anglais commerciaux au BTS. Ensuite, elle est professeur d’espagnol à l’École Normal Supérieure de Yaoundé (ENS) et professeur de formation bilingue à l’INSA et EMIAC. De 1981 à 2007, elle était directrice de communication au Conseil supérieur de sport en Afrique (CSSA). Elle a pris sa retraite en 2007.

Rabiatou Njoya est érigée Momafon (conseillère et cohéritière du roi) en 1992 par le 18e roi Bamoun, son frère Ibrahim Mbombo Njoya. Par la suite, elle a créé une fondation caritative qui a pour rôle de défendre la personnalité humaine. Elle écrit plusieurs œuvres poétiques et théâtrales, et elle est membre du réseau des femmes écrivains à partir de 1975. Elle est aussi active comme gestionnaire de la RCN (Radio communautaire du Noun).

Vie privée et mort

modifier

Elle meurt le à Foumban[5].

Récompenses

modifier

La princesse Rabiatou a eu un prix au Caire (Égypte) en 1975. Elle a eu plusieurs reconnaissances, parmi lesquelles, en 1986 : officier du mérite espagnol ; en 1994 : officier de l’ordre du Mérite camerounais ; et en 2006 : Chevalier de l’ordre de la valeur.

Œuvres

modifier
  • El Hadj Moussah (1973, publié en 2004)
  • Fohpou H (1971)
  • Les Amours de Cœurs (1972)
  • De Njoya à Njimoluh : cent ans d'histoire bamoun, Njiassé Njoya Aboubakar, Njindam Njoya Adamou, Mama Njoya Mustapha, Njoya Rabiatou, et al., Foumban (Cameroun), Éd. du Palais, 1984
  • Le Saré maudit (2004)
  • Congénital (2004, en anglais)
  • Raisons de royaume suivi de Haute trahison, Yaoundé, Sopecam, 1990[6]
  • Le Sort de l’esclave, Yaoundé, CLE, 2003[6]
  • Toute la rente y passe, avec Alexis Mouliom, Yaoundé, CLE, 1971[6]
  • Ange noir, Ange blanc, Yaoundé, CLE, 1971[6]
  • Les cloches histrionics, Yaoundé, CLE, 2005[6]
  • La Dernière Aimée, Yaoundé, CLE, 1980[6]
  • La Porteuse d’eau, nouvelle, in L’Exilé de l'eau, Douala, Éditions AfricAvenir, prix de l’APEC (Association des Poètes et Écrivains du Cameroun) en 1990[7]

Décorations

modifier

Bibliographie

modifier
  • Beverley Ormerod, Beverley Ormerod Noakes, Jean-Marie Volet, Romancières africaines d'expression française : le sud du Sahara, L'Harmattan, 1994, p. 125-126
  • Laurence Randall, La Production littéraire camerounaise : théâtre, roman, cinéma, L'Harmattan, 2012, p. 153
  • Jacques Raymond Fofié, Regards historiques et critiques sur le théâtre camerounais, L'Harmattan, 2011, p. 84

Références

modifier
  1. « MomaMfon Rabiatou NJOYA », sur royaumebamoun.com (consulté le ).
  2. « Adresses, identités, objectifs et bilan de la Fondation », sur Skyrock, (consulté le ).
  3. « Rabiatou Njoya - Interview », sur uwa.edu.au (consulté le ).
  4. 1 2 3 Jean Marie Volet, « Rabiatou Njoya » Accès libre, sur aflit.arts.uwa.edu.au, (consulté le )
  5. Armand Djialeu, « Nécrologie : mort de la sœur du Sultan Mbombo Njoya », sur actucameroun.com, .
  6. 1 2 3 4 5 6 Jacques Raymond Fofié, Regards historiques et critiques sur le théâtre camerounais, L'Harmattan, 2011, p. 169
  7. (en) « Indiana University Bloomington », sur Indiana University Bloomington (consulté le ).

Liens externes

modifier

Sur les autres projets Wikimedia :