Raffinerie de Puertollano

raffinerie de pétrole en Espagne

La raffinerie de Puertollano est une raffinerie de pétrole de l'entreprise Repsol située dans la ville de Puertollano, dans la province de Ciudad Real, l'Espagne. Elle est étendue sur 320 hectares et est reliée par oléoduc à la côte méditerranéenne et atlantique, sur plusieurs centaines de kilomètres.

Vue de la raffinerie.
La centrale thermique de la raffinerie en 2018.

Histoire

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Plan du réseau d'oléoducs en Espagne et la position de la raffinerie de Puertollano.

Dès la fin du dernier tiers du XIXe siècle, Puertollano comptait d'anciennes et importantes mines de charbon (es) dans lesquelles, entre les différentes couches, on trouvait des schistes contenant des produits huileux similaires au pétrole. Dans les années 1950, une usine de distillation du schiste bitumineux indigène produisant du pétrole synthétique été ouverte dans la région, bien que ces activités aient débuté plusieurs décennies auparavant.

Compte tenu de la tradition locale, au début des années 1960, on envisagea la construction d'une installation complète de raffinage du pétrole acheminé de l'étranger par un oléoduc. Un an plus tard, une demande fut adressée aux autorités pour l'installation d'une raffinerie accompagnée d'une usine annexe d'oléfines[1]. L'infrastructure industrielle déjà en place reposant sur des anciennes mines de charbon et un savoir-faire avec des produits proche du pétrole dans la région a servi de base à sa construction, et le nouveau complexe a été inauguré le 6 juin 1966[1]. Après sa mise en service, l'industrie minière de l'ardoise et du charbon a connu une crise profonde qui allait conduire à sa disparition.

À l'origine, la raffinerie appartenait à l'Empresa Nacional Calvo Sotelo de Combustibles Líquidos y Lubricantes (ENCASO)[2], une entreprise publique. Il s'agissait d'un projet du gouvernement de Francisco Franco visant à étendre l'industrialisation à l'intérieur de l'Espagne, qui souffrait déjà dans les années 1960 du fléau du dépeuplement. Celle de Puertollano fut la première raffinerie de pétrole espagnole construite loin de la côte. Pour acheminer le pétrole jusqu'au complexe pétrochimique, un oléoduc de 267 kilomètres de long fut construit[3], qui traversait les provinces de Ciudad Real, Cordoue et Malaga. Cette installation fut par la suite remplacée par une autre menant à Carthagène. Après 1970, les installations de Puertollano sont passées entre les mains de l'ENPETROL (es), de l'Instituto Nacional de Hidrocarburos (es) (INH) et de Repsol. Cette dernière entreprise, qui a été progressivement privatisée entre 1989 et 1997, a mené à bien la modernisation technologique et matérielle de la raffinerie.

Installations

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Canalisations et installations diverses du complexe pétrochimique, 2018.

Le complexe pétrochimique de Puertollano se compose principalement d'une raffinerie de pétrole, d'une usine de lubrifiants et d'une usine d'oléfines. En 2006, la raffinerie avait une capacité de traitement d'environ 7,5 millions de tonnes par an[4]. Il existe également plusieurs usines auxiliaires qui desservent les principales industries, ainsi qu'un réseau dense de canalisations. Le pétrole brut est acheminé depuis la raffinerie d'Escombreras (es) par un oléoduc de 351 kilomètres de long[5].

De même, au sein du complexe pétrochimique se trouve une usine de Fertiberia (es) chargée de la fabrication d'engrais.

Réseau ferroviaire

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La société RENFE a construit une ligne ferroviaire de 9,6 kilomètres de long qui partait de la gare de Puertollano et rejoignait les installations de la raffinerie, permettant ainsi de relier le complexe pétrochimique au réseau ferroviaire général à écartement ibérique. Ce tracé a été mis en service en mars 1975[6], et a été électrifié par la suite. Au sein même du complexe, un réseau de voies et d'installations auxiliaires a été mis en place pour les opérations de triage.

Bibliographie

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  • (es) Aitor Anduaga, Geofísica, economía y sociedad en la España contemporánea, Madrid, CSIC, (lire en ligne)
  • (es) María del Carmen Cañizares Ruiz, Desarrollo urbano y problemática ambiental de la ciudad de Puertollano (Ciudad Real) (Tesis doctoral), Ciudad Real, Universidad de Castilla-La Mancha,
  • (es) Xavier Elías Castells, El modelo energético español, Madrid, Ediciones Díaz de Santos,
  • (es) Joaquín García Raya, « Cronología básica del ferrocarril español de vía ancha », IV Congreso Historia Ferroviaria: Málaga, septiembre de 2006, (lire en ligne)
  • (es) Esther M. Sánchez, Rumbo al sur. Francia y la España del desarrollo, 1958-1969, Madrid, CSIC,
  • (es) Ramón Tamames, Estructura económica de España. Industria y servicios, Guadiana de Publicaciones,

Notes et références

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Voir aussi

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