Société anonyme de la raffinerie des Antilles

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La Société anonyme de la raffinerie des Antilles, abrégée en SARA, est une société anonyme qui possède une raffinerie en Martinique, ainsi que des dépôts d'hydrocarbures en Guadeloupe et en Guyane.

Société anonyme de la raffinerie des Antilles
logo de Société anonyme de la raffinerie des Antilles

Création 1969
Fondateurs Charles de Gaulle
Forme juridique SA à conseil d'administration
Siège social Le Lamentin (97)
Drapeau de la France France
Direction Cousineau Florian , Cotta Olivier
Actionnaires Rubis (71 %), SOL (29 %)
Activité Raffinage du pétrole et dépôts d'hydrocarbures
Produits Fioul gaz, GPL, essence, kérosène, gazole, fuel oil
Effectif 347 en 2022
Site web http://www.sara-antilles-guyane.com

Chiffre d'affaires 1,1 milliards € (2024)[1]
1,26 milliards € (2023)
Résultat net 23,5 millions € (2024)
23,5 millions € (2023)

Historique

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La société est créée en 1969 par la volonté du général de Gaulle afin d'assurer l'approvisionnement énergétique constant et régulier aux Antilles, et contribuer au développement économique des îles de la Martinique et de la Guadeloupe. Le marché des carburants est approvisionné par la SARA en Guyane depuis 2007.

La Sara est lancée par les deux groupes pétroliers français de l'époque, Elf et Total, en association avec les groupes étrangers : Shell, Esso et Texaco[2].

En 1970, le démarrage du dépôt de Jarry (Guadeloupe) est effectué puis en 1971, c'est le démarrage de la raffinerie (Martinique).

En 1982, le dépôt de Dégrad des Cannes (Guyane) est mis en service.

En 1991, le pipeline transportant du kérosène entre la raffinerie et l'aéroport du Lamentin (Martinique) est construit.

En 1994, c'est l'extension du dépôt de Jarry dont la construction du pipeline transportant du kérosène entre le dépôt de Jarry et l'aéroport Guadeloupe - Pôle Caraïbes.

En 1995, extension de la raffinerie avec la mise en service de la nouvelle unité d'hydrodésulfuration des gazoles et du Sulferox ainsi qu'une unité de récupération du soufre dans les gaz combustibles.

En 1996, les turbines à gaz pour l'unité de production d'électricité sont mises en service.

En 2000, le nouveau dépôt de Kourou (Guyane) est mis en service.

En 2001, des unités de récupération des vapeurs sont mises en place en Martinique et Guadeloupe.

En 2004, le dépôt de Sainte-Thérèse (Fort-de-France, Martinique) est démantelé.

En 2005, une unité de récupération des vapeurs est mise en place au dépôt de Dégrad des Cannes (Guyane).

En 2007, la colonne raffinage des essences et de nouveaux stockages est mise en place (Martinique).

En 2009, la société est sévèrement critiquée par les grévistes du collectif LKP pour avoir maintenu des tarifs élevés des carburants.

Fin 2010, l'approvisionnement est étendu au gaz et au Jet.

En 2017, les actionnaires sont Rubis (71 %) et Sol (29 %)[3].

Le , les manifestants du RPPRAC décident de bloquer la SARA lors d'une manifestation pacifique afin de protester contre la vie chère[4],[5].

Description d'activité

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La raffinerie est située sur la commune du Lamentin, en Martinique. Elle s'étend sur 43 ha et comprend des unités de traitement du pétrole brut importé et une capacité de stockage de 166 400 m3 de pétrole brut et 79 975 m3 de produits finis. Le pétrole est importé de la mer du Nord (Flotta, Ekofisk, Oseberg...) ou du Venezuela (Santa Barbara) et plus récemment d'Afrique de l'Ouest.

Le pétrole raffiné est transformé en fioul gaz, GPL, essence, kérosène, gazole, fuel oil pour être utilisé en Martinique, en Guadeloupe (dépôt de Jarry) et en Guyane (dépôts de Dégrad des Cannes et Kourou).

La raffinerie a une capacité de traitement de 800 000 tonnes de pétrole brut et la logistique permet la distribution de 1,4 million de tonnes de produits finis chaque année. La SARA utilise au total 7 appontements sur les 3 départements : 1 en Guadeloupe, 3 en Martinique et 2 en Guyane. Elle génère environ 600 emplois directs et indirects sur les 3 départements français d'Amérique[6].

Ses établissements sont tous classés Seveso seuil haut.

Le décret du fixe son cadre de fonctionnement économique, et permet aux trois préfets de région (Martinique, Guadeloupe et Guyane) de fixer le prix maximum sortie SARA commun aux 3 DFA. Un arrêté préfectoral permet de publier la structure des prix des produits administrés, et fixer le prix maximum de vente en station service.

En 2021, son chiffre d'affaires s'élève à 787,6 millions d'euros[7].

Description de la raffinerie

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La raffinerie est composée d'une distillation atmosphérique, d'un hydrotraitement des essences, d'une unité de stabilisation et de fractionnement des essences, d'une réformeur catalytique, d'une colonne d'extraction du benzène, d'une unité de fractionnement de gaz, de deux unités d'hydrotraitement des distillats (une unité sur JET et une sur Gazole), d'une unité de traitement de soufre, de deux turbines à combustible, d'un traitement des eaux résiduaires ainsi que d'unités d'utilités (production d'eau, de vapeur, d'air).

Ses installations permettent de produire des carburants aux normes européennes afin d'approvisionner les trois départements français d'Amérique en SP95 et gazole moteur.

Notes et références

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  1. https://www.pappers.fr/entreprise/sa-de-la-raffinerie-des-antilles-692014962
  2. Félix-Hilaire Fortuné, La France et l'Outre-Mer antillais (quatre siècles d'histoire économique et sociale), Paris, l'Harmattan, , 553 p. (ISBN 978-2-7475-0315-0, LCCN 2001381283)
  3. « Site de la SARA », sur sara-antilles-guyane.com via Wikiwix (consulté le ).
  4. Rédaction Martinique La 1ère, « VIDEO. Membres du RPPRAC mobilisés devant la SARA : les forces de l'ordre sont intervenues pour libérer l'accès », sur Martinique la 1ère, (consulté le ).
  5. Alain Petit et Christine Cupit, « Les forces de l’ordre débloquent l’axe vers la Jambette et la SARA », sur Martinique la 1ère, (consulté le ).
  6. DRIRE Antilles-Guyane, 2006
  7. xerfi, « SA de la Raffinerie des Antilles (Sara) (Raffinage du pétrole) 69201496200025 », sur www.xerfi.com (consulté le ).

Liens externes

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