Raffinerie tirlemontoise
La Raffinerie Tirlemontoise (en néerlandais : Tiense Suikerraffinaderij) est le nom d'une sucrerie et d'un groupe industriel fondés en 1836 et ayant son siège principal à Tirlemont dans le quartier de Grimde en Belgique.
Informations essentielles
| Raffinerie tirlemontoise | |
| Création | 1836 |
|---|---|
| Forme juridique | Société anonyme (d) |
| Siège social | Tirlemont |
| Coordonnées | 50° 48′ 04″ N, 4° 56′ 53″ E |
| Actionnaires | Südzucker |
| Activité | Fabrication de sucre[1] et food and tobacco industry (d)[2] |
| Société mère | Südzucker |
| Site web | https://www.raffinerietirlemontoise.com |
| modifier - modifier le code - voir Wikidata | |
Histoire
modifierVers 1850, Louis Vinckenbosch (1828-1891) prend possession de la sucrerie ; sa famille va en garder le contrôle durant trois générations.
À partir de 1902, elle met en œuvre le procédé inventé 22 ans auparavant par le maître compagnon anversois Théophile Adant[3] qui permet de fabriquer des plaques de sucre à partir de sucre en poudre, de les découper en petits carrés conditionnés d'abord en boîtes de 25 kg, puis de 1 kg. Ce procédé n'est dépassé qu'en 1949 par l'entreprise française de Louis Chambon qui moule directement le sucre cristallisé en morceaux.
La Raffinerie Tirlemontoise devient une société anonyme le .
Paul et Frantz Wittouck, propriétaires des Sucreries de Wanze, rachètent la Raffinerie Tirlemontoise à la famille Vinckenbosch en 1894.
Le groupe Raffinerie Tirlemontoise (Groupe RT) intègre les Sucreries de Wanze, de Braives et des Waleffes en 1928, les Sucreries de Genappe en 1929, la Sucrerie de Brugelette en 1930, la Sucrerie des Établissements de Chassart en 1954[4], Candico en 1969 et Lebbe en 1970.

La Raffinerie Tirlemontoise lance les sucres Ti-Light.
La famille Wittouck et Guy Ullens cèdent la Raffinerie Tirlemontoise pour un milliard d'euros au groupe Südzucker en 1989.
Avec un chiffre d'affaires de plus de 1 600 millions d'euros, la Tirlemontoise se positionne toujours parmi les groupes industriels les plus puissants de Belgique.
Apparition dans la culture populaire
modifierÀ la page 137 de Tintin au pays des Soviets, le premier album de la série, lorsque Tintin et Milou reviennent d'URSS en train en passant par Tirlemont, on peut apercevoir les cheminées des raffineries sucrières de ladite entreprise. Milou dit alors: « Tirlemont !... C'est là que se trouvent des mines de sucre raffiné ? »[5].
Bibliographie
modifier- V. Uytterbroeck (éd.), La raffinerie tirlemontoise 1838-1988, Anvers/Bruxelles, 1988.
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierNotes et références
modifier- ↑ Pressearchiv 20. Jahrhundert (organisation), consulté le .
- ↑ Pressearchiv 20. Jahrhundert (organisation), consulté le .
- ↑ DH Les Sports+, « Le morceau de sucre a 100 ans », sur www.dhnet.be, (consulté le )
- ↑ Puissant, « La mémoire d'une entreprise: Dumont de Chassart. Archives et mémoire orale », Van Overstraeten,
- ↑ Hergé, Tintin au Pays des Soviets, Bruxelles, Casterman, , 138 p. (ISBN 978-2203001008)