Raffig Tullou
Raffig Tullou, dit aussi Neven Lewarc’h, pseudonymes de Raphaël Jean-Baptiste Joseph Tulou, né le à Mordelles et mort le à Saint-Herblain, est un sculpteur, décorateur et journaliste français.
| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Raphaël Jean-Baptiste Joseph Tulou |
| Pseudonyme |
Neven Lewarc’h |
| Nationalité | |
| Activités |
Journaliste, sculpteur, décorateur |
Il est très impliqué dans le mouvement breton.
Biographie
modifierEnfance et formation
modifierCarrière
modifierRaffig Tullou a diversement exercé sa profession, tant dans l'art mobilier régional de Rennes que dans les styles classiques. Il conçoit des mobiliers celto-breton modernes, pratique la sculpture sur pierre et sur bois, restaure des édifices classés. Il réalise un encadrement de porte en schiste taillé et sculpté sur un hôtel du centre-ville de Nozay[2].
Raffig Tullou s’est tout particulièrement investi dans la restauration de sculptures. Il restaure le groupe en bronze intitulé Pour le drapeau dû à Georges Bareau, du Monument aux morts de la guerre de 1870 à Nantes[3], ainsi que la statue en plâtre d'Alain Barbetorte[4], œuvre monumentale du sculpteur Amédée Ménard qui, ayant été retirée de la préfecture de Nantes en 1975, fut vandalisée[5].
En 1935 il rejoint le Mouvement Fédéraliste Breton qui remplace la Ligue Fédéraliste de Bretagne[1]. Au cours de l'été 1938, il signe un manifeste appelant à « la destruction de l’État français à forme centraliste, son remplacement par une fédération française de communautés à base communale, fondée sur le fait ethnique et national, la fédération internationale des États fédératifs, la destruction du capitalisme désordonné et inhumain. Nous nous déclarons toujours partisans d'un Front uni des gauches bretonnes tel que nous l'envisagions déjà en 1 933 dans La Bretagne Fédérale, sous le titre "Front rouge". Nous formons des vœux pour sa réalisation et son action en Bretagne, face aux formations fascisantes du Parti National Breton »[1].
A la suite de la dissolution du Parti autonomiste breton, il rejoint la Ligue des frères bretons et fonde le journal Breiz Digabestr, présenté comme l'organe des nationalistes bretons chrétiens[6].
Il fonde le Koun Breizh (Souvenir breton) en 1950[7].
Il sculpte en 1952 une statue de Nominoë à Bains-sur-Oust[8],[9].
Il développe l'ésotérisme, notamment en fondant la revue Kantos en 1956[10].
Décès
modifierIl meurt le à Saint-Herblain[11].
Notes et références
modifier- 1 2 3 http://druidisme.org/bio/Archegetes-Lugumarcos.pdf
- ↑ « Raffig Tullou », sur www.nozay44.com (consulté le )
- ↑ Monument aux morts de la guerre de 1870 à Nantes.
- ↑ Statue d'Alain Barbetorte, no d'inventaire D 981.1.1 - Chantal Hémon, Musée Dobrée.
- ↑ « Wayback Machine » [archive du ], sur bibliotheque.idbe-bzh.org (consulté le )
- ↑ Alain Deniel, Le mouvement breton de 1919 à 1945, La Découverte, (ISBN 978-2348029608), p. 147
- ↑ « Lancement du projet de la Pierre de la mémoire bretonne », sur Agence Bretagne Presse, (consulté le )
- ↑ « Monument commémoratif et statue de Nominoë, place Nominoë (Bains-sur-Oust) », sur pop.culture.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Monument commémoratif et statue de Nominoë, place Nominoë (Bains-sur-Oust) », sur pop.culture.gouv.fr (consulté le )
- ↑ https://bibliotheque.idbe.bzh/data/cle_43/Raffig_Tullou_un_parcours_au_sein_de_lEmsav_.pdf
- ↑ Relevé des fichiers de l'Insee
Voir aussi
modifierLiens externes
modifier- Ressource relative à la littérature :
- Ressource relative aux beaux-arts :