Rafle de Marseille
La rafle de Marseille s’est déroulée dans le quartier Saint-Jean situé sur la rive nord du Vieux-Port, les 22, 23 et . Accompagnés de la police nationale, dirigée par René Bousquet, les Allemands organisent alors une rafle de près de 20 000 personnes. Plus de 2 000 Marseillais sont déportés, dont 782 Juifs[1]. Le quartier est vidé de force de ses habitants avant destruction [2],[3]. Le général SS Carl Oberg, responsable de la police allemande en France, se réunit avec Bousquet et appliquent les consignes venant de Heinrich Himmler. 1 500 immeubles sont dynamités au nord du Vieux-Port. 82 rues et places sont rayées de la carte [3].
| Rafle de Marseille | |
Rafle des habitants du quartier du Vieux-Port, Marseille, . | |
| Type | Rafle |
|---|---|
| Pays | |
| Localisation | Marseille |
| Coordonnées | 43° 17′ 47″ nord, 5° 22′ 12″ est |
| Organisateur | |
| Date | , et |
| Participant(s) | SIPO-SD, Wehrmacht, police nationale française |
| Répression | |
| Arrestations | 20 000 personnes raflées 2 200 personnes déportées |
| Procès | Reconnu crime contre l'humanité en 2026. |
| modifier |
|
Contexte historique
modifierÀ la suite de l'invasion allemande de la zone libre (opération Anton), les troupes allemandes occupent Marseille à partir du . Plusieurs attentats touchent les forces allemandes, dont deux attentats le tuant des officiers et soldats allemands[4]. Des opérations de représailles sont décidées par l'autorité allemande, et confirmées par la directive secrète de Heinrich Himmler du [4] :
"Je souhaite pour l'épuration de Marseille une solution radicale et complète (...). Veuillez dans ce plan tenir compte des revendications suivantes[3] :
- Arrestation des grandes masses de criminels de Marseille et leur transport en camp de concentration, au mieux en Allemagne. J'imagine un nombre d'environ 100.000 hommes ;
- Dynamitage radical du quartier de criminels ;
- La police française et la garde mobile doivent y participer dans la plus large mesure. La porcherie de Marseille est une porcherie de la France."
L’opération allemande, dénommée « opération Sultan »[5], vise ce quartier du vieux Marseille dont les ruelles sont considérées comme dangereuses par les autorités allemandes, et qui symbolise aux yeux des nazis la "gangrène" marseillaise, le crime, le vice, la saleté, le cosmopolitisme. Selon les consignes d’Himmler, la population raflée doit être déportée vers des camps de concentration de la zone nord (particulièrement à Compiègne), tandis que le quartier doit être fouillé par la police allemande, aidée de ses homologues français, puis les immeubles dynamités.
Déroulement de la rafle
modifier
Côté français, la rafle est placée sous l'autorité de René Bousquet, secrétaire général de la police du régime de Vichy, Antoine Lemoine, préfet régional de Marseille, et Maurice de Rodellec du Porzic, intendant de police de Marseille (directeur des services de police de la ville de Marseille depuis le ).
Côté allemand, la rafle est encadrée par Carl Oberg (chef supérieur de la SS et de la Police pour la France), Bernhard Griese (SS et policier régulier allemand), Rolf Mühler (chef du commandement de la police de sécurité et de sûreté) et Hans-Gustav Felber (Wehrmacht).
Mandaté par Laval, René Bousquet demande le un délai d’une semaine afin de mieux organiser l’opération et de faire venir des renforts policiers. De plus, alors que les nazis se préparaient à se cantonner aux limites du 1er arrondissement, Bousquet propose d’élargir l’opération à toute la ville. Selon l’historien Maurice Rajsfus, il demande ainsi la complète liberté d’agir pour la police française, qu’il obtient de Carl Oberg.
Selon l’historien Jacques Delarue, deux cents inspecteurs venus de Paris et ailleurs, quinze compagnies de GMR et des escadrons de gendarmerie et de gardes mobiles sont descendus à Marseille. En tout, « douze mille policiers environ se trouvaient concentrés à Marseille »[6]. Le , le Vieux-Port est complètement bouclé. La ville est fouillée maison par maison, mis à part les quartiers résidentiels, durant 36 heures. « Au total, à la suite des dizaines de milliers de contrôles, près de 2 000 Marseillais […] se retrouveront dans les trains de la mort. » écrit ainsi Maurice Rajsfus. 1 500 immeubles sont détruits.
La préfecture fait diffuser par haut-parleur cet ordre aux habitants le matin du :
« Pour des raisons impérieuses d'ordre militaire et afin de garantir en toutes circonstances la sécurité de la population, les hautes autorités militaires allemandes ont décidé de procéder à votre évacuation. Préparez-vous donc immédiatement à quitter votre domicile.
N’emportez que des bagages à main, couvertures, linge de corps, vêtements chauds, couverts individuels, vivres et boissons pour 48 H.
ATTENTION : n’oubliez pas vos pièces d’identité et papiers de famille, ni vos cartes d’alimentation.
Soyez calmes et disciplinés ! À partir de maintenant il est rigoureusement interdit de circuler dans les rues sauf en groupes organisés sous la conduite des autorités chargées des opérations d’évacuation.
Ne quittez donc votre logement que lorsque vous y serez invités par la POLICE. Fermez-le à clé en partant. »
Le Petit Marseillais du ajoute :
« Précisons que les opérations d’évacuation du quartier nord du Vieux-Port ont été effectuées exclusivement par la police française et qu’elles n’ont donné lieu à aucun incident[7]. »

Une photo, prise lors de cette opération et connue depuis le début des années 1970, montre René Bousquet souriant, posant en compagnie du SS-Sturmbannführer Bernhard Griese, de Rolf Mühler, chef local de la SiPo et du SD, d'Antoine Lemoine, préfet régional et de Pierre Barraud, préfet délégué à l’administration préfectorale de Marseille[9].
Les et , la rafle s'est déroulée dans le quartier de l'Opéra où vivaient de nombreuses familles juives, en raison de la proximité avec la grande synagogue de la rue Breteuil. Deux cent cinquante familles ont été raflées, tôt le matin, avec une brutalité inouïe, les gens emmenés dans la tenue dans laquelle ils étaient au moment où les policiers ont franchi la porte, sans bagage ni objet personnel ; les familles ont été séparées dès le moment de l'arrestation, et ne se sont jamais retrouvées. Ce quartier était aussi celui de la pègre et du grand banditisme, dont les truands employés par la Gestapo, ce qui peut expliquer la violence des sbires.
Le , 15 000 personnes raflées sont transférées par tramways et camions à la gare de marchandises d'Arenc[10], d'où elles seront acheminées vers Fréjus dans des wagons à bestiaux, avant d'être internées dans des camps désaffectés de l'armée coloniale ; trois d'entre elles y mourront[11]. Après criblage, 600 personnes parmi elles sont déportées au camp de Royallieu à Compiègne[12].
Jacques Delarue, un jeune gardien de la paix assiste à l'évacuation et témoigne : « Le spectacle de ces familles, soudain misérables, avait quelque chose de vraiment poignant. Les vieillards et les enfants pleuraient et grelottaient dans le matin glacial. Tout ce monde, surchargé de paquets hétéroclites s'interpellait, interrogeait les agents, cherchant à comprendre les causes du malheur qui les frappait si brutalement[13] ».
Bilan humain de l'opération (estimations) : 2 200 déportés ; 1 642 personnes vers le camp de Royallieu le . Le , 782 Juifs (dont 570 de nationalité française) sont envoyés au camp de Drancy puis déportés à Sobibor (convois 52 et 53 des 23 et : aucun survivant pour le convoi du et 5 pour le convoi du )[14]. Après Fréjus et le camp de Royallieu à Compiègne, les 600 « suspects » sont déportés à Sachsenhausen, Mauthausen et l'île anglo-normande d'Aurigny.
Reportage photographique par les services de propagande allemands
modifierŒuvres de membres des compagnies de propagande de la Wehrmach ces photographies ont été conservées dans les archives de l'Allemagne fédérale qui en a fait don à Wikimedia Commons. Certaines de ces photographies avaient été redécouvertes dans ces archives par l'historien de la photo Gérard Guicheteau[15] à la recherche de documents pour l'''Encyclopédie de la Résistance. Il les a publiées en dans son livre Marseille 1943 La fin du Vieux-Port[16].
La rafle du Vieux-Port
modifierLa réunion préparatoire du 23 janvier 1943 à la Mairie
modifierDéportation à la gare d'Arenc
modifier- Membres du Service d'ordre légionnaire (SOL)
Montée dans les wagons à la gare d'Arenc
modifier- Membre du Service d'ordre légionnaire (SOL)
La destruction du quartier Saint-Jean
modifier- Avant le dynamitage vue depuis le pont transbordeur.
- Destruction des immeubles.
À la suite de la rafle, à partir du , les troupes du génie allemand interviennent. Ils détruisent à l'explosif 1 500 immeubles, tout le quartier, soit l'équivalent de 14 hectares qui sont réduits en poussières et en gravats[13]. 82 rues et places disparaissent, 850 commerces sont détruits. Seuls quelque édifices remarquables sont épargnés : l'hôtel de ville, l'hôtel de Cabre, la Maison Diamantée et l'église Saint-Laurent, dont le curé a fait sonner le glas pendant les destructions.
Berceau historique de Marseille, le quartier Saint-Jean souffre d'une mauvaise image: ruelles étroites, immeubles vétustes et densément habités, présence d'un quartier réservé sous l'emprise du milieu marseillais[17].

L'historien Louis Gillet écrit le dans la revue municipale[4] :
« Suburre obscène, un des cloaques les plus impurs, où s'amasse l'écume de la Méditerranée […] C'est l'empire du péché et de la mort. Ces quartiers patriciens abandonnés à la canaille, la misère et la honte, quel moyen de les vider de leur pus et les régénérer. »
Plusieurs projets de rénovation ont auparavant été ébauchés notamment par Jacques Gréber. Pendant la guerre, sous le régime de Vichy, un plan d’urbanisme est commandé à Eugène Beaudouin, et approuvé en . Il prévoit la destruction de ces quartiers "insalubres" peuplés d'"indésirables physiologiques"[18].
Précédemment déjà, un quartier entier avait été rasé au début du XXe siècle, le « terrain de derrière la Bourse », laissé à l'état de terrain vague pendant cinquante ans. Dans le cas du quartier du Vieux-Port, la reconstruction ne s’achève qu'en . Les motivations d'assainissement et d'urbanisme ont servi à masquer une gigantesque entreprise de spoliation et de spéculation[précision nécessaire].
La propagande trouvait une raison de se réjouir dans le journal Signal en avril 1943 (n° 7 - 1er numéro d'avril 1943) [19]: « Ainsi se trouve-t-on devant le cas rare d'une mesure de guerre coïncidant avec des projets adoptés depuis longtemps par la municipalité et par le gouvernement et déjà en cours d'exécution. » Philippe Pétain, qui avant la rafle avait dit « Le redressement de la France est lié à celui de Marseille »[20],[21], déclarera en mai 1943, revenu sur les lieux dévastés couverts de ruines: « Ce n'est pas dommage. Je suis même assez d'accord qu'on ait mis par terre ce quartier. »[3]
La destruction ainsi planifiée d'un quartier entier est un fait inédit dans la Seconde Guerre mondiale et caractérise un crime contre l'humanité[22],[1].
Suites
modifierÀ la Libération
modifierMaurice de Rodellec du Porzic, officier de marine et intendant de police de Marseille (directeur des services de police de la ville de Marseille depuis le ) est arrêté à la Libération pour sa participation à la destruction du quartier du Vieux-Port et aux rafles de . Libéré le , il est réintégré dans la Marine comme officier en , avec pleine reconnaissance de ses droits à la retraite[23]. Un de ses fils, Ivan de Rodellec du Porzic, engagé dans la Légion des volontaires français contre le bolchevisme (LVF) a disparu sur le front de l'Est.
Crime contre l'humanité
modifier
La rafle du Vieux-Port et la destruction du quartier Saint-Jean se sont progressivement effacées de la mémoire marseillaise. Mais trois-quarts de siècle plus tard l'action du Collectif Saint-Jean 24 janvier 1943[24] va leur redonner une actualité. Au nom de huit rescapés ou descendants de victimes, une plainte contre X est déposée le auprès du procureur de Paris, seul compétent en matière de crime contre l’humanité, par l'avocat marseillais Pascal Luongo, lui-même petit-fils d'habitant raflé du quartier[25],[26],[27]. Michel Ficetola, historien marseillais d'origine napolitaine a participé à l'argumentaire historique. L'enjeu de cette plainte est obtenir la reconnaissance des faits comme crime contre l'humanité, crimes que la loi française reconnaît comme imprescriptibles depuis .
Le une enquête préliminaire pour crimes contre l'humanité est ouverte par le parquet national antiterroriste [28]. Les gendarmes de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité sont chargés de l'enquête. C'est l’un des derniers crimes de ce rang perpétré par le IIIe Reich à être officialisé en France.
En , 80 ans après les faits, la Ville de Marseille est à l’initiative d'une série d'événements mémoriels : exposition dans l'espace public, conférences, balades urbaines, travail de mémoire avec les scolaires et journée de commémoration[29].
En , dix membres du Collectif Saint-Jean 24 janvier 1943 se sont rendus à Berlin à l’occasion du quatre-vingt-unième anniversaire de la libération du camp de Sachsenhausen situé à 30 km de la capitale allemande. Ils y ont dévoilé une plaque en hommage aux habitants du quartier Saint-Jean qui y ont été déportés, et dont une centaine n’est jamais revenue[30].
Le , la rafle du Vieux-Port est finalement reconnue comme crime contre l'humanité par la justice française[31],[32]. L'enquête ouverte en 2019 est classée sans suite, aucun des 12 000 fonctionnaires ayant participé à l'opération Sultan n'étant supposé être encore en vie[33],[34].
Notes et références
modifier- 1 2 « Janvier 1943, les rafles de Marseille » [PDF], sur https://www.marseille.fr/, .
- ↑ « A Marseille, la rafle oubliée du Vieux-Port », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 3 4 Chloé Leprince, « Rafle à Marseille en 1943 : un quartier rasé et le petit rire de Pétain », France Culture, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 3 Follorou et Nouzille, Les Parrains corses, 2004, p. 47-48.
- ↑ Renée Dray-Bensousan, « Janvier 1943, l'opération Sultan, une punition pour Marseille », sur https://musee-histoire.marseille.fr/ (consulté le ).
- ↑ Delarue 1971, p. 262.
- ↑ Rajsfus 1995, p. 213.
- ↑ (en) Donna F. Ryan, The Holocaust & the Jews of Marseille: The Enforcement of Anti-Semitic Policies in Vichy France, Urbana, University of Illinois Press, 1996, planche suivant la p. 180 (ISBN 978-0-252-06530-9).
- ↑ Rajsfus 1995, p. 215.
- ↑ Rue d'Anthoine, devenue Plateforme logistique Sogaris
- ↑ « Gare d'Arenc à Marseille : d’ici sont partis 15 000 raflés, pour certains sans retour », sur www.laprovence.com, (consulté le )
- ↑ « Commémoration des rafles de Marseille, de l'évacuation et de la destruction des Vieux-Quartiers, dimanche 25 janvier 2026 », sur Ville de Marseille, (consulté le )
- 1 2 David Korn-Brzoza, « La police de Vichy », France 3, (lire en ligne [vidéo], consulté le )
- ↑ « Les rafles de janvier 1943 », sur ares-assoc.net (consulté le )
- ↑ Gérard Guicheteau, Marseille 1943 La fin du Vieux-Port, Daniel & Cie, Le Provençal,, coll. « Collection archives de guerre », , 55 p.
- ↑ Jean-Luc_Bellanger, « Ahlrich Meyer, Marseille 1942-1944, le regard de l'occupant. Photographies de propagande, Éditions Temmen, Bremen, 1999 », sur abbaye-saint-hilaire-vaucluse.com (consulté le )
- ↑ Jean-Lucien Bonillo, Architectures de la Reconstruction à Marseille : Le quartier du Vieux-Port 1940-1960, Marseille, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, , 32 p.
- ↑ Borruey René, « Contes de l'urbanisme ordinaire. Politiques et urbanistes à Marseille (1931-1949) », Espaces Temps, , p. 55-62 (lire en ligne)
- ↑ Claire Aslangul-Rallo, « Signal (1940-1945) : propagande « universelle » ou adaptation à des publics hétérogènes ? », sur cairn.info,
- ↑ [vidéo][Production de télévision] « Marseille 1943 - Anatomie d’une rafle », Édouard Mills-Affif sur Arte, , 63 minutes (consulté le )
- ↑ « Marseille fait peau neuve », Marche : le magazine français, no 6, , p. 22-23 (lire en ligne)
- ↑ Gilles Rof, « Après la reconnaissance de la rafle du Vieux-Port de Marseille comme crime contre l’humanité, le soulagement des victimes : « C’est la fin de l’indifférence collective » »
, sur lemonde.fr, - ↑ Société des Membres de la Légion d'Honneur Finistère Nord.
- ↑ David Coquille, « De la rafle de Saint-Jean au camp de Sachsenhausen », La Marseillaise, (lire en ligne
, consulté le ). - ↑ Benoît Gilles, « Les évacués du quartier Saint-Jean portent plainte contre X pour “crime contre l’humanité” », Marsactu, (<deux-rafles-un-combat->lhumanite/ lire en ligne, consulté le )

- ↑ AFP, « La justice enquête pour « crimes contre l’humanité » sur une rafle de 1943 à Marseille », Le Figaro, (lire en ligne)
- ↑ Jean-Baptiste Mouttet, « Marseille, 1943: autopsie d’un crime contre les quartiers populaires | Panoramiques », sur Mediapart (consulté le )
- ↑ Christophe Casanova, « Marseille: les rescapés de la rafle du Vieux-Port réunis contre l’oubli », La Marseillaise, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Rafle, évacuation et destructions, Marseille se souvient », sur marseille.fr (consulté le ).
- ↑ David Coquille, « De la rafle de Saint-Jean au camp de Sachsenhausen” », La Marseillaise, (lire en ligne, consulté le )

- ↑ https://www.franceinfo.fr/societe/seconde-guerre-mondiale/la-justice-reconnait-comme-crime-contre-l-humanite-les-rafles-menees-en-1943-a-marseille_8216224.html
- ↑ « Rafles à Marseille en 1943 : la justice reconnaît un « crime contre l’humanité » », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Rafle de 1943 à Marseille : "Aucun auteur encore en vie n’a pu être identifié", souligne le Parquet national antiterroriste », sur www.laprovence.com, (consulté le )
- ↑ Clara Martot Bacry, « Devant ses derniers survivants, la rafle du Vieux-Port reconnue "crime contre l'humanité" », sur Marsactu, (consulté le )
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Le Patriote résistant, nos 578 et 579, .
- Jacques Delarue, Trafics et crimes sous l’Occupation, Le Livre de poche, .
- Gérard Guicheteau, Marseille 1943, la fin du Vieux-Port, éditions Le Provençal, 1973.
- Ahlrich Meyer, Marseille 1942-1944. Le regard de l’occupant, photographies de propagande de la Wehrmacht (édition bilingue), Bremen, Éditions Temmen, 1999.
- Robert Mencherini (dir.), Provence-Auschwitz. De l’internement des étrangers à la déportation des Juifs 1939-1944, Aix-en-Provence, éd. PUP, 2007.
- Christian Oppetit (dir.), Marseille, Vichy et les nazis, Marseille, Amicale des déportés d’Auschwitz et des camps de Haute-Silésie, 1993.
- Maurice Rajsfus, La Police de Vichy : Les forces de l’ordre françaises au service de la Gestapo, 1940/44, Le Cherche midi, .
- Anne Sportiolo, « Le Vieux-Port de Marseille », L'Histoire, no 16, .
- Jean Contrucci, Histoire de Marseille illustrée, Le Pérégrinateur éditeur, 2007.
- Renée Dray-Bensousan, Les Juifs à Marseille 1939-1944, Éditions les Belles Lettres, 2004.
- Maurice Gouiran, Train Bleu, Train Noir, Éditions Jigal, .
- Jean-Louis Vassallucci, Aux animaux esclaves de l'ordre raide, Éditions l'Harmattan, 2024
- Donna F. Ryan - The Holocaust & the Jews of Marseille: the enforcement of anti-Semitic policies in Vichy France. University of Illinois Press (). (ISBN 0252065301 et 978-0252065309)
Filmographie
modifier- "Marseille, , Opération Sultan", documentaire de Jean-Pierre Carlon, France 3 Méditerranée–Productions du Lagon, 2004, 52 min.
- "Et le Vieux Port fut condamné", docufiction TV de Jean Dasque, ORTF, 1973, 48 min.
- "Marseille assassinée", de Jacques Mouton et Michel Ficetola, voir en ligne.
- "La Petite Naples Marseillaise", Comité du Vieux-Marseille et Massaliote-Culture, voir en ligne.
- "La Rafle Oubliée", Fabio Lucchini / Khora Films / Les Films du Grain de Sable, voir en ligne.
- "La Rafle du Vieux-Port", Émeric Nicolas / Emmanuel Amara / Mediatika voir en ligne.
- "Marseille, 1943 : le crime oublié", France 24, voir en ligne.
Articles connexes
modifier- Vieux-Port de Marseille
- Collaboration policière sous le régime de Vichy
- Israël Salzer, rabbin français
- Camp des Milles
- Varian Fry, journaliste américain
- Les Sept Tonnerres, film de 1957