Ramiro Valdés

homme politique cubain

Ramiro Valdés Menéndez, dit Ramirito, né le à Artemisa (province de La Havane) et mort le à La Havane[1], est un révolutionnaire et homme politique cubain.

Ramiro Valdés
Illustration.
Ramiro Valdés dans les années 1960.
Fonctions
Vice-Premier ministre[N 1]

(17 ans, 3 mois et 28 jours)
Président Fidel Castro
Raúl Castro
Miguel Díaz-Canel
Premier ministre Manuel Marrero Cruz

(21 ans, 9 mois et 20 jours)
Président Fidel Castro
Raúl Castro
Miguel Díaz-Canel
Membre du Bureau politique du Parti communiste de Cuba

(13 ans)
Président Fidel Castro
Raúl Castro
Législature 5e, 6e et 7e Bureau politique

(20 ans, 4 mois et 1 jour)
Président Fidel Castro
Législature Provisoire, 1er et 2e Bureau politique
Biographie
Nom de naissance Ramiro Valdés Menéndez
Date de naissance
Lieu de naissance Artemisa (Cuba)
Date de décès (à 94 ans)
Lieu de décès La Havane
Nationalité Cubaine
Parti politique Parti communiste de Cuba

Issu d'une famille paysanne pauvre, Ramiro Valdés se joint à la révolution cubaine contre le régime de Fulgencio Batista dès 1953. Il participe cette année-là à l’assaut sur la caserne Moncada au cours duquel il est blessé et fait prisonnier avec Fidel Castro et Raúl Castro. Libérés, les trois hommes organisent à partir du Mexique l’expédition du yacht Granma en 1956. Dans la guérilla menée dans la forêt montagneuse de la sierra Maestra, il est le commandant en second de la colonne rebelle dirigée par Ernesto Guevara[1].

Après la victoire des révolutionnaires, il devient ministre de l’Intérieur (de 1961 à 1968, puis de 1979 à 1985) et met en place les services de renseignement de l’île alors que les relations avec les États-Unis sont particulièrement tendues. Il est également ministre de l’Informatique et des Communications de 2006 à 2011[1].

Biographie

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Ramiro Valdés grandit dans une famille pauvre et ne peut terminer sa scolarité[1].

Carrière politique

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Révolutionnaire

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Ramiro Valdés et d'autres combattants.

Vétéran de la révolution cubaine, Ramiro Valdés s'est battu aux côtés de Fidel Castro en 1953, à l'age de 21 ans, lors de l'attaque de la caserne Moncada contre Fulgencio Batista. Il est membre fondateur du mouvement du 26 juillet. Emprisonné à l'île des Pins, puis gracié en , il participe à l'exil au Mexique et au débarquement du Granma sur les côtes cubaines le .

Il est ensuite engagé dans la guérilla dans la sierra Maestra, où il est le second de Che Guevara (1956-1958) avant de devenir lui-même commandant de la 8e colonne d'invasion Ciro Redondo. Il combat lors de la bataille décisive de Santa Clara, qui précipite la chute de la dictature de Batista en janvier 1959[2].

Il est membre du Politburo du Parti communiste de Cuba à partir d'.

Symbole de la répression

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D'abord commandant militaire, puis directeur de la forteresse de la Cabaña, Ramiro Valdés fonde et dirige le département d'investigations de l'armée rebelle (Dier), préfiguration de la Sécurité de l'État. Il préside à la création des Unités militaires d'aide à la production (UMAP), camps de travail agricole où, entre 1965 et 1968, 30 000 jeunes jugés inaptes au service militaire sont envoyés[3],[4].

Ministre de l'Intérieur et symbole de la répression depuis 1961, le Politburo du Parti communiste de Cuba décide cependant de destituer Valdés comme ministre de l'Intérieur en 1969, le remplaçant par Sergio del Valle Jiménez, commandant et Premier ministre adjoint du ministère des Forces armées. Il devient alors vice-ministre des Forces armées, puis en 1972 vice-ministre du secteur de la construction.

En 1978, Castro renomme Ramiro Valdés ministre de l'Intérieur. Celui-ci se charge d'écraser l'opposition et s'en prend aux déviants, dirigeant la police politique. Valdès provoque à nouveau de graves tensions et au 3e congrès du Parti en 1986, Raùl convainc Fidel de le destituer. Il reste vice-président jusqu'en 1994.

Contrôle de l'information

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Ramiro Valdés devient en 1996 directeur du Copextel Business Group, qui devient le centre pour le développement de la télécommunication de Cuba, le logiciel et l'industrie informatique  en association avec les Japonais et des entreprises coréennes et chinoises. En dix ans, ce groupe prend une telle ampleur qu'il est intégré en 2000 au ministère de l'Information et des Communications, dont Valdés devient finalement ministre, le . En 2007, il impose la censure sur internet, pour contrer les États-Unis.

Ramiro Valdés est à nouveau admis au Politburo après la nomination de Raúl Castro comme président du Conseil d'État en . Le retour de Valdés s'inscrit dans la séquence de retour de la ligne dure voulu par Fidel Castro.

En 2010, il part plusieurs mois au Venezuela, le principal allié de Cuba, en tant que conseiller dans le secteur énergétique. Selon l’opposition vénézuélienne, il aurait aussi aidé le gouvernement vénézuélien à perfectionner les services de renseignement du pays[1].

Dans les années 2020, il a été régulièrement vu en train de superviser l’installation de parcs photovoltaïques à un moment où Cuba traverse une crise énergétique majeure du fait du blocus américain sur le pétrole[1].

Vie privée

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Ramiro Valdés est le père du compositeur cubain Ramiro Valdés Puentes, Premier Prix national de Cuba de Composition, qui vit à Miami.

Mandats

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  • Ministre de l'informatique et de communications
  • Vice-président du Conseil d'État
  • Vice-président du Conseil des ministres
  • Membre du Politburo du Parti communiste

Distinctions

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  • Commandant de la révolution
  • Héros de la République

Notes et références

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  1. Il est vice-Premier ministre et vice-président du Conseil des ministres, chargé de la Construction entre 1972 et 1994 puis vice-président du Conseil d'État de la république de Cuba et du Conseil des ministres entre 2009 et 2019.

Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 « Cuba : mort de Ramiro Valdés, compagnon du Che et figure de la révolution castriste », sur Le Figaro, (consulté le )
  2. « Mort de Ramiro Valdés, un des derniers "héros" de la révolution cubaine », Boursorama, (lire en ligne)
  3. Axel Gyldén, Ramiro Valdés, ce dur dans l'ombre des Castro L’Express, 5 février 2010
  4. (es) Sara Gómez Armas, « Muere Ramiro Valdés, histórico comandante de la Revolución cubana cercano a Fidel Castro », sur RTVE.es,

Bibliographie

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Liens externes

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