Ramularia beticola
Taches noires de la betterave
Ramularia beticola est une espèce de champignons ascomycètes de la famille des Mycosphaerellaceae. C'est une espèce pathogène responsable de la ramulariose de la betterave[1],[2].
Description
modifierSur les parties aériennes les symptômes peuvent apparaître de juillet à octobre lorsque le climat est frais et humide[3]. Ils apparaissent d’abord sur les feuilles les plus vieilles. Les feuilles jeunes sont rarement attaquées. Les taches sont assez grandes, irrégulières et anguleuses avec un centre clair et un léger contour brunâtre/rougeâtre. Une sporulation grisâtre peut se développer sur les taches les plus anciennes. Lorsque la maladie progresse, les taches s’agrandissent et confluent, ce qui peut provoquer le dessèchement total des feuilles. Les rendements peuvent diminuer de 15% en matière sèche et jusqu’à 10% en sucre. Une confusion est possible avec la cercosporiose : les taches de la ramulariose sont plus grandes, plus irrégulières et anguleuses, contrairement à la cercosporiose, elles n’ont pas de petit point noir au centre des tâches (visible à la loupe) ni de contour rougeâtre bien marqué[3],[4].
Biologie
modifierLes plantes hôtes de la maladie sont les betteraves sucrières, fourragères et les betteraves potagères ainsi que les bettes. Les facteurs favorables au développement de la ramulariose de la betterave sont des températures relativement basses (optimum de 17°C) et une humidité relative supérieure à 70%. Une forte densité et une carence en soufre tend à augmenter le développement et l’impact de la maladie[3].
Ramularia beticola hiverne sur les déchets de culture sous forme de conidies et de pseudo sclérotes qui constituent l’inoculum primaire. Le cycle débute par la germination des spores qui produisent du mycélium à la surface des feuilles. Ces derniers pénètrent par les stomates (ouvertures naturelles sur les feuilles) et provoquent l’infection primaire. Le champignon se développe durant 15 à 20 jours et forme des taches. Les conidiophores se développent au centre des taches et produisent les conidies qui provoqueront les infections secondaires. Les conidies sont disséminées par les éclaboussures de pluie et le vent[3].
Dénomination
modifierCe taxon porte en français le nom vernaculaire ou normalisé suivant : Taches noires de la betterave selon l'Organisation européenne et méditerranéenne pour la protection des plantes[5] et ramulariose de la betterave selon L'Association de coordination technique agricole.
Systématique
modifierPublication originale
modifier- Fautrey, F., Espèces nouvelles ou rares de la Côte d'Or, vol. 19, , p. 53-56
Liens externes
modifier- (en) Catalogue of Life : Ramularia beticola Fautrey & Lambotte (consulté le )
- (fr + en) EOL : Ramularia beticola (consulté le )
- (en) Index Fungorum : Ramularia beticola Fautrey & Lambotte (consulté le )
- (fr + en) GBIF : Ramularia beticola Fautrey & Lambotte (consulté le )
- (en) IRMNG : Ramularia beticola Fautrey & Lambotte, 1897 (consulté le )
- (en) MycoBank : Ramularia beticola Fautrey & Lambotte (consulté le )
- (en) NCBI : Ramularia beticola (taxons inclus) (consulté le )
- (en) OEPP : Ramularia beticola Fautrey & Lambotte (consulté le )
- (en) Taxonomicon : Ramularia beticola Fautrey & F. Lamb. (1897) (consulté le )
- Index Fungorum
- USDA ARS Fungal Database
Références
modifier- ↑ (en) Thies Marten Wieczorek, Lise Nistrup Jørgensen, Anne Lisbet Hansen, Lisa Munk et Annemarie Fejer Justesen, « Early detection of sugar beet pathogen Ramularia beticola in leaf and air samples using qPCR », European Journal of Plant Pathology, vol. 138, no 4, , p. 775–785 (ISSN 1573-8469, DOI 10.1007/s10658-013-0349-6, lire en ligne
) - ↑ Ouvrage collectif, Guide pratique de défense des cultures, Paris, Association de Coordination des Techniques Agricoles, , 232 p., p. 42
- 1 2 3 4 « Ramularia beticola », sur Appi.be (consulté le )
- ↑ « Quels sont les symptômes de la ramulariose de la betterave ? », sur Wikiagri (consulté le )
- ↑ Base de données mondiale de l'OEPP, https://gd.eppo.int, consulté le .
- 1 2 V. Robert, G. Stegehuis and J. Stalpers. 2005. The MycoBank engine and related databases. https://www.mycobank.org/, consulté le .