Famille Raoul-Duval

famille française
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La famille Raoul-Duval, anciennement Duval, est une famille subsistante d'ancienne bourgeoisie originaire de Picardie, où elle est suivie depuis le XVIIe siècle.

Famille Raoul-Duval
Période XVIIe siècle - XXIe siècle
Origine Picardie Picardie
Demeures Château de la Motte
Château de Marolles
Manoir de la Thibaudière
Charges Procureurs de la prévôté du Vimeu
Notaires royaux
Avocats au Parlement
Premier président de la Cour d'Appel de Bordeaux
Régent de la Banque de France
Ingénieurs des mines
Député français
Sénateur français
Ambassadeur de France
Fonctions ecclésiastiques Pasteurs
Récompenses civiles Ordre national du Mérite
Récompenses militaires Ordre national de la Légion d'honneur
Compagnon de la Libération

Famille de robe sous l'Ancien Régime, et à l'origine catholique, elle est devenue protestante dans la descendance de Charles-Edmond-Raoul Duval et Octavie Say, fondant un important groupe commercial dès 1826[1],[2]. Son nom patronymique, Raoul-Duval, s'est consacré par l'usage depuis Charles-Edmond-Raoul Duval (1807-1896), et a depuis lors été légalement enregistré[3].

Elle est toujours à la tête d'un important groupe commercial (import-export : bois, café, rhum, caoutchouc, etc.) et industriel (chimie, engrais, produits végétaux, etc.) dont les origines remontent à 1826 au Havre[4]. Elle a acquis le département café de la Société commerciale interocéanique en 1985[5].

Filiation simplifiée

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  • Augustin Duval (1774-1848), conseiller à la Cour d'appel d'Amiens[6].
    • Charles-Edmond-Raoul Duval, dit Raoul-Duval (Amiens, -Paris, ), magistrat et sénateur.
      • Edgard-Raoul Duval (Laon, - Monte-Carlo, ). Fils du précédent, magistrat et homme politique.
      • Fernand Raoul-Duval (Péronne, 1833-1892), second fils de Raoul Duval. Polytechnicien, ingénieur des Mines diplômé en 1854, agriculteur à Genillé en Indre-et-Loire, président de la Compagnie parisienne du Gaz, régent de la Banque de France en 1888. En 1881, il est nommé jusqu'en président de la Société Minière du Tarn, société de recherche minière du prolongement sud du gisement du bassin houiller de Carmaux[7]. La Société Minière du Tarn[8],[9] deviendra la Société des mines d'Albi en 1890 lorsque les sondages prouveront l'existence de puissantes couches de houille à Camp-Grand, commune de Saint-Sernin-les-Mailhoc devenue Cagnac-les-Mines. Parmi la nombreuse descendance de Fernand, deux de ses fils sont morts pour la France :
        • René Raoul-Duval (1864-1916), polytechnicien et ingénieur des Mines. Entré au conseil d'administration de la Société des mines d'Albi, accède à la présidence au décès de son prédécesseur, son père Fernand en 1892. Il assurait la continuité de la famille Say dont il défendait les valeurs. À la mort de Léon Say, mort en 1896 sans héritier direct, René devient administrateur des sucreries Say (devenue Béghin Say). Il épouse en 1891 l'Américaine Jeannie Urquhart qui se fera ensuite appeler Georgie Raoul-Duval. Il meurt en 1916 d'une maladie contractée à la guerre.
        • Maurice Raoul-Duval (1866-1916), agriculteur et rédacteur en chef du Courrier du Centre, tué à Verdun. Joueur de polo, il obtient la médaille de bronze aux Jeux olympiques d'été de 1900.

Autres personnalités

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D'autres membres de la famille Raoul-Duval, à l'image de la haute société protestante, se sont illustrés dans différents domaines : industrie, négoce international, fonction publique, littérature, etc. Parmi eux :

Illustrations

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Charles-Edmond Raoul-Duval (1807-1893).
Caricature d'Edgar-Raoul Duval parue dans Le Trombinoscope de Touchatout, en 1873.

Notes et références

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  1. Joseph Valynseele, Les Say et leurs alliances. L'étonnante aventure d'une famille cévenole, 1971, p.58.
  2.  «Duval, Rosalie (1736-1829), mère d’André Marie Constant Duméril, et sa famille», Correspondances familiales, mis à jour le 20/06/2017 (lire en ligne).
  3. Le Figaro du 20 juillet 1888, page 1.
  4. Sur le groupe Raoul-Duval (société en commandite : SCRD) voir : Stéphane Siret, « Le Havre », Le Point, nº 1624, 31 octobre 2003.
  5. "Le Havre colonial de 1880 à 1960", par Claude Malon, page 233
  6. Jean Baptiste Nicolas Marie Augustin Duval, Annuaire rétrospectif de la magistrature XIXe – XXe siècles.
  7. Compagnie Minière du Tarn
  8. Centre Midi Magazine (Houillères du Centre et du Midi) nº 55, 1981, Patrick Trouche
  9. Revue du Tarn nº 197, 2005, Rolande Trempé
  10. Voir sa biographie sur le site Ordre de la Libération