Raymond Gaston
Raymond Gaston, né le à Foix (généralité de Perpignan, actuel département de l'Ariège), mort le à Paris, est un homme politique de la Révolution française.
| Raymond Gaston | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député de l'Ariège | |
| – (1 an et 16 jours) |
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| Gouvernement | Assemblée législative |
| Député à la Convention nationale | |
| – (3 ans, 1 mois et 24 jours) |
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| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Foix, France |
| Date de décès | (à 79 ans) |
| Lieu de décès | Ancien 6e arrondissement de Paris |
| Nationalité | |
| Parti politique | Montagne (Révolution française) |
| Profession | Juge de paix Receveur général |
| députés de l'Ariège | |
| modifier |
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Il est, entre 1791 et 1795, député de l'Ariège à l'Assemblée nationale législative et à la Convention nationale, où il vote la mort de Louis XVI.
Biographie
modifierMandat à la Législative
modifierLa France devient une monarchie constitutionnelle en application de la constitution du 3 septembre 1791.
Le même mois, Raymond Gaston, alors juge de paix à Foix, est élu député du département de l'Ariège, le deuxième sur six, à l'Assemblée nationale législative[1].
Il siège sur les bancs de la gauche de l'Assemblée. En , il vote en faveur de la mise en accusation de Bertrand de Molleville, le ministre de la Marine[2]. En avril, il vote pour que les soldats du régiment de Châteauvieux, qui s'étaient mutinés lors de l'affaire de Nancy, soient admis aux honneurs de la séance[3]. En août, il vote en faveur de la mise en accusation du marquis de La Fayette[4].
La monarchie prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
Mandat à la Convention
modifierEn , Raymond Gaston est réélu député de l'Ariège, le sixième et dernier, à la Convention nationale[5].
Le député Montagnard
modifierIl siège sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine[6]. Le , il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat[7]. Le , il vote contre le rétablissement de la Commission des Douze[8].
Le , alors que plusieurs députés de la Gironde sont décrétés d'accusation[9], Gaston demande que le décret soit étendu à d'autres représentants[10] :
Je demande [...] le décret d’accusation contre plusieurs traîtres qui sont encore dans votre sein, [...] je veux parler de Fronfrède, de Ducos et de Carra [...].
Carra dénonce en retour Gaston en l'accusant d'être le frère d'un noble, le « marquis de Gaston ». Le , Gaston réfute l'accusation[11] :
Le Gaston dont on a parlé n'est point mon frère, il n'y a jamais eu de marquis dans ma famille mais fût-il mon frère, qu'ont de commun les sentiments d'un traître avec ceux d'un patriote ? Je marche sur les traces de Brutus, et si mon frère déchirait le sein de ma patrie, je déclare que je briguerais l'honneur de le poignarder.
Le 22 prairial an II (le ), il s'oppose à la loi de Prairial proposée par Georges Couthon et soutenue par Maximilien de Robespierre[12].
Le représentant en mission
modifierLe , Gaston est envoyé en mission aux côtés de Joseph Fayau (député de la Vendée) dans les départements de l'Ariège et des Pyrénées-Orientales afin d'accélérer la levée en masse[13]. Le , il est envoyé en mission auprès de l'armée des Pyrénées orientales[14]. Le 2 nivôse an II (le ), il est envoyé auprès de l'armée des Alpes[15].
Du Directoire à la Restauration
modifierSous le Directoire, Raymond Gaston est élu commissaire du Directoire exécutif près le département de l'Ariège.
En germinal an VI (), il est élu député au Conseil des Anciens. Son élection est cependant annulée par la loi du 22 floréal an VI ()[16].
Sous le Consulat, il devient receveur général du département des Basses-Alpes. La Restauration met fin à ses fonctions en 1814. Il n'est pas visé par la loi du 12 janvier 1816, n'ayant pas adhéré à l'Acte additionnel[17].
Descendance
modifierRaymond Gaston épouse Denise Ramagé. De leur union naissent quatre enfants :
- Adélaïde-Alexandrine Gaston, née le 23 messidor an III (le ) à Paris (ancien 5e arrondissement)[18], morte le à Paris (11e arrondissement)[19]. Elle est baptisée paroisse Saint-Roch et son parrain est Alexandre Dumas, général d'armée.
- Joseph Gaston, né le 11 pluviôse an VIII (le ) à Digne (département des Basses-Alpes)[20], mort le à Paris (18e arrondissement)[21].
- Joseph Antoine Gaston, né le 1er jour complémentaire de l'an XII (le ) à Digne[22].
- Hortense Gaston, née le à Digne[23].
Notes et références
modifier- ↑ Laurent, Émile (1819-1897), Mavidal, Jérôme (1825-1896), Pionnier, Constant (1857-1924) et Tonnier, E., « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 34, Liste des députés »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Laurent, Émile (1819-1897), Mavidal, Jérôme (1825-1896), Pionnier, Constant (1857-1924) et Tonnier, E., « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 39, séance du 8 mars 1792 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Laurent, Émile (1819-1897), Mavidal, Jérôme (1825-1896), Pionnier, Constant (1857-1924) et Tonnier, E., « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 41, séance du 9 avril 1792 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Laurent, Émile (1819-1897), Mavidal, Jérôme (1825-1896), Pionnier, Constant (1857-1924) et Tonnier, E., « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 47, séance du 8 août 1792 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 52, Liste des députés par départements »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Froullé, Jacques-François (≃1734-1794) et Levigneur, Thomas (≃1747-1794), « Liste comparative des cinq appels nominaux. Faits dans les séances des 15, 16, 17, 18 et 19 janvier 1793, sur le procès et le jugement de Louis XVI [...] »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 62, séance du 13 avril 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1890, Première série, tome 65, séance du 28 mai »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Jacqueline Chaumié, « Saint-Just et le procès des Girondins », Annales historiques de la Révolution française, vol. 191, no 1, , p. 14–26 (ISSN 0003-4436, DOI 10.3406/ahrf.1968.3971, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 69, séance du 28 juillet 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 70, séance du 2 août 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Gut, Philippe et Perrot, Jean-Claude (né en 1928), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 91, séance du 22 prairial an II (10 juin 1794) »
, sur https://www.persee.fr, (consulté le ) - ↑ Aulard, François-Alphonse (1849-1928), « Recueil des actes du Comité de salut public, avec la correspondance officielle des représentants en mission et le registre du conseil exécutif provisoire. Tome 2 »
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, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel n°235, « Conseil des Anciens, séance du 22 floréal an VI »
, sur https://gallica.bnf.fr, 25 floréal an 6 (14 mai 1795) (consulté le ) - ↑ Côme Simien, « La Convention interminable : les régicides au tribunal du passé (1815-1830) », Annales historiques de la Révolution française, no 381, , p. 189–211 (ISSN 0003-4436, DOI 10.4000/ahrf.13637, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Archives de Paris, « État-civil reconstitué, registre des naissances, vue 14 / 51, V3E/N 967 »
, sur https://archives.paris.fr (consulté le ) - ↑ Archives de Paris, « État-civil du 11e arrondissement, registre des décès du 22 février au 17 mars 1863, vue 7 / 31, V4E 1328 »
, sur https://archives.paris.fr (consulté le ) - ↑ Archives départementales des Alpes-de-Hautes-Provence, « État-civil de Digne, registre des naissances de 1792 à 1804, vue 153 / 362, 1MI5/1088 »
, sur https://www.archives04.fr (consulté le ) - ↑ Archives de Paris, « État-civil du 18e arrondissement, registre des décès du 5 au 24 février 1894, vue 24 /31, V4E 10312 »
, sur https://archives.paris.fr (consulté le ) - ↑ Archives départementales des Alpes-de-Hautes-Provence, « État-civil de Digne, registre des naissances de 1792 à 1804, vue 349 / 362, 1MI5/1088 »
, sur https://www.archives04.fr (consulté le ) - ↑ Archives départementales des Alpes-de-Hautes-Provence, « État civil de Digne, naissances de 1804 à 1812, vue 160 / 367, 1MI5/0827 »
, sur https://www.archives04.fr (consulté le )
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- « Raymond Gaston », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
Liens externes
modifier- Ressource relative à la vie publique :