Raymond Monange, est un malfaiteur français puis un membre de la Carlingue (Gestapo française) né le à Paris et mort fusillé le au fort de Montrouge à Arcueil (Seine)[1] surnommé la « Soubrette ».

Raymond Monange
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 38 ans)
Arcueil (Seine)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Raymond Alfred MonangeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Membre de
Condamnation
Lieu de détention

Biographie

modifier

Peintre en bâtiment dans ses jeunes années à Montreuil, il y est connu comme malfaiteur en 1931 et est condamné pour proxénétisme.

Après la fin de la « drôle de guerre », il fait son entrée dans la bande à Henri Lafont de la Gestapo française et participe, comme cadre, à la création de la « Brigade nord-africaine, BNA », sous les ordres de Lafont, et aux exactions, sous l’uniforme allemand, contre les maquis de Tulle, Limoges et Périgueux.

Le départ de Paris a lieu le et la légion est divisée en cinq sections, une ralliant Montbéliard, l’autre Périgueux commandée par Alexandre Villaplane, et les trois dernières Tulle sous le commandement de Lafont. Le groupe de Tulle auquel appartenait Monange est cantonné à l’hôtel Saint Martin ou il mène des interrogatoires et des tortures avec une grande brutalité et férocité.

Monange quitte Tulle à la fin sur l’ordre de Lafont pour arriver à Périgueux, où il prend le commandement de la légion nord-africaine, comme lieutenant, en remplacement de Villaplane. Il sert aussi d’auxiliaire à la Gestapo sous les ordres de Michaël Hambrecht qui est installé 1, place du Théâtre, à Périgueux et qui commande à une quinzaine d'agents allemands, roumains ou autrichiens et recourent volontiers à la torture.

Le au Château-l'Évêque et à La Chapelle-Gonaguet plusieurs résistants sont arrêtés en présence de Raymond Monange.

Courant , Raymond regagne Paris et reprend son petit commerce. Muni d'une fausse carte d'identité et de résistant, il se sent tranquille. Il est arrêté pour ses activités de proxénète à son domicile par la police, le . Il tente de faire usage de son arme et oppose une vive résistance aux agents chargés de l'arrêter. Il exhibe ses fausses cartes mais est incarcéré.

Arrêté un peu par hasard, il est identifié et inculpé pour intelligence avec l’ennemi. Il est transféré à la prison de Fresnes dans l’attente de son procès, à l'issue duquel il est condamné à mort. Son recours en grâce est introduit le . Vincent Auriol, Président de la République, qui a eu à connaître des méthodes de la rue Lauriston, refuse la grâce le . Il est fusillé au fort de Montrouge, le en même temps que son complice Abel Danos. Obséquieux envers Abel Danos dit « Le Mammouth », dans le milieu, on l'appelait Raymond « La Soubrette »[2],[3],[4],[5],[6],[7],[8]

Notes et références

modifier

Annexes

modifier

Bibliographie

modifier
  • Patrice Rolli, La Phalange nord-africaine (ou Brigade nord-africaine, ou Légion nord-africaine) en Dordogne: Histoire d'une alliance entre la Pègre et la Gestapo (-), Éditions l'Histoire en Partage, 2013, 189 pages (sur Alexandre Villaplane et Raymond Monange essentiellement)

Liens externes

modifier