Raymond Pognon
Raymond Pognon, né le à Honfleur et mort le à Melbourne, est un homme politique et résistant français, Compagnon de la Libération. Élu local de Nouvelle-Calédonie, il participe au ralliement de ce territoire à la France libre en 1940 mais, en désaccord avec les représentants du général de Gaulle, se retire de la vie politique peu de temps après.
| Raymond Pognon | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Maire de Bourail | |
| – (12 ans) |
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| Conseiller général de Nouvelle-Calédonie | |
| – (12 ans) |
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| Président du Conseil général de Nouvelle-Calédonie | |
| – (3 ans) |
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| Président | Alexandre Millerand Gaston Doumergue |
| Prédécesseur | Léon Vincent |
| Successeur | Félix Roumy |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Honfleur (Calvados) |
| Date de décès | (à 85 ans) |
| Lieu de décès | Melbourne (Australie) |
| Nationalité | |
| Diplômé de | École des Hautes études commerciales |
| Profession | Administrateur Agriculteur Homme politique |
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Biographie
modifierJeunesse et formation
modifierRaymond Pognon naît le à Honfleur, dans le Calvados, d'un père négociant et d'une mère journaliste ayant contribué à la création du quotidien La Fronde[1],[2]. Il effectue ses études supérieures à l'école des hautes études commerciales de Paris et, ajourné plusieurs fois pour cause de faiblesse physique, effectue son service militaire dans des services auxiliaires[3],[4],[5]. En 1902, il part pour la Nouvelle-Calédonie où il est chef du service administratif de la société minière Le Nickel avant de devenir agriculteur et éleveur[3],[4].
En 1913, il devient maire de la commune de Bourail et dans le même temps, est conseiller général de Nouvelle-Calédonie de 1913 à 1925 et président du Conseil général de 1922 à 1925[3]. Du fait de ses mandats, il bénéficie de sursis et n'est donc pas appelé à combattre pendant la Première Guerre mondiale[4]. Parallèlement à ses activités politique, il dirige le quotidien La France Australe de 1920 à 1925[3].
Seconde Guerre mondiale
modifierAprès l'armistice du 22 juin 1940, refusant la défaite de la France, il s'associe à Michel Vergès, Georges Dubois et Georges Baudoux pour mener une grande action de propagande afin de convaincre les autorités et la population néo-calédonnienne de poursuivre la guerre et de se rallier au général de Gaulle[6]. Il devient ainsi l'un des principaux artisans du ralliement de la Nouvelle-Calédonie à la France libre le et accueille avec ses camarades Henri Sautot qui vient d'être nommé gouverneur par de Gaulle[3]. Par la suite, il participe à l'organisation du rassemblement de volontaires qui seront affectés au Bataillon du Pacifique sous les ordres de Félix Broche pour combattre avec les forces françaises libres[3].
Ses actions en faveur de la France libre lui valent d'être condamné à mort par le régime de Vichy, jugement qui sera annulé en 1949, mais également de recevoir, le , la Croix de la Libération des mains de l'amiral d'Argenlieu, envoyé par le général de Gaulle en tant que Haut-Commissaire de la France Libre pour le Pacifique avec les pleins pouvoirs civils et militaires[3]. De graves dissensions éclatent alors entre d'Argenlieu et Sautot qui est contraint au départ malgré le soutien des élus et de la population locale[3]. Soutenant Henri Sautot face à l'amiral, Raymond Pognon mène des manifestations de soutien au gouverneur et est arrêté sur ordre d'Argenlieu en [3]. Relâché peu de temps après, il décide alors de cesser toute activité politique[3].
Après-Guerre
modifierDécorations
modifier| Compagnon de la Libération Par décret du 11 février 1942 |
Chevalier de l'Ordre du Mérite agricole | ||||
Hommages
modifierRéférences
modifier- 1 2 « Biographie - Ordre National de la Libération »
- ↑ « Acte de naissance de Raymond Pognon - 2MiEC-4E3887 N°223 », sur Archives départementales du Calvados
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, (ISBN 2-356-39033-2)
- 1 2 3 « Registre matricule de Raymond Pognon - D4R1 769 N°519 », sur Archives de Paris
- ↑ Le registre matricule de Raymond Pognon indique par erreur le 30 septembre 1873 comme date de naissance. Le recoupement des informations avec le registre d'état-civil de 1873 à Honfleur confirme qu'il s'agit bien du bon Raymond Pognon
- ↑ Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Éditions Perrin, (ISBN 2-262-01606-2)
- ↑ « Rue Raymond Pognon - Nouméa », sur Google Maps
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Éditions Perrin, , 822 p. (ISBN 2-262-01606-2).
- Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, , 1230 p. (ISBN 2-356-39033-2).
- François Marcot, Dictionnaire historique de la résistance, Robert Laffont, (ISBN 2-221-09997-4).
- Olivier Wieviorka, Histoire de la Résistance : 1940-1945, Paris, Éditions Perrin, , 575 p. (ISBN 978-2-262-02799-5 et 2-262-02799-4, OCLC 827450568).