Raymond Quenedey
Raymond Quenedey, né le à Paris 4e[1] et mort le à Berne, est un historien français.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom de naissance |
Raymond Alexandre Quenedey |
| Nationalité | |
| Domiciles | |
| Formation | |
| Activité |
L'Habitation rouennaise (1926) |
Biographie
modifierDomicilié au no 213 boulevard Saint-Germain à Paris, Raymond Quenedey s'engage en 1888 à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr. Il est nommé sous-lieutenant au 78e régiment d'infanterie en 1890, puis lieutenant en 1892. En 1901, il est nommé capitaine au 39e régiment d'infanterie à Rouen. Pendant la Première Guerre mondiale, affecté au 119e régiment d'infanterie, il est grièvement blessé par une balle à l'épaule droite le au bois de la Caillette près de Verdun[2],[3].
Membre de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen (1914), croix de guerre 1914-1918, officier de la Légion d'honneur[4] (1920) et officier d'Académie (1921), Quenedey fut président de la Société normande d'études préhistoriques de 1922 à 1926, de la Société des amis des monuments rouennais et de la Société libre d'émulation du commerce et de l'industrie de la Seine-Inférieure. Il fut également membre de la commission départementale des antiquités de la Seine-Inférieure, de la Société industrielle de Rouen et du Photo-club rouennais[5].
Son livre sur l'Habitation rouennaise lui vaut le titre de docteur ès lettres en 1926.
En 1926, la Société française d'archéologie lui décerne une médaille de vermeil lors du Congrès archéologique de France.
Il demeure à l'hôtel de la Houssaye, no 22 rue de la Chaîne, puis à partir de 1920, au no 79 rue Thiers à Rouen.
Il meurt à la clinique Victoria à Berne et repose au cimetière monumental de Rouen[6].
Décorations
modifier
Chevalier de la Légion d'honneur (arrêté du )[7]
Croix de guerre - avec palme de bronze (1916)[8]
Officier de la Légion d'honneur (arrêté du )
Officier d'académie (1921)
Œuvres
modifier- La Prison de Jeanne d'Arc à Rouen : étude historique et archéologique, Paris, Champion, , 132 p. (lire en ligne).
- La Normandie, recueil de documents d'architecture civile de l'époque médiévale au XVIIIe siècle, Paris, Contet, 1927.
- L'Habitation rouennaise, Rouen, Lestringant, , 430 p., gr. in-8o ; Paris, Monfort, 1998 (ISBN 978-2852264830).
- « Notes sur l'anthropologie de la région rouennaise », Bulletin de la Société normande d'études préhistoriques, t. XXV, 1922-1924.
- L'Hôtel de la Houssaye, Rouen, Imprimerie Lecerf, grand in-4°, 36 p., 1930.
Notes et références
modifier- ↑ Archives de Paris, état civil, acte de naissance no 4/1497/1868 (consulté le 28 septembre 2012).
- ↑ Archives de Paris, fiche matricule no 515.
- ↑ « Raymond Quenedey », Journal de Rouen, , p. 4 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Cote 19800035/1234/42388 », base Léonore, ministère français de la Culture
- ↑ Photo-club rouennais : Annuaire pour l'année 1925, Rouen, Lecerf, 14 p., in-8o (OCLC 460834986).
- ↑ Jean-Pierre Chaline (dir.), Mémoire d'une ville, le Cimetière monumental de Rouen, Rouen, Société des Amis des monuments rouennais, (ISBN 2-9509804-1-4).
- ↑ Georges Dubosc, « Légion d'honneur », Journal de Rouen, no 240, , p. 2 (lire en ligne).
- ↑ « Citations à l'ordre du jour », Journal de Rouen, no 272, , p. 1 (lire en ligne).
Annexes
modifierBibliographie
modifier- Ferdinand Coutan, Notice sur le commandant R. Quenedey, Rouen, Impr. Lainé, 1939, in-8o.
- Sylvie Quenedey, « Le commandant Quenedey : la vie et l'œuvre d'un grand archéologue rouennais », dans Bulletin des amis des monuments rouennais, 1990-1991, p. 37-48.
- Stéphanie Soyeux, Raymond Quenedey, un militaire au service du patrimoine rouennais 1868-1938, maîtrise d'histoire, Université de Rouen, 2000.
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la recherche :
- Ressource relative à la vie publique :