Raymond Triboulet
Raymond Triboulet, né le à Paris[1] et mort le à Sèvres[2], est un résistant et homme politique français.
| Raymond Triboulet | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – (5 ans, 11 mois et 29 jours) |
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| Élection | 5 mars 1967 |
| Réélection | 23 juin 1968 |
| Circonscription | 4e du Calvados |
| Législature | IIIe et IVe (Cinquième République) |
| Groupe politique | UD-Ve (1967-1968) UDR (1968-1973) |
| Prédécesseur | Alain Lecornu |
| Successeur | François d'Harcourt |
| – (1 mois) |
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| Élection | 18 novembre 1962 |
| Circonscription | 4e du Calvados |
| Législature | IIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | UNR-UDT |
| Prédécesseur | Emmanuel Villedieu |
| Successeur | Alain Lecornu |
| – (2 mois) |
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| Élection | 23 novembre 1958 |
| Circonscription | 4e du Calvados |
| Législature | Ire (Cinquième République) |
| Groupe politique | UNR |
| Prédécesseur | Circonscription créée |
| Successeur | Emmanuel Villedieu |
| – (12 ans et 7 jours) |
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| Élection | 10 novembre 1946 |
| Réélection | 17 juin 1951 2 janvier 1956 |
| Circonscription | Calvados |
| Législature | Ire, IIe et IIIe (Quatrième République) |
| Groupe politique | RI (1946-1951) RPF (1951-1955) RS (1956-1958) |
| Ministre délégué à la Coopération | |
| – (3 ans, 1 mois et 2 jours) |
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| Gouvernement | Pompidou II |
| Prédécesseur | Georges Gorse |
| Successeur | Jean Charbonnel |
| Ministère des Anciens combattants | |
| – (3 ans, 10 mois et 20 jours) |
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| Gouvernement | Debré Pompidou I |
| Prédécesseur | Edmond Michelet |
| Successeur | Jean Sainteny |
| Conseiller général du Calvados | |
| – (15 ans) |
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| Circonscription | Canton de Tilly-sur-Seulles |
| Prédécesseur | Pierre Macaire |
| Successeur | Gérard Triboulet |
| Sous-préfet de Bayeux | |
| – (1 an, 10 mois et 21 jours) |
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| Prédécesseur | Pierre Rochat |
| Successeur | Victor Barthélemy |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Raymond Triboulet |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | 1er arrondissement de Paris |
| Date de décès | (à 99 ans) |
| Lieu de décès | Sèvres |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | RPD - UNR - UDR |
| Résidence | Calvados |
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Biographie
modifierLicencié en lettres classiques et en droit, Raymond Triboulet devient dans les années 1930 propriétaire terrien en Normandie et journaliste à Paris.
Mobilisé en 1939, fait prisonnier le , il est rapatrié le . Installé en Normandie, il participe au mouvement Ceux de la Résistance.
Secrétaire du Comité départemental de libération du Calvados au moment du débarquement du , il devient le premier sous-préfet des régions libérées et de Bayeux le [3]. Il est nommé en 1946 inspecteur en Rhénanie-Palatinat (zone d'occupation française en Allemagne).
Raymond Triboulet entame alors une carrière politique[3] : il est élu député républicain indépendant du Calvados en 1946, puis au Rassemblement du peuple français (RPF) en 1951 et républicain social en 1956, groupe qu'il préside. À ce titre, il relaie à l'Assemblée nationale les critiques de Michel Debré visant les méthodes de travail parlementaires de la Quatrième République, notamment sur la question du vote personnel des députés[4]. Il est ministre des Anciens combattants dans le gouvernement Faure II du au .
Il appartient au comité consultatif chargé d'élaborer la Constitution de la Ve République.
Sous la Ve République, Raymond Triboulet est constamment réélu et siège au Palais-Bourbon de 1958 jusqu'en 1973 sous les étiquettes UNR, UNR-UDT, UD-Ve République et UDR. Il a présidé le groupe parlementaire UDR. Il retrouve le ministère des Anciens combattants dans le gouvernement Debré du au , puis dans le gouvernement Pompidou I du au . Il est ensuite ministre délégué à la Coopération dans le gouvernement Pompidou II du au où il s'efforce de promouvoir le volontariat en créant l'association France Volontaires. A l’Assemblée Nationale, il est aussi Président du groupe d’Amitié France-Israël[5].
Raymond Triboulet a siégé à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe et à l'Assemblée parlementaire des Communautés européennes (actuel Parlement européen). Gaulliste et favorable à « l'Europe des Patries », il est président du Comité français de l'Union paneuropéenne (Pan-Europe) de 1973 à 1987.
En 1979, il est élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques[3] au fauteuil de Wilfrid Baumgartner. En 1988, il est délégué de l'Académie à la Séance publique annuelle des Cinq académies. En 1991, Il est président de l'Académie et de l'Institut de France. En 2002, il soutient la candidature présidentielle de Jean-Pierre Chevènement.
Raymond Triboulet a été conseiller général du Calvados[3] et membre du Conseil économique et social de Basse-Normandie. Il s'est impliqué dans le développement économique du département, obtenant par exemple l'implantation du grand centre administratif du Crédit lyonnais à Bayeux en 1963. Il a fondé le Comité du Débarquement en 1945 et en a assuré la présidence pendant 54 ans, jusqu'en 1999. Fondateur du Musée du débarquement d'Arromanches-les-Bains, il a été anobli par la reine Élisabeth II.
Décoration
modifierOuvrages
modifier- Les Billets du Négus, Les Œuvres Françaises, Paris, 1939.
- Sens dessus dessous, Bordas, Paris, 1951.
- Des vessies pour des lanternes, Lecvire, Vire, 1958.
- Halte au massacre, Bordas, Paris, 1966.
- Gaston Jean-Baptiste de Renty, Correspondance, édition et notes de Raymond Triboulet, Bibliothèque européenne, Desclée de Brouwer, 1978.
- Notice sur la vie et les travaux de Wilfrid Baumgartner, Institut de France, .
- À tous ceux qui sont mal dans leur peau, France Empire, Paris, 1981.
- Le Dossier du Débarquement, opération port Mulberry, préface de l'ouvrage pédagogique sur le Port d'Arromanches de François Rouillay et Rémy Desquesnes aux Éditions Mak'it, 1984.
- Un gaulliste de la IVe, Plon, 1985.
- Un ministre du Général, Plon, 1985.
- Gaston de Renty 1611-1649, Beauchesne, 1991.
- F.S.V. Donnison, Civil Affairs and Military Government, North-West Europe, 1944-1946, London, Her Majesty's Stationary Office, 1961, p. 80-81.
Notes et références
modifier- ↑ « Acte de naissance n°494 », Archives de Paris (consulté le ), p. 24/31
- ↑ « matchID - Moteur de recherche des décès », sur deces.matchid.io (consulté le )
- 1 2 3 4 Jacques Henry et Gérard Leroux, La Normandie en flamme — Journal de guerre du capitaine Gérard Leroux, officier d'intelligence au régiment de la Chaudière, Condé-sur-Noireau, Édition Charles Corlet, , 454 p. (ISBN 2-85480-078-8, présentation en ligne), p. 9, 15, 404.
- ↑ Aurélien Laparro, Quand les députés ne votaient pas eux-mêmes, 1876-1958 : entre absents, présents, boîtiers et votes de groupe, Paris, Hémisphères éditions, 2025, p. 172.
- ↑ (he) « https://www.archives.gov.il/ », sur www.archives.gov.il (consulté le )
- ↑ Art. 11 du décret n°53-829 du 14 septembre 1953 instituant un ordre du Mérite combattant, (lire en ligne)
Liens externes
modifier- Archives conservées par : archives départementales du Calvados (63J, ir%2FArchives%20priv%C3%A9es%2FS%C3%A9rie%20J%2FFRAD014_001880%2Exml)
- Ressources relatives à la vie publique :
- Ressources relatives à la recherche :
- Ressource relative à la littérature :
- Inventaire du fonds Raymond triboulet (63J) sur le site des Archives départementales du Calvados