Recherche et sauvetage des Forces armées canadiennes

La recherche et sauvetage des Forces armées canadiennes (Canadian Armed Forces Search and Rescue en anglais), connue sous l'acronyme SAR de l'anglais Search and Rescue, désigne l'ensemble des ressources et opérations destinées à la recherche et sauvetage au sein des Forces armées canadiennes[1]. Les Forces armées canadiennes sont responsables du Programme national de recherche et sauvetage et l'autorité en la matière est le Commandement des opérations interarmées du Canada. La recherche et sauvetage implique principalement l'Aviation royale du Canada (ARC) qui collabore étroitement avec la Garde côtière canadienne et plusieurs organisations civiles et gouvernementales sous la coordination du Secrétariat national de recherche et sauvetage, une branche du ministère de la Défense nationale.

CH-149 Cormorant de la 413{{e}} Escadron de transport et de sauvetage de l'Aviation royale canadienne
CH-149 Cormorant de la 413e Escadron de transport et de sauvetage de l'Aviation royale canadienne

Histoire

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Avant la Seconde Guerre mondiale, il n'existe pas de système national de sauvetage au Canada[2]. La GRC coordonne au cas par cas les secours terrestres en mobilisant des ressources locales de diverses organisations, tandis que le Canadian Life-Saving Service (CLSS) offre un service de sauvetage limité pour les marins des zones océaniques canadiennes et des Grand Lacs[3].

Ressources, structures et opérations

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Les opérations de recherche et sauvetage couvrent une gigantesque zone d'environ 15 540 000 km2, soit la totalité du territoire canadien en plus des zones maritimes territoriales et limitrophes, telles l'Atlantique Nord, le Nord-Ouest Pacifique, et l'océan Arctique. Les ressources opérationnelles sont gérées au sein de trois régions distinctes par l'un des trois Centres conjoints de coordination des opérations de sauvetages (CCCOS) (En anglais, Joint Rescue Coordination Centre, JRCC) : le CCCOS Halifax, le CCCOS Trenton et le CCCOS Victoria. Le Centre canadien de contrôle de mission (CMCC) à Trenton assure la coordination globale des opérations et la détection des signaux de détresse captés par le réseau Cospas-Sarsat. La zone maritime du Saint-Laurent est supervisée par le Centre de sauvetage maritime de Québec (MRSC Québec) géré par la Garde côtière canadienne et dépend des JRCC de Trenton et de Halifax pour la coordination des opérations de recherche et sauvetage. Les opérations de coordination, de recherche et de sauvetage sont effectuées selon les termes décrits dans le Manuel International de recherche et de sauvetage de l'Organisation Maritime Internationale (OMI) et de l'Organisation de l'Aviation civile internationale (OACI), manuel dont le titre est le IAMSAR, et dont le quatrième volume est l'édition canadienne du Manuel national SAR.

Ressources

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Un CH-146 Griffon équipé pour des opérations de recherche et sauvetage
CH-146 Griffon de recherche et sauvetage de l'Aviation royale du Canada durant un exercice au Québec en 2012

Les ressources de recherche et sauvetage sont réparties en cinq escadrons spécialisés et, dans une moindre mesure, trois escadrons de soutien au combat. Plus de 750 militaires, dont 140 techniciens en recherche et sauvetage (Tech SAR)[4], sont assignés au sein de ces escadrons, qui sont soutenus par des équipes au sol et des aviateurs spécialement formés. Les équipes de recherche et sauvetage effectuent plus de 8 700 sorties par année, souvent en assistance aux autorités civiles qui manquent de moyens pour conduire des opérations à grande échelle.

Techniciens

Les 140 techniciens en recherche et sauvetage sont des militaires d'élite, spécialistes du sauvetage en terrain inhospitalier et dans des conditions extrêmes. Entraînés dans une foule de disciplines dont les soins paramédicaux avancés, le parachutisme opérationnel, la plongée autonome, l'alpinisme et la survie en milieu sauvage, ces techniciens opèrent le plus souvent en équipe de deux ou trois à bord d'avions ou d'hélicoptères spécialement équipés. Les Tech SAR suivent un cours intensif d'une durée initiale de 11 mois à l'École de recherche et sauvetage des Forces canadiennes, à Comox, en Colombie-Britannique.

Escadrons
Un CH-146 Griffon équipé pour des opérations de recherche et sauvetage

Il existe cinq escadrons spécialisés en recherche et sauvetage au Canada : deux d'entre eux se spécialisent en sauvetage en mer et quatre d'entre eux partagent des responsabilités de transport tactique. L'escadron de Comox, en plus du sauvetage en mer, sauvetage en montagne et du transport utilitaire, fait office d'escadron d'entraînement opérationnel :

Trois autres escadrons comptent parmi leur effectif des Tech SAR et prennent régulièrement part à des opérations de recherche et sauvetage :

Équipement

L'équipement principal de recherche et sauvetage est des aéronefs spécialement affrétés :

En , le gouvernement canadien annonce avoir retenu l'Airbus C-295 pour renouveler sa flotte d'avions CC-130 et CC-115 avec un programme de 16 appareils d'ci 2023[5].

Un CH-149 Cormorant en opération avec la Garde côtière canadienne

Le premier appareil a été mis en service à Comox en , et le , l'avion a officiellement assumé le statut de « SAR alert », signifiant qu'un CC-295 est désormais disponible en tout temps pour répondre aux appels d'urgence émis par le Centre conjoint de coordination des opérations de sauvetage de Victoria. D'autres escadres, dont celles de Winnipeg, Trenton et Greenwood, doivent également recevoir ces aéronefs dans les prochaines années, bien que la pleine capacité opérationnelle de la flotte ne soit pas attendue avant 2029 ou 2030[6],[7].

Des ressources additionnelles disponibles au besoin incluent :

Risques professionnels

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L'occupation de technicien en recherche et sauvetage est considérée comme l'une des plus dangereuses des Forces armées canadiennes et s'accompagne de blessures fréquentes[8]. Des décès en mission ou en entraînement sont également documentés :

Notes et références

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  1. ↑ Défense nationale Gouvernement du Canada, « 424e Escadron de transport et de sauvetage | Aviation royale canadienne », sur www.rcaf-arc.forces.gc.ca, (consulté le )
  2. ↑ Pierotti 2016, p. 16-17.
  3. ↑ Pierotti 2016, p. 17.
  4. ↑ (fr-CA) Aviation royale canadienne, « Recherche et sauvetage » Accès libre, sur Gouvernement du Canada (consulté le )
  5. ↑ Murray Brewster. Airbus chosen to build Canada's new search planes, ending 12-year procurement odyssey. CBC, 7 décembre 2016.
  6. ↑ (en) Todd Coyne, « New search-and-rescue planes to reach 2-hour ‘alert’ milestone in B.C. », sur CTVNews, (consulté le )
  7. ↑ (en-CA) Nathan Maley, « Kingfisher aircraft enters operational service at 19 Wing Comox », sur My Comox Valley Now, (consulté le )
  8. ↑ (en) David Burke, « One of the Canadian military's most dangerous jobs leaves a trail of injuries » Accès libre, sur CBC News, (consulté le )
  9. ↑ (fr-CA) « Un technicien de la 17e Escadre Winnipeg meurt à l'entraînement en Saskatchewan » Accès libre, sur Radio-Canada, (consulté le )
  10. ↑ (fr-CA) « Un militaire de Winnipeg disparu dans les Rocheuses après une avalanche » Accès libre, sur Radio-Canada, (consulté le )
  11. ↑ (en) « Mark Salesse: RCAF avalanche victim's body recovered » Accès libre, sur CBC News, (consulté le )
  12. ↑ (fr-CA) « Un soldat meurt lors d'une opération de sauvetage au Nunavut » Accès libre, sur Radio-Canada, (consulté le )
  13. ↑ (fr-CA) Henri Michaud, « Six militaires tués : Un hélicoptère de l’armée s’écrase en Gaspésie au retour d’une mission de sauvetage », Le Soleil, vol. 102, no 273,‎ , A 1 (lire en ligne Accès libre)
  14. ↑ (fr-CA) Jocelyn Coulon, « Six militaires périssent dans l’écrasement de leur hélicoptère », Le Devoir, vol. 89, no 224,‎ , A 10 (lire en ligne Accès libre)

Annexes

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Bibliographie

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  • (en) James Pierotti, Reluctant to rescue : The RCAF and the Search and Rescue Mandate, 1939-1959, (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Articles connexes

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Liens externes

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