Red Room (informatique)

type de site web qui présente de la torture et/ou le meurtre d'une ou plusieurs personnes

Les Red rooms (littéralement chambres rouges) seraient des diffusions en direct mettant en scène la torture, le meurtre, le suicide ou le viol d'une ou plusieurs personnes. Dans ces films clandestins, la victime est censée ne pas être un acteur ; c'est une personne vivant les évènements présentés[1], et des donateurs anonymes paieraient en cryptomonnaie pour décider des tortures[2].

Aucune existence de Red room n'a été prouvée. La légende a débuté dans les années 2000, époque où le Dark web commençait à se faire connaître. Ce concept a été rattaché très vite à tout un réseau d'activités illégales impliquant de la vente de drogues, d'armes et de données d'utilisateurs volées. Ainsi, les gens commençaient à spéculer sur ce qui pourrait arriver de pire sur cette face cachée d'Internet.

Mais le Dark web est un endroit très surveillé : aucune autorité ni aucun expert en cybersécurité n'a découvert de redroom. Pourtant, le Dark web est conçu pour l'anonymat des utilisateurs utilisant le moteur de recherche Tor pour cacher l'adresse IP, et les sites web dépendent aussi de Tor, dont l'adresse des sites se terminent par ''.onion''. Ainsi, pour beaucoup, l'absence de preuve montrerait l'habileté et l'intelligence des organisateurs de ces ''jeux'' sordides : s'ils n'ont pas encore été attrapés, ce serait parce qu'ils sont très forts pour camoufler ces vices, et contourneraient les erreurs idiotes en évitant de montrer l'adresse IP en sortant trop vite de Tor.

Des crimes inhumains ont peu à peu rendu la ligne entre mythe et réalité plus transparente :

L’affaire Peter Scully (Philippines, 2011–2015) : Un criminel australien condamné pour avoir produit certaines des vidéos d’exploitation d’enfants les plus horrifiantes jamais découvertes. Ses crimes étaient filmés et vendus sur le Dark web, prouvant qu’un marché pour du contenu extrême existe. Condamné à perpétuité en 2018.

Matthew Falder (Royaume-Uni, années 2010) : Un ingénieur britannique qui utilisait le dark web pour extorquer et forcer des victimes (souvent mineures) à s'autotorturer ou à commettre des actes horribles, filmés et partagés. Il gérait des forums où il réclamait des images d'enfants dans des positions dégradantes (os cassés lentement, enfants paralysés abusés). Condamné à 32 ans en 2018 pour des crimes décrits comme "pure sadisme" par le juge.

Matthew Graham et son site Hurt2theCore (Australie, années 2010) : Graham, surnommé le "King of Hurtcore", gérait l'un des sites les plus notoires du dark web dédié au "hurtcore" (abus extrêmes avec torture, douleur et humiliation d'enfants). Le site Hurt2theCore comptait des milliers d'utilisateurs qui partageaient et demandaient du contenu comme des vidéos d'enfants violés ou torturés. Graham a été condamné en 2016 à 15 ans de prison pour distribution massive de contenu de pédopornographie extrême. C'est souvent comparé à Scully car c'était un regroupement central pour ce type de contenu, et "Daisy's Destruction" (soi-disant la pire vidéo de Peter Scully) y circulait[3].

Notes et références

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  1. Valentine Leroy, « Les « Red Rooms » du deep web: du mythe à la réalité », sur Illicit Trade News Network, (consulté le )
  2. (en) « The Mystery of the Dark Web Red Rooms », sur Criminal (consulté le )
  3. (en-US) Max Daly, « Hurtcore : la communauté la plus sadique du dark web », sur VICE, (consulté le )

Voir aussi

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