Relations entre le Chili et le Guatemala

Les relations entre le Chili et le Guatemala sont les relations internationales entre le Chili et le Guatemala. Il existe entre ces deux pays une relation stable et solide, fondée sur la fraternité hispano-américaine, renforcée par des visites présidentielles réciproques et par la signature de divers accords en matière de coopération technique et commerciale, notamment un accord de libre-échange[1].

Relations entre entre le Chili et le Guatemala
Drapeau du Chili
Drapeau du Guatemala
Chili et Guatemala
Chili Guatemala

Histoire

modifier

Le Chili et le Guatemala partagent des liens historiques, puisqu’ils ont tous deux appartenu à l'Empire espagnol, tout en étant administrés séparément par le Royaume du Chili et la Capitainerie générale du Guatemala, respectivement. La plus ancienne mention de l'établissement de relations diplomatiques entre le Chili et le Guatemala, en tant que républiques souveraines, remonte à l'année 1830, lorsque le gouvernement chilien nomme Joaquín Campino représentant auprès des gouvernements du Mexique et du Guatemala, en tant qu'envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire[1]. De son côté, le premier diplomate guatémaltèque au Chili est Nicolás de Irisarri, qui exerce les fonctions de chargé d'affaires[2] De même, il est établi que pendant la guerre du Pacifique, le gouvernement du Guatemala annonce au ministère chilien des Affaires étrangères une « neutralité absolue » vis-à-vis du conflit[3], en réponse aux informations contenues dans des documents officiels découverts par l'armée chilienne qui occupe Lima, et qui remettaient en cause la neutralité guatémaltèque[2].

Les premiers accords enregistrés entre les deux pays sont le traité relatif à l'exercice des professions libérales (1907)[4], la Convention relative à l'échange de correspondance officielle ainsi qu'à l'échange et à l'affranchissement des publications officielles, scientifiques, littéraires et industrielles (1909) et la Convention sur les valises diplomatiques, adoptée par échange de notes en 1937[5]. Parmi les événements marquants des relations entre le Chili et le Guatemala, on retiendra notamment le titre de docteur honoris causa décerné par l'Université de San Carlos de Guatemala à la lauréate chilienne du prix Nobel de littérature, Gabriela Mistral, en 1931[1]. Le premier ambassadeur du Chili à avoir officiellement présenté ses lettres de créance, en qualité de résident au Guatemala, est Alberto Serrano Pellé ; la cérémonie a lieu le en présence du président Jorge Ubico Castañeda[2]. Le de la même année, le premier ambassadeur du Guatemala au Chili, Virgilio Rodríguez, se présente devant le gouvernement chilien[2]. Pendant le conflit entre le Mexique et le Guatemala (1958-1959), ce pays d'Amérique centrale demande au Chili de représenter ses intérêts au Mexique, jusqu'à la reprise des relations entre les deux pays[2].

Depuis les années 1980, les deux pays ont conclu des accords commerciaux, culturels, diplomatiques et environnementaux. En 1983, l'« Hommage au Guatemala » (=espagnol : Homenaje a Guatemala), un monument comportant une statue de quetzal, est érigé dans le parc Portales de la capitale chilienne ; il est inauguré le sous l'égide du maire de Santiago Centro, Carlos Bombal. En 1997, un accord est signé en vue de créer une commission binationale de coopération bilatérale, suivi d’accords portant sur la promotion et la protection réciproques des investissements, la défense nationale, le tourisme, l’exploitation minière et le transport aérien[5]. En 1998, des pourparlers débutent entre le Chili et les pays d’Amérique centrale en vue de négocier un accord de libre-échange (ALE) qui, après cinq cycles de négociations, est signé le à Guatemala. En 2007, un protocole additionnel à l'ALE est signé entre le Chili et le Guatemala ; il entre pleinement en vigueur le [5],[6].

Dans les années 2010, les principales initiatives de coopération entre les deux pays portent sur le renforcement et la modernisation des institutions, la science, la technologie et l'innovation, la sécurité publique et la justice, ainsi que la formation des ressources humaines[7]. En 2018, le Chili propose son aide au Guatemala pour la mise en place d’un réseau de surveillance volcanologique, sous la responsabilité du Service national de géologie et des mines du Chili[8].

Notes et références

modifier
(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Relaciones Chile-Guatemala » (voir la liste des auteurs).
  1. 1 2 3 (es) Ministère des Relations extérieures, « Relaciones Bilaterales », sur Embajada de Chile en Guatemala (consulté le ).
  2. 1 2 3 4 5 (es) Bibliothèque du Congrès national du Chili, « Guatemala. Relaciones Diplomáticas con Chile », sur Enciclopedia Chilena, mayo de 1970 (consulté le ).
  3. (es) Manuel Barros van Buren, « Historia Diplomática de Chile (1541-1938) », Editorial Andrés Bello, , p. 407.
  4. (es) Ministerio de Relaciones Exteriores de Guatemala, « Acuerdos o Convenios Suscritos entre la República de Guatemala y la República de Chile », sur Embajada de Guatemala en Chile (consulté le ).
  5. 1 2 3 (es) Ministère des Relations extérieures, « Acuerdos y tratados Bilaterales », sur Embajada de Chile en Guatemala (consulté le ).
  6. (es) Superintendencia de Administración Tributaria de Guatemala, « TLC - Chile/Guatemala » (consulté le ).
  7. (es) Ministère des Relations extérieures, « Cooperación internacional », sur Embajada de Chile en Guatemala (consulté le )
  8. (es) Agencia EFE, « Chile ofrece a Guatemala apoyo para diseñar red de vigilancia vulcanológica », (consulté le ).