Relations entre le Saint-Siège et Taïwan
Les relations entre le Saint-Siège et Taïwan désignent les relations internationales s'exerçant entre, d'une part, le Saint-Siège, personne morale siégeant au Vatican, et de l'autre, la république de Chine.
Relations entre le Saint-Siège et Taïwan | |
![]() Saint-Siège Taïwan | |
Ambassades | |
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Nonce apostolique en Chine | |
Adresse | no 7-1, Lane 265, Sec. 2 Heping East Road Taipei 10667 |
Ambassade de république de Chine (Taïwan) au Saint-Siège | |
Adresse | Via della Conciliazione 4/d 00193 Rome Italie |
Site web | taiwanembassy.org/va_en |
Histoire et événements | |
Établissement des relations diplomatiques | |
1949-1952 | Suspension de facto des relations diplomatiques |
1971 | Poste du nonce apostolique en Chine vacant ; fonction exercée ad interim par un chargé d'affaires |
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Chacun des deux États est représenté diplomatiquement auprès de l'autre ; le Saint-Siège par un nonce apostolique, la république de Chine par une ambassade.
Relations diplomatiques
modifierLe Saint-Siège et la république de Chine entretiennent des relations diplomatiques officielles à partir du [1],[2].
Le , la république de Chine ouvre une mission diplomatique auprès du Saint-Siège, qui sera accréditée en tant qu'ambassade à partir du . Son homologue vaticane sur le territoire chinois est quant à elle ouverte en et sera accréditée le [2].
Fin 1949, alors que Tchang Kaï-chek et le gouvernement de la république de Chine se retirent sur l'île de Taïwan au dénouement de la Guerre civile chinoise, le nonce apostolique en poste Antonio Riberi choisit de rester en Chine continentale à Nankin, sans pour autant reconnaître le nouveau gouvernement, désormais dirigé par le Parti communiste chinois ayant proclamé la fondation de la république populaire de Chine. Le nonce est expulsé du territoire en , accusé de collusion[3],[4] ; il rejoint en 1952 l'île de Taïwan, rétablissant les relations avec la république de Chine qui étaient de facto suspendues[3].
Le , alors que le Saint-Siège n'est membre de l'Organisation des Nations unies qu'à titre d'observateur, la résolution 2758 de l'Assemblée générale des Nations unies, actant l'intégration de la république populaire de Chine aux Nations unies aux dépens de la république de Chine, est adoptée[5] ; le Saint-Siège choisit en réaction de ne plus désigner d'archevêque à Taipei à titre de nonce apostolique, de facto ambassadeur. Le pro-nonce alors en exercice, Edward Idris Cassidy, est nommé au Bangladesh où il officie, tout en gardant son titre à Taipei jusqu'en 1979[6]. Un monseigneur est dorénavant nommé pour exercer en tant que chargé d'affaires a.i., le poste de nonce apostolique restant vacant[4],[7] ; Francesco Colasuonno est le premier chargé d'affaires a.i. nommé, remplaçant Edward Idris Cassidy parti au Bangladesh[4] ; la pratique reste depuis en usage[7].
En 2018, la signature entre le Saint-Siège et la république populaire de Chine d'un « accord provisoire » portant sur « la nomination des évêques » pose la question de l'évolution des relations entre le Saint-Siège et les deux rives du détroit de Taïwan ; les relations diplomatiques avec les instances de Taipei restent inchangées[7],[8].
Notes et références
modifier- ↑ « Diplomatic Relations of the Holy See », sur holyseemission.org (consulté le ).
- (zh-tw) « 中華民國108年 | 外交年鑑 » [PDF], sur mofa.gov.tw, (version du sur Internet Archive).
- (en) Jerome Keating, « Unique relations with the Holy See », Taipei Times, (consulté le ).
- (en) Gerald Chan, « Sino-Vatican Diplomatic Relations : Problems and Prospects », The China Quarterly, Cambridge University Press, no 120, , p. 814-836 (JSTOR 654560).
- ↑ « General Assembly, 26th session : 1976th plenary meeting, Monday, 25 October 1971, New York », sur digitallibrary.un.org (consulté le ).
- ↑ (en) « Nunciature to China », sur catholic-hierarchy.org (consulté le ).
- (en) Thomas Ching Wei Tu, « China, Taiwan, and Core of Vatican Diplomacy », sur thediplomat.com, (consulté le ).
- ↑ (en) Novia Huang, Joseph Yeh, « Taiwan's top diplomat says Haiti, Vatican ties need extra attention », sur focustaiwan.tw, (consulté le ).