Relations internationales de la Palestine

Les relations internationales de la Palestine désignent l'ensemble des relations diplomatiques, politiques, économiques et multilatérales entretenues par l'État de Palestine et les institutions représentant le peuple palestinien avec les autres États et les organisations internationales.

La politique étrangère palestinienne est historiquement liée à l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), reconnue comme représentante du peuple palestinien. Depuis la proclamation de l'État de Palestine en 1988, elle comprend notamment les démarches de reconnaissance internationale, l'établissement de missions diplomatiques et la participation aux organisations intergouvernementales.

La Palestine dispose depuis le 29 novembre 2012 du statut d'État observateur non membre auprès de l'Organisation des Nations unies[1].

Histoire

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Diplomatie de l'OLP

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Créée en 1964, l'Organisation de libération de la Palestine développe progressivement un réseau de relations avec les États arabes, les pays du mouvement des non-alignés et plusieurs gouvernements africains, asiatiques et européens.

En 1974, l'Assemblée générale des Nations unies accorde à l'OLP le statut d'observateur par la résolution 3237 (XXIX). Cette décision constitue une étape de l'institutionnalisation de sa représentation internationale[2].

Proclamation de l'État de Palestine

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Le 15 novembre 1988, le Conseil national palestinien proclame à Alger l'indépendance de l'État de Palestine. Plusieurs États reconnaissent rapidement cet État proclamé, tandis que l'Assemblée générale des Nations unies prend acte de cette proclamation par la résolution 43/177 du 15 décembre 1988[2].

Accords d'Oslo

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Les accords d'Oslo, conclus à partir de 1993 entre Israël et l'OLP, ouvrent la voie à la création de l'Autorité palestinienne. Celle-ci exerce des compétences administratives limitées et peut participer à certaines formes de coopération extérieure dans le cadre des accords.

Développement de la diplomatie multilatérale

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En 2011, la Palestine est admise à l'UNESCO comme État membre[3].

Le 29 novembre 2012, la résolution 67/19 de l'Assemblée générale lui confère le statut d'État observateur non membre. En mai 2024, une nouvelle résolution élargit certains droits de participation de la Palestine sans lui accorder la qualité de membre à part entière[1],[4].

Institutions diplomatiques

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Organisation de libération de la Palestine

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L'OLP joue un rôle central dans la représentation internationale du peuple palestinien. Elle participe aux négociations politiques et entretient historiquement des représentations auprès de nombreux gouvernements.

Ministère des Affaires étrangères

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Le ministère palestinien des Affaires étrangères et des Expatriés coordonne les activités diplomatiques, les relations bilatérales et multilatérales, ainsi que les missions palestiniennes à l'étranger[5].

Varsen Aghabekian exerce les fonctions de ministre des Affaires étrangères et des Expatriés en 2026[6].

Relations bilatérales

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Relations avec les États arabes

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Les relations avec les pays arabes occupent une place importante dans la diplomatie palestinienne. L'Égypte et la Jordanie interviennent notamment dans les questions frontalières, sécuritaires et les négociations régionales. L'Arabie saoudite participe à différentes initiatives diplomatiques concernant la création d'un État palestinien.

Relations avec les États européens

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Les relations entre la Palestine et les États européens comprennent des échanges politiques, des programmes de coopération économique et une aide au développement.

Plusieurs États européens ont reconnu l'État de Palestine à différentes périodes. En septembre 2025, la France officialise sa reconnaissance, dans le cadre d'une initiative diplomatique internationale coprésidée avec l'Arabie saoudite[7].

Relations avec les États-Unis

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Les États-Unis entretiennent des contacts politiques avec les dirigeants palestiniens, tout en s'opposant à certaines initiatives d'admission de la Palestine à l'ONU. En avril 2024, ils opposent leur veto à un projet de résolution du Conseil de sécurité recommandant l'admission de la Palestine comme membre de plein droit[8].

Relations avec Israël

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Les relations entre les autorités palestiniennes et Israël sont marquées par le conflit israélo-palestinien, les accords d'Oslo, les questions de sécurité, de frontières, de Jérusalem, des colonies israéliennes et des réfugiés palestiniens.

Organisations internationales

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Nations unies

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La Palestine est un État observateur non membre de l'ONU depuis 2012. La résolution ES-10/23 de mai 2024 lui accorde des droits supplémentaires de participation à l'Assemblée générale, sans droit de vote[2].

La Palestine est admise à l'UNESCO le 31 octobre 2011, à la suite d'un vote de la Conférence générale de l'organisation.

Cour pénale internationale

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La Palestine adhère au Statut de Rome en 2015. La Cour pénale internationale exerce une compétence territoriale sur la situation en Palestine selon les décisions rendues dans le cadre de sa procédure[9].

Organisations régionales

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La Palestine participe à la Ligue arabe, à l'Organisation de la coopération islamique et au Mouvement des non-alignés. Elle appartient également au Groupe des 77[10].

Représentations diplomatiques

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L'État de Palestine entretient un réseau d'ambassades, de délégations et de missions permanentes auprès des organisations internationales. Le statut et les appellations de ces représentations peuvent varier selon les relations diplomatiques avec les États d'accueil.

À New York, la Palestine dispose d'une mission permanente d'observation auprès des Nations unies. D'autres représentations sont établies notamment auprès des États européens et des organisations régionales.

Enjeux diplomatiques

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La politique étrangère palestinienne poursuit notamment la reconnaissance internationale de l'État de Palestine, son admission comme membre de plein droit de l'ONU, la défense du droit à l'autodétermination et la participation aux négociations concernant le conflit israélo-palestinien[5].

La diplomatie palestinienne est également confrontée aux conséquences de l'occupation israélienne, aux divisions politiques palestiniennes et aux difficultés de mise en œuvre des accords diplomatiques.

Voir aussi

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Liens externes

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Notes et références

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  1. 1 2 « Non-Member States », sur Organisation des Nations unies (consulté le )
  2. 1 2 3 « Non-Member Observer State Resources », sur Bibliothèque Dag Hammarskjöld des Nations unies
  3. ↑ « UNESCO General Conference admits Palestine as UNESCO Member State », sur UNESCO,
  4. ↑ « L'Assemblée générale vote à une écrasante majorité pour l'admission de l'État de Palestine à l'ONU », sur Nations unies,
  5. 1 2 « Mandate and Functions », sur Ministère palestinien des Affaires étrangères
  6. ↑ « Ministry of Foreign Affairs and Expatriates », sur Ministère palestinien des Affaires étrangères (consulté le )
  7. ↑ « Comprendre la reconnaissance par la France de l'État de Palestine », sur France Diplomatie (consulté le )
  8. ↑ « Security Council Fails to Recommend Full United Nations Membership for State of Palestine », sur Nations unies,
  9. ↑ « Rapport relatif à la Palestine et au droit international », sur Nations unies,
  10. ↑ « Membership of the State of Palestine in International Organizations », sur Ministère palestinien des Affaires étrangères,