Religion au Cameroun

religion d'une zone

On pratique plusieurs religions[1] au Cameroun, État laïc, d'un peu plus de 29 millions d'habitants en 2025[2]. Le Cameroun est un pays membre de l'Organisation de la coopération islamique. Selon les chiffres du CIA World Factbook de 2018, la population est composée[3],[4] :

La cathédrale Saint-pierre et Saint-Paul de Douala, siège de l'archidiocèse de Douala.

Histoire

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Avant la colonisation, les peuples du Cameroun partageaient des croyances animistes caractérisées par des mythes et des rites variés mais ayant comme points communs le culte des ancêtres. Il y eut, à partir du XIXe siècle, une véritable compétition entre missionnaires catholiques et protestants pour évangéliser les Camerounais.

En pratique, beaucoup de personnes associent aujourd'hui une foi chrétienne et d'anciennes croyances autochtones. Il faut noter le succès au Cameroun de toutes sortes d'Églises, notamment évangéliques, inspirées de modèles américains ou africains.

Christianisme : 60 %

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La population est estimée à environ 69 % de chrétiens en 2023[5].

Catholicisme : 40 %

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Cathédrale Notre-Dame-des-Victoires de Yaoundé.

La population catholique est estimée à environ 40 %. Les fidèles sont répartis en 26 diocèses. Andrew Nkea Fuanya, archevêque de Bamenda, est le président de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun, depuis le .

Visites du souverain pontife

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  • Le pape Jean-Paul II est venu au Cameroun du 10 au , puis en 1995, les 14 et .
  • Le pape Benoît XVI est venu au Cameroun du 17 au .
  • Le pape Léon XIV est venu du 15 au lors d'un voyage en Afrique.

Les édifices religieux catholiques

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Protestantisme : 20 %

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Service à l’Église baptiste d'Etoug-Ebe à Yaoundé, affiliée à la Convention baptiste du Cameroun.

La population protestante est estimée à 20 %, de la population camerounaise. Les fidèles sont répartis principalement sur le littoral et les provinces anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Une mission britannique de la Société missionnaire baptiste arrive à Bimbia en 1843, dirigée par le missionnaire jamaïcain Joseph Merrick [6],[7],[8]. En 1952, l’Union des églises baptistes du Cameroun est fondée[9],[10]. Selon un recensement de l’association, en 2023 elle disait avoir 525 églises et 80,000 membres[11]. En 1954, la Convention baptiste du Cameroun est fondée dans les régions anglophones[12]. Selon un recensement de l’association, en 2023 elle disait avoir 1,535 églises et 228,507 membres[13].

Autres chrétiens : 6,9 %

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La population orthodoxe est estimée à 0,5 % de la population camerounaise. Les fidèles de l'Église syriaque orthodoxe antiochienne sont répartis principalement sur le littoral, le Centre et l'Est.

Islam : 35 %

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La mosquée centrale de New Bell, à Douala.

La population musulmane est estimée à 35 %, de la population camerounaise. Les sunnites représentent la grande majorité des musulmans, les chiites constituant moins de 1 % de la population musulmane. Les fidèles sont répartis principalement dans l'Adamaoua, le Nord, l'Extrême Nord et à l'ouest (peuple bamoun). mais également dans la capitale Yaoundé et à Douala

Animisme et religions traditionnelles : 2,2%

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Les adeptes des religions traditionnelles (estimés à 2,2% de la population) sont principalement présents à l'ouest, au sud et à l'est.

Persistance de l'irrationnel

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La superstition garde une certaine prégnance au Cameroun, même dans les médias. Par exemple en plusieurs stations de radio ont parlé pendant un mois d'un homme qui se serait transformé en moto[14], moto qui aurait été publiquement exposée dans un commissariat de Yaoundé. Des tables rondes ont même été organisées par elles sur le sujet. Des rumeurs, fondées ou non, de crimes rituels[15],[16] y font régulièrement surface.

Autres spiritualités

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Violence

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Le Cameroun, à l'instar du Burkina Faso, a historiquement été un modèle de tolérance interreligieuse. Cependant, depuis 2016, ces conditions sociales se sont détériorées face à une insurrection islamiste violente qui vise à reconstruire le califat de Sokoto du XIXe siècle et à des mouvements sécessionnistes à visée linguistique. Ces activités ont engendré une peur généralisée de la violence au sein de nombreuses communautés religieuses[17].

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références

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  1. Tableau confessionnel légal de la République du Cameroun
  2. Chiffres 2025, Institut National de la Statistique du Cameroun.
  3. (en) 2023 Report on International Religious Freedom : Cameroon, About the U.S. Department of State.
  4. Religions, in Atlas de la province Extrême-Nord Cameroun (2005), Christian Seignobos et Abdourhaman Nassourou, p. 145-150, IRD Éditions, OpenEdition.
  5. La diversité de la religion au Cameroun : Un mélange du global et du local, Georgia Mantione, French Study Abroad (10/2023).
  6. Samuel D Johnson, La formation d'une Eglise locale au Cameroun. Le cas des communautés baptistes (1841-1949), Karthala Éditions, France, 2012, p. 37
  7. Jean-Paul Messina, Jaap van Slageren, Histoire du christianisme au Cameroun: des origines à nos jours:approche oecuménique, Karthala Éditions, France, 2005, p. 29
  8. Paul Gifford, The Christian Churches and the Democratisation of Africa, Brill, Leiden, 1995, p. 168
  9. Robert E. Johnson, A Global Introduction to Baptist Churches, Cambridge University Press, UK, 2010, p. 245
  10. Jean-Paul Messina, Jaap van Slageren, Histoire du christianisme au Cameroun: des origines à nos jours : approche oecuménique, Karthala Éditions, France, 2005, p. 255
  11. Baptist World Alliance, Members, baptistworld.org, USA, cconsulté le 5 mai 2023
  12. Jean-Paul Messina, Jaap van Slageren, Histoire du christianisme au Cameroun: des origines à nos jours : approche œcuménique, Karthala Éditions, France, 2005, p. 69
  13. Baptist World Alliance, Members, baptistworld.org, USA, consulté le 5 mai 2023
  14. « Une folle rumeur créé la panique à Nkoabang », sur Atelier des médias, (consulté le ).
  15. « Cameroun : crimes rituels en hausse - BBC News Afrique », sur BBC News Afrique, (consulté le ).
  16. « Crimes rituels : sur l’autel de la puissance et de l’impunité – Jeune Afrique », Jeune Afrique, (lire en ligne, consulté le ).
  17. (en) [PDF] Liberté de religion ou de conviction dans les pays du Sahel : Burkina Faso, Cameroun et Tchad, The U.S. Commission on International Religious Freedom.

Liens externes

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