Religion en Indonésie

religion d'une zone

La religion en Indonésie est caractérisée par un pluralisme et se fonde notamment sur le premier des Pancasila (« cinq principes »), soit l'idéologie de l’État indonésien, qui prévoit la croyance en un Dieu unique. L'article 29 de la constitution de 1945 garantit la liberté de culte et n'accorde de préséance à aucune religion. D'ailleurs, la constitution ne fait référence à aucune religion en particulier.

Religion en Indonésie (2024)[1]

Carte des religions en Indonésie.

Le gouvernement indonésien reconnaît six religions officielles : l'islam, le protestantisme, le catholicisme, l'hindouisme, le bouddhisme et le confucianisme. La population est en majorité musulmane, mais contrairement à quelques autres pays, le code de lois ne se réfère pas explicitement à la charia, ou loi islamique. L'Indonésie est ainsi un exemple de sécularisme réussi incluant l'islam[2]. Comme l'affirme Joseph Yacoub, professeur de sciences politiques à l'Université catholique de Lyon, « les pays arabes s'honoreraient à inscrire dans leurs constitutions leur héritage pré-islamique à l'exemple de l'Indonésie qui était bouddhiste avant d'être musulmane »[3]. L'Indonésie prône un islam épousant des valeurs de respect et d'ouverture. La religion y est considérée comme personnelle et n'est pas envisagée comme enjeu politique.

Les chrétiens, première minorité du pays représentant 10 % de la population, sont bien intégrés.

La devise nationale est d'ailleurs Bhinneka tunggal ika, c'est-à-dire « Unité dans la diversité ».

Jusqu'en 2015, il est cependant interdit d'être athée et de 1965 à 2017, les Indonésiens sont obligés de choisir l'une de ces six religions officielles pour remplir leur formulaire de demande de carte d'identité (en)[4],[5]. Cette mention obligatoire avait été imposée par le président Suharto (1966-1998) pour combattre le communisme. En effet, les communistes étant prétendument athées, chaque Indonésien devait fournir la preuve qu’il appartenait à une religion. Depuis 2000, il existe également la septième possibilité de remplir le formulaire de demande de carte d'identité avec l’intitulé « autre ».

Mais beaucoup de citoyens indonésiens se déclaraient musulmans, (l'islam étant la religion dominante), pour accéder à des emplois dans la fonction publique et à d’autres services dont ils étaient souvent écartés, notamment les soins et l'éducation. Certaines minorités comme les Chrétiens et les 200 000 Ahmadis (minorité issue de l’islam et perçue comme hérétique) se déclaraient ainsi musulmans pour échapper aux persécutions dans des régions fortement islamisées.

En , Tjahjo Kumolo, ministre de l’Intérieur au sein du cabinet formé par le président Joko Widodo, supprime l’obligation de mentionner l’appartenance religieuse sur la carte d’identité. Les Indonésiens ont désormais la possibilité de ne plus remplir la rubrique « religion » ou d'inscrire une religion non reconnue officiellement. Le ministre affirme que l’Indonésie « protège les religions pour le bien du peuple, mais qu’il n’est ni un pays laïc, ni un pays fondé sur la religion »[6].

Cette tolérance possède quelques limites. Ainsi, le mariage civil est interdit. Les unions inter-religieuses sont proscrites[7],[8].

Selon le recensement officiel de 2010, 87,2 % des Indonésiens sont musulmans, 7 % protestants, 2,9 % catholiques, 1,7 % hindouistes, 1,3 % autres ou sans réponse, ce qui inclut le bouddhisme, le judaïsme et le christianisme orthodoxe[9] et l'animisme.

Une femme lit le Coran dans une mosquée de Semarang le premier jour du Ramadan 1993.
Maison des esprits à Florès, 1989.

Évolution

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Les données du tableau suivant présentent l'évolution de la proportion de personnes se déclarant d'un groupe religieux.

Religion2000[10]2010[9] 2023[11]
Islam88,22%87,18% 87,06%
Protestantisme5,87%6,96% 7,41%
Catholicisme3,05%2,91% 3,06%
Hindouisme1,81%1,69% 1,69%
Bouddhisme0,84%0,72% 0,72%
Confucianisme0,05% 0,03%
Autre0,13% 0,04%
Non déclaré/non demandé0,20%0,38%
Source : recensements démographiques de 2000[10], 2010[9] et 2023[11].

On peut remarquer qu'entre 2000 et 2010, la part des musulmans décline légèrement tandis que celle des protestants augmente de plus d'un point. Cela est dû au fait que les provinces à majorité protestante, comme la Papouasie ou la Papouasie occidentale ont une croissance démographique plus forte que la moyenne nationale[12].

Tombe d'un des « Neuf Saints », Maulana Malik Ibrahim, mort en 1419, à Gresik (Java oriental) en 1932.
Carte de l'islam en Indonésie.

On ne peut pas dater l'arrivée de l'islam en Indonésie. Faisant escale dans le nord de Sumatra en 1292, Marco Polo note que le souverain local est musulman. Tomé Pires, qui vit à Malacca de 1512 à 1515, écrit que les princes de Sumatra sont tous musulmans.

Quand on parle de religion, il faut avoir à l'esprit que celle-ci est observée par les souverains et leur entourage immédiat. La population, notamment dans les campagnes, est imprégnée de croyances et pratique des rites antérieurs à l'arrivée du bouddhisme, de l'hindouisme et de l'islam. Dans le cas de l'islam, on voit qu'entre la date de 1082 pour la stèle de Leran et celle de 1770 pour la conversion du dernier prince hindou de Blambangan, sa diffusion est un long processus, d'autant plus qu'il y a toujours aujourd'hui des populations javanaises restées hindoues.

Christianisme

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Funérailles d'un chef de village chrétien dans le Kabupaten de Tana Toraja aux Célèbes (1971). La bière est décorée d'une reproduction de La Cène de Léonard de Vinci.
Carte du christianisme en Indonésie.

Les chrétiens constituent environ 10% de la population indonésienne.

Histoire

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La présence d'un évêché et d'une communauté de chrétiens nestoriens est attestée au VIIe siècle à Barus (côte occidentale de la province de Sumatra du Nord), mais il ne semble pas s'être maintenu. Le christianisme arrive donc plutôt de manière durable avec l'arrivée des Européens aux XVIe et XVIIe siècles.

Catholicisme

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Le catholicisme est présent chez les dayaks de Kalimantan Ouest, ainsi qu'à NTT et en Papouasie du Sud.

Protestantisme

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À Java, les Chrétiens sont surtout dans les villes, où résident les Hollandais. Au cours du XIXe siècle, des Javanais diffusent un christianisme rural lié au défrichement dans une île encore couverte de forêts.

Christianisme évangélique

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L’Union des églises baptistes indonésiennes, une confession chrétienne évangélique baptiste, est officiellement fondée en 1973 [13]. En 2017, elle compte 648 églises et 45 450 membres[14].

L'Église indonésienne Bethel, une confession chrétienne évangélique pentecôtiste, membre de l’Église de Dieu (Cleveland), est fondée en 1952 à Sukabumi[15]. En 2012, elle compterait 5 000 églises, 3 millions de membres dans le pays et 100 000 à l’étranger[16].

Hindouisme

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Carte de l'hindouisme en Indonésie.

Le bouddhisme et l’hindouisme ont été les religions officielles de nombreux royaumes dans l'archipel, où ils coexistaient. Aujourd'hui, il n'y a plus que dans l'île de Bali que l’hindouisme soit encore majoritaire. Il est aussi toujours présent dans certaines régions de Java, alors que les derniers princes hindous de Java se sont convertis à l'islam en 1770. Il est également présent en minorité significative sur l'île de Célèbes et au sud de l'île de Sumatra chez des communautés balinaises issues de la transmigration.

Le kaharingan, religion native des dayaks, est considéré par le gouvernement comme une variante de l'hindouisme. Il est notamment pratiqué à Kalimantan central.

Bouddhisme

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Carte du bouddhisme en Indonésie

On retrouve essentiellement le bouddhisme chez les Indonésiens d'origine chinoise. Comme le régime de Soeharto ne reconnaissait pas le confucianisme comme religion et qu'il obligeait les Indonésiens à en mentionner une dans leur demande de carte d'identité, l'étiquette de « bouddhiste » permettait aux Chinois confucéens de remplir les formulaires. Il y a aussi des Javanais bouddhistes. Généralement, les Indonésiens, et surtout les Javanais restent attachés à la survivance de groupes bouddhistes et hindouistes en Indonésie, car ces derniers sont conscients que leurs ancêtres étaient Bouddhistes ou Hindouistes, et le respect des ancêtres, souvent le culte des ancêtres restent importants en Indonésie, même chez les Musulmans, car les Indonésiens restent attachés à leur histoire culturelle commune. Très souvent, les coutumes et le folklore local sont des héritages de l'hindouisme et du bouddhisme.

On commence à avoir une idée des circonstances qui ont amené à l'adoption de concepts et de modèles culturels et religieux indiens par les Indonésiens. Le plus ancien vestige bouddhique trouvé en Indonésie est une statue de Bouddha en bronze de style Amaravati de l'ouest de l'île de Sulawesi datant du IIIe ou IVe siècle. À Sumatra même, il a été trouvé plusieurs sites de vestiges bouddhiques dans la province de Riau, notamment à Muara Takus, et dans la province des îles Riau, une inscription sur l'île de Karimun. À Java, on trouve de nombreux monuments bouddhiques, dont le fameux Borobudur. Le Nagarakertagama, un poème épique écrit en 1365, dit du roi Hayam Wuruk de Majapahit qu'« il est Shiva et Bouddha ».

Autres religions et cultes

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Carte des "autres" religions d'Indonésie, indiquant le pourcentage de gens qui déclarent ne pas appartenir à l'une des quatre religions suivantes : islam, christianisme, hindouisme, bouddhisme. Inclut le confucianisme et les religions traditionnelles d'Indonésie.

Il n'existe plus de synagogue en Indonésie, la dernière – la synagogue de Surabaya – ayant été détruite en 2013. Une petite communauté juive d'origine irakienne survivait autour d'elle. Il existe néanmoins une petite communauté juive à Jakarta.

Le Falun Gong aurait entre 2 000 et 3 000 adeptes, dont plus de 1 000 dans la seule ville de Yogyakarta. Ses représentants affirment que certaines activités du groupe seraient légèrement gênées en raison de pressions externes[17].

Confucianisme

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Un décret présidentiel émis par Gus Dur en 2000 annule l'interdiction de la pratique du confucianisme et le reconnaît comme religion. Le Nouvel An chinois (Imlek) est désormais un jour férié reconnu en Indonésie.

Religions traditionnelles

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Quelle que soit leur religion « officielle », les Indonésiens adhèrent souvent à des croyances et des pratiques antérieures à l'arrivée des « grandes » religions.

À Java, on trouve ainsi le kejawen (« javanisme ») des Javanais et l'Agama Sunda Wiwitan des Soundanais de l'ouest de l'île. Dans l'île de Sulawesi, on peut citer la religion traditionnelle des Bugis et l'Aluk To Dolo des Toraja.

Athéisme

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Le droit de ne pas avoir de religion n'est pas reconnu en Indonésie.

Toute personne critiquant ou contestant l'une des religions reconnues, et diffusant cette critique, encourt jusqu'à onze ans de prison. Chaque personne doit faire figurer sa religion sur sa carte d'identité[18]. Attention : dans l'introduction de cet article, il est spécifié que cette obligation a été annulée en 2015. L'obligation d'être croyant est « le premier pilier de la philosophie d'État en Indonésie, le pancasila »[18]. Endy Bayuni, rédacteur en chef du Jakarta Post, rapporte que l'obligation légale imposée à chacun d'être croyant a été incorporée à la constitution dans les années 1940, lors de la lutte contre une insurrection communiste[19]. L'athéisme est ensuite réprimé sous le régime du président Suharto (1967-1998), « qui traita l'athéisme comme ennemie de l'État » en l'assimilant au communisme. Les athées doivent alors se déclarer officiellement membres d'une religion pour échapper aux persécutions[20].

En , pour la première fois, un athée, Alexander Aan, est condamné à deux ans et demi de prison ferme pour avoir publié des messages athées sur Facebook, et pour avoir invité les croyants à en débattre avec lui[21],[19]. Amnesty International décrit alors Aan comme un prisonnier d'opinion, et demande sa libération immédiate[22]. Globalement, l'athéisme, et l'agnosticisme concernent entre 1 et 2 % de la population indonésienne. Les Indonésiens originaires de Chine sont proportionnellement les plus nombreux, vu l'influence de la Chine populaire communiste sur l'archipel. On trouve des athées et des agnostiques en Indonésie surtout dans les grandes villes.

Religion la plus répandue par province.
Islam
Christianisme
Hindouisme

Répartition par province

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Les provinces de l'Indonésie sont pour la grande majorité de confession musulmane. Seules sont à majorité chrétienne les provinces de Papouasie, de Papouasie centrale, de Papouasie des hautes terres, de Papouasie méridionale, de Papouasie occidentale, de Papouasie du Sud-Ouest, des Petites Îles de la Sonde orientales et de Sulawesi du Nord. Seule est à majorité hindoue la province de Bali. La plus forte concentration de Bouddhistes (6,79 %) se trouve dans la province des Îles Riau, alors que celle de Confucianistes (1,97 %) se trouve dans la province des Îles Bangka Belitung.

Données du BPS (2024)[23]
Provinces Islam Protestantisme Catholicisme Hindouisme Bouddhisme Autres
Pop. % Pop. % Pop. % Pop. % Pop. % Pop. %
Aceh 5 544 917 98,60% 65 593 1,17% 6 018 0,11% 83 0,00% 6 591 0,12% 252 0,00%
Sumatra du Nord 10 477 882 66,99% 4 126 662 26,38% 666 834 4,26% 15 898 0,10% 347 752 2,22% 5 760 0,04%
Sumatra occidental 5 678 121 97,56% 89 637 1,54% 48 995 0,84% 85 0,00% 3 231 0,06% 290 0,00%
Riau 6 178 530 87,03% 701 925 9,89% 77 872 1,10% 744 0,01% 137 058 1,93% 3 168 0,04%
Jambi 3 638 918 95,01% 131 096 3,42% 22 484 0,59% 545 0,01% 33 776 0,88% 3 408 0,09%
Sumatra du Sud 8 813 264 97,23% 88 431 0,98% 51 024 0,56% 44 075 0,49% 67 663 0,75% 233 0,00%
Bengkulu 2 079 775 97,74% 33 740 1,59% 8 110 0,38% 4 198 0,20% 2 048 0,10% 86 0,00%
Lampung 8 792 540 96,15% 121 715 1,33% 76 969 0,84% 128 485 1,41% 23 683 0,26% 871 0,01%
Bangka Belitung 1 403 232 90,56% 32 657 2,11% 19 676 1,27% 1 272 0,08% 61 770 3,99% 30 955 2,00%
Îles Riau 1 781 713 78,42% 275 453 12,12% 59 910 2,64% 896 0,04% 150 317 6,62% 3 601 0,16%
Jakarta 9 254 151 83,84% 949 325 8,60% 430 530 3,90% 19 808 0,18% 382 130 3,46% 2 272 0,02%
Banten 12 204 353 94,74% 344 905 2,68% 158 714 1,23% 8 811 0,07% 151 831 1,18% 12 760 0,10%
Java occidental 49 963 579 97,36% 909 482 1,77% 310 475 0,61% 17 674 0,03% 99 471 0,19% 15 697 0,03%
Java central 37 425 211 97,38% 592 819 1,54% 341 315 0,89% 13 934 0,04% 49 703 0,13% 7 663 0,02%
Yogyakarta 3 481 504 93,00% 90 230 2,41% 164 822 4,40% 3 406 0,09% 2 986 0,08% 417 0,01%
Java oriental 40 787 521 97,30% 680 685 1,62% 274 157 0,65% 104 725 0,25% 68 294 0,16% 4 524 0,01%
Bali 449 805 10,28% 76 948 1,76% 37 635 0,86% 3 780 272 86,40% 29 876 0,68% 727 0,02%
NTB 5 575 075 96,94% 14 093 0,25% 10 477 0,18% 134 392 2,34% 17 197 0,30% 61 0,00%
NTT 532 876 9,35% 2 048 817 35,94% 3 082 264 54,07% 5 040 0,09% 382 0,01% 31 380 0,55%
Kalimantan occidental 3 415 317 60,49% 663 076 11,74% 1 245 818 22,06% 2 700 0,05% 301 287 5,34% 18 070 0,32%
Kalimantan central 2 103 301 74,45% 469 347 16,61% 96 054 3,40% 152 711 5,41% 2 989 0,11% 888 0,03%
Kalimantan du Sud 4 176 773 97,02% 57 775 1,34% 24 209 0,56% 24 752 0,57% 12 163 0,28% 9 508 0,22%
Kalimantan oriental 3 600 816 87,33% 310 062 7,52% 187 229 4,54% 8 856 0,21% 15 549 0,38% 644 0,02%
Kalimantan du Nord 564 904 73,30% 149 703 19,43% 51 446 6,68% 331 0,04% 3 993 0,52% 250 0,03%
Sulawesi du Nord 849 986 32,13% 1 656 524 62,62% 117 900 4,46% 15 821 0,60% 3 612 0,14% 1 448 0,05%
Gorontalo 1 226 788 98,07% 17 857 1,43% 1 182 0,09% 4 214 0,34% 904 0,07% 15 0,00%
Sulawesi central 2 533 063 79,23% 517 077 16,17% 29 842 0,93% 109 208 3,42% 4 199 0,13% 3 806 0,12%
Sulawesi occidental 1 231 126 83,94% 194 623 13,27% 15 924 1,09% 19 082 1,30% 397 0,03% 5 589 0,38%
Sulawesi du Sud 8 593 938 90,19% 696 576 7,31% 151 820 1,59% 64 387 0,68% 19 650 0,21% 1 860 0,02%
Sulawesi du Sud-Est 2 706 757 95,83% 46 513 1,65% 17 000 0,60% 52 983 1,88% 1 299 0,05% 37 0,00%
Moluques du Nord 1 039 852 74,58% 345 781 24,80% 8 191 0,59% 124 0,01% 158 0,01% 125 0,01%
Moluques 1 014 566 52,55% 767 310 39,74% 132 086 6,84% 7 979 0,41% 372 0,02% 8 451 0,44%
Papouasie du Sud-Ouest 236 197 37,90% 341 579 54,81% 44 171 7,09% 601 0,10% 598 0,10% 40 0,01%
Papouasie occidentale 206 030 37,42% 295 978 53,76% 47 787 8,68% 446 0,08% 260 0,05% 18 0,00%
Papouasie centrale 163 785 11,96% 937 210 68,45% 266 637 19,48% 933 0,07% 338 0,02% 209 0,02%
Papouasie 319 755 29,02% 715 344 64,93% 63 651 5,78% 1 363 0,12% 1 570 0,14% 50 0,00%
Papouasie des hautes terres 26 213 1,78% 1 332 119 90,59% 109 792 7,47% 155 0,01% 48 0,00% 2 191 0,15%
Papouasie méridionale 149 542 26,60% 130 842 23,27% 281 050 49,99% 552 0,10% 217 0,04% 17 0,00%
Indonésie 248 221 676 87,12% 21 019 509 7,38% 8 740 070 3,07% 4 751 541 1,68% 2 005 362 0,70% 177 341 0,06%

Références

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  1. ↑ « Population Geographic Information System » [archive du ], sur Directorate General of Population and Civil Registration (Dukcapil), Ministry of Home Affairs of the Republic of Indonesia (consulté le ).
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  21. ↑ (en) "Commentary: Is there room for atheists in Indonesia?", Jakarta Post, 18 juin 2012.
  22. ↑ (en) "DOCUMENT - INDONESIA: ATHEIST IMPRISONMENT A SETBACK FOR FREEDOM OF EXPRESSION" « Copie archivée » (version du sur archive.org), Amnesty International, 14 juin 2012.
  23. ↑ (id) « Visualisasi Data Kependudukan », sur gis.dukcapil.kemendagri.go.id (consulté le )

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