René Hologne
René Marcel Hologne est un résistant français né le à Paris et décédé en déportation le à Neuengamme, en Allemagne[1],[2].
| Maire de Vesoul | |
|---|---|
| - | |
| Conseiller municipal de Vesoul |
| Naissance | Paris |
|---|---|
| Décès |
(à 57 ans) Neuengamme |
| Nationalité |
Française |
| Activité | |
| Conjoint |
Louise Céline Cholley |
| Membre de | |
|---|---|
| Conflits | |
| Lieu de détention | |
| Distinctions |
Élu local, il participa pendant une quinzaine d'années à la vie municipale de la ville de Vesoul, en parallèle à ses activités associatives et son métier de brodeur. Très engagé dans la Résistance, Hologne sera décrit par les rescapés des camps comme ayant un grand courage.
Biographie
modifierJeunesse et carrière
modifierFils de Joseph Hologne et de Lucile Tativeau, René Hologne vient d'une famille originaire de Haute-Saône et de Haute-Marne. Né dans le 10e arrondissement de Paris, il passe son enfance dans la capitale française. Il effectue ensuite son service militaire au 42e régiment d'infanterie et en 1914, il est mobilisé pour participer à la Première Guerre mondiale, notamment au sein de l'Armée française d'Orient. À la fin de la guerre, il se marie avec Louise Céline Cholley, le à Paris[3] et travaille dans l'industrie de la broderie[4].
René Hologne devient conseiller municipal de Vesoul en 1925 et est aussi membre et président de diverses associations locales entre autres sportives comme la section football du Racing-Club Vésulien qu'il dirigea des années 1920 jusqu'en 1935. Il devient deuxième adjoint du maire de Vesoul René Weil en 1935, et s'intéresse notamment au programme des grands travaux[5]. Weil, de confession juive, se voit dans l'obligation de démissionner de son poste à l'arrivée des allemands à Vesoul en ; Hologne lui succède en qualité de maire de Vesoul le , mais démissionne de son poste moins d'un an après, le . Le , le Journal officiel annonce que le successeur de René Hologne a été nommé dans un arrêté ministériel du : il s'agit de Paul Heymes, qui est alors directeur départemental du Secours national et chef de gare à la SNCF en retraite[6].
Résistance et fin de vie
modifierPendant la Seconde Guerre mondiale, René Hologne s'illustra en tant que responsable des affaires civiles dans une organisation de résistance, un état-major, qui adhéra dès au mouvement Défense de la France. Les autres membres de cette organisation étaient notamment le fondateur Yves Barbier (ingénieur du cadastre), son adjoint Gaston Girard (inspecteur des contributions indirectes) et le responsable des affaires militaires Paul Guépratte (inspecteur à la SNCF)[7]. Les actions de Hologne portèrent essentiellement dans l'hébergement des prisonniers évadés et des patriotes traqués, dans l'organisation du ravitaillement et dans la sauvegarde des maisons abandonnées[6],[4].
Arrêté en par la Gestapo en même temps que d'autres résistants de Vesoul, le préfet Paul Théry et son chef de bureau et directeur de la Défense Passive Jean Filleul, il est ensuite envoyé à la prison de Besançon[8]. Le à Compiègne, il est déporté sous le matricule 34040 au camp de concentration de Neuengamme, dans la région de Hambourg en Allemagne ; ce jour-là 2 061 autres hommes furent aussi déportés. René Hologne décède d'épuisement au camp de Neuengamme le [9],[10]. Sa sépulture se trouve dans l'ancien cimetière de Vesoul[4].
Il était franc-maçon, affilié à la loge maçonnique des Cœurs Unis, dont le local était alors situé place du Trau à Vesoul[6].
Postérité
modifier
Le , une plaque a été apposée dans le hall d'honneur de l'Hôtel de ville de Vesoul en hommage à Hologne.
À Vesoul, une place, une rue et, depuis 1950, le stade omnisports local portent son nom. Il a été renommé symboliquement maire de Vesoul après sa mort.
Distinctions
modifier
Médaille militaire ;
Croix de guerre - avec palme ;
Médaille de la Résistance française par décret du [11].
Notes et références
modifier- ↑ « René Hologne : le cri du cœur », sur estrepublicain.fr (consulté le ).
- ↑ « Qui était vraiment René Hologne ? », sur estrepublicain.fr (consulté le ).
- ↑ « René Hologne », sur francegenweb.org (consulté le ).
- 1 2 3 Daniel Sassi, Vesoul, Histoire et Patrimoine, , Chapitre René Hologne.
- ↑
- 1 2 3 Jean-Claude Grandhay, La Haute-Saône dans la Deuxième Guerre mondiale : Sous le signe de la francisque, FeniXX, 211 p. (lire en ligne).
- ↑ François Marcot, La Résistance et les Français : lutte armée et maquis : colloque international de Besançon 15-17 juin, Besançon, Presses universitaires de Franche-Comté, , 549 p. (lire en ligne).
- ↑ « Le saviez-vous ?... », C'est Vesoul, , p. 32 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Transport parti de Compiègne le 4 juin 1944 (I.223.) », sur bddm.org (consulté le ).
- ↑ « Deaths 1940-1945 », sur www.kz-gedenkstaette-neuengamme.de (consulté le )
- ↑ Base des médaillés de la résistance, « Hologne René », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le )
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Jean-Claude Grandhay, La Haute-Saône dans la Deuxième Guerre mondiale : Sous le signe de la francisque, FeniXX, 211 p. (lire en ligne).
- François Marcot, La Résistance et les Français : lutte armée et maquis : colloque international de Besançon 15-17 juin, Besançon, Presses universitaires de Franche-Comté, , 549 p. (lire en ligne).
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Archives conservées par :
- Service historique de la défense - site de Caen (AC 21 P 463 837)
- Service historique de la Défense - site de Vincennes (GR 16 P 295110)
- Ressource relative aux militaires :
- « Histoire - René Hologne, maire de Vesoul du 1er mars 1941 au 31 janvier 1942, a-t-il été déporté en 1944 parce qu’il était devenu résistant ? Jean-Claude Grandhay, auteur d’un livre sur cette période, n’y croit pas.. Qui était vraiment René Hologne ? »
, sur www.estrepublicain.fr, (consulté le ). - Guillaume MINAUX, « René Hologne : le cri du cœur »
, sur www.estrepublicain.fr, (consulté le ).