René Kolb-Bernard

officier de marine, résistant et diplomate français

René Kolb-Bernard, né le à Angoulême et mort le à Las Palmas, est un officier de marine, résistant et diplomate français.

Biographie

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Joseph Marie Antoine René[1] Kolb-Bernard est le fils de Fernand Kolb-Bernard, zouave pontifical, sous-préfet des Sables-d'Olonne, et de Madeleine Sazerac de Forge, et le petit-fils de Charles Kolb-Bernard ainsi que l'arrière petit-fils de Jean-Baptiste Sazerac de Forge.

Un de ses frères, Maurice, était marin pendant la Première Guerre mondiale et a été porté disparu le [2]. Un autre de ses frères, Jean, était capitaine dans l'armée et est également mort pour la France des suites de la Première Guerre mondiale[3].

Il est entré à l'École navale en 1915 et a acquis le garde le lieutenant de vaisseau en 1923[4].

Il interrompt sa carrière militaire en 1924 puis est mobilisé en 1939[4].

Il se marie le à Alice Lapize.

Forces navales françaises libres

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René Kolb-Bernard rejoint l'Angleterre et rallie la France Libre le [5]. Il est nommé lieutenant de vaisseau par l'amiral Muselier des FNFL le .

Kolb-Bernard commande la Marine au Levant de à [6]. Il est en particulier chargé d'organiser la défense côtière du littoral syrien et libanais. Faute de renforts, il s'appuie sur le recrutement local, à partir d'un cadre issu du 2e bataillon de fusiliers marins et des réservistes de la compagnie du canal de Suez. En quelques mois, la marine dispose de plus de 3 000 hommes. Les marins libanais portent un béret basque décoré d'une ancre au lieu du bachi des Français. Deux « escadrons de la Marine » sont même créés pour assurer des patrouilles à cheval entre les postes de guet. Les « matelots-cavaliers-gardes-côtes [sic] » portent un uniforme inspiré de celui des escadrons tcherkesses, mais avec l'ancre de la Marine frappée sur les boutons et brodée sur les tapis de selle. Les officiers-mariniers la porte également sur leur kalpak[7],[8],[9].

Il participe aux manœuvres du débarquement de Normandie comme commandant de la Roselys[4].

Carrière diplomatique

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Après la guerre, René Kolb-Bernard entame une carrière au ministère des Affaires étrangères : il a été consul à Southampton, Calcutta, Palma de Majorque[4] etc. et ambassadeur de France au Nicaragua, au Honduras etc.

Hommages

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Il a été nommé officier de la Légion d'honneur en 1953, il a reçu la croix de guerre 1939-1945 et la médaille de la Résistance[10].

Notes et références

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  1. ↑ René est son prénom usuel.
  2. ↑ « Kolb-Bernard Marie Joseph Henri Maurice », sur memorial-national-des-marins.fr (consulté le )
  3. ↑ « Jean Kolb-Bernard. Fiche 697076 », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le )
  4. 1 2 3 4 « Joseph Marie Antoine René KOLB-BERNARD », sur parcoursdeviesdanslaroyale.fr (consulté le )
  5. ↑ « Joseph Marie Antoine René Kolb Bernard », sur www.francaislibres.net (consulté le )
  6. ↑ Marlène Ghorayeb, Beyrouth sous mandat français: Construction d’une ville moderne., , p. 208
  7. ↑ Eugène Louis Bucquoy, « Matelots-cavaliers garde-côtes (1941) », Le Passepoil, 3e série, vol. 49,‎ , p. 37-38 (lire en ligne)
  8. ↑ Henri Langlois, « Les marins cavaliers garde-côtes », Revue de la France libre, no 39,‎ , p. 22 (lire en ligne)
  9. ↑ Bernard Le Marec, Les Français libres et leurs emblèmes, Lavauzelle, (ISBN 978-2-7025-0367-6, lire en ligne), p. 132
  10. ↑ « Joseph Marie Antoine René KOLB BERNARD », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le )