René Vautier

cinéaste français

René Vautier, né le à Camaret-sur-Mer (Finistère) et mort le à Saint-Malo, est un réalisateur et scénariste français, communiste, anticolonialiste, particulièrement connu par son film Avoir vingt ans dans les Aurès.

René Vautier
René Vautier en 1973.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 86 ans)
Saint-MaloVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
René André Georges VautierVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Parti politique
Membre de
Conflits
Lieux de détention
Den Den (jusqu'en ), Mornag, Niederlahnstein (en), Saint-Maixent-l'ÉcoleVoir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions

Biographie

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Jeunesse

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René Vautier naît le à Camaret-sur-Mer[1]. Son père est gérant d’usine[2] et sa mère est institutrice[1]. C'est elle qui élève seule ses deux fils, après que le père ait quitté le foyer familial. En 1936, la famille s'installe à Quimper où elle est mutée. René Vautier est boursier du lycée La Tour-d’Auvergne à Quimper[1] et membre des Éclaireurs de France[1].

Résistant pendand la Seconde Guerre mondiale

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À Quimper, il fait partie du groupe de la Résistance appelé clan René-Madec issu de son groupe d'éclaireurs. Avec tous les membres de ce groupe, René Vautier a reçu la croix de guerre et fut décoré par le général de Gaulle lors de sa visite à Quimper le [1],[3].

Études de cinéma

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À l'issue de la guerre, Vautier ne voulait plus tenir une arme. Il décide de raconter ce qui ne va pas dans le monde et en 1946, ses amis quimpérois l'encouragent à se présenter au concours de l’Institut des hautes études cinématographiques(IDHEC)[4]. Lauréat, il en ressort deux ans plus tard, premier de sa promotion en section réalisation-production[5].

Étudiant, René Vautier participe à la mobilisation contre les accords Blum-Byrnes qui favorisent la diffusion du cinéma américain et comme stagiaire à la réalisation de La Grande Lutte des mineurs[1]. Il adhère aussi au Parti communiste français[6].

Syndiqué au STPC-CGT (devenu SNTPCT) il en fut le secrétaire délégué dans les années 50[7].

Premier film : Afrique 50

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En , il part de Marseille et débarque à Dakar, pour une commande de la Ligue française de l'enseignement d'une exposition et d'un film pédagogique sur la réalité des villages africains pour la Ligue française de l'enseignement[1].

Indigné par ce qu'il voit sur place, René Vautier filme la réalité de l'Afrique colonisée. La police saisit les négatifs du film et lui-même est cité à comparaître pour « avoir […] procédé à des prises de vues cinématographiques sans l'autorisation du gouverneur[8] ».

Avec Raymond Vogel, René Vautier quitte le groupe à Bamako pour poursuivre un travail d’enquêtes sur les exactions et crimes coloniaux[Quoi ?], avec le soutien actif du Rassemblement démocratique africain[1].

Il réalise en 1950 le film Afrique 50, qui est diffusé clandestinement. L'une des toutes premières projections eut lieu à Quimper, en [1]. Ce documentaire lui valut plusieurs poursuites judiciaires et inculpations, dont une pour non respect d'un décret de Pierre Laval (11 mars 1934), relatif au tournage dans les colonies[1]. Ce film lui vaut treize inculpations et une condamnation à une année de prison[9]. Il est expulsé de Dakar, en [1]. Les bobines lui sont alors confisquées et ce n'est qu'en 1996 qu'il les récupère[10].

Les luttes des ouvriers

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Un homme est mort est le premier film que Vautier consacre à un conflit social, inaugurant une méthode de films d’intervention sociale où les œuvres sont destinées à influer les événements et la destinée de leurs acteurs[11]. En , il filme l’enterrement d'Édouard Mazé, tué à Brest par des CRS[12]. Le titre du film est repris d'un poème de Paul Éluard tiré du recueil Au rendez-vous allemand (1944), rendant hommage à Gabriel Péri, résistant fusillé par les Allemands, le 15 décembre 1941. Les projections clandestines s’enchaînent jusqu'à ce que la bande rende l'âme et que René Vautier la jette[4]. En 2006, Étienne Davodeau et Kris signent une bande dessinée éponyme, inspirée de cette histoire et en 2017, Olivier Cossu en tire un film d’animation.

Ensuite, René Vautier documente de nombreux conflits sociaux, certains de ses films étant commandés par la CGT ou le PCF.

"D'autres sont seuls au monde", de Raymond Vogel et René Vautier, sorti en 1953, raconte le mouvement de soutien à Henri Martin via la pièce Drame à Toulon[13].

Les Anneaux d'or, avec Claudia Cardinale dans son premier rôle, est une de ses rares œuvres de fiction ; le film remporte l'Ours d'argent au festival de Berlin-Ouest en 1958.

Classe de lutte, 1969, avec les ouvriers du Groupe Medvedkine et Chris Marker.

Dans Transmission d'expérience ouvrière en1973, les ouvrières licenciées des usines des Forges d'Hennebont racontent la façon dont les promesses gouvernementales et patronales les ont flouées.

En 1975, Quand tu disais Valéry, retrace la longue grève des ouvriers de l’usine de fabrication de caravanes Caravelair à Trignac ; il a été classé meilleur film français au festival de Rotterdam.

L'Algérie

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Une nation, l’Algérie est son premier film sur ce pays. C’est en réalité une commande de la Bibliothèque Nationale pour valoriser les documents d’archives sur la conquête de l’Algérie. Mais, alors que débute la guerre en novembre 1954, il découvre que cette histoire n’a rien à voir avec les programmes scolaires officiels. René Vautier est poursuivi pour atteinte à la sûreté intérieure de l’État pour une phrase du film : L’Algérie sera de toute façon indépendante. Au final, L’une des deux copies est détruite, la deuxième a disparu[14],[11].

Ensuite, il rejoint clandestinement l'Algérie par les maquis en 1956. Il participe à la lutte pour l'indépendance de l'Algérie avec le FLN. Il tourne dans les Aurès, les Némentchas, ainsi qu'à la frontière tunisienne, filmant les maquisards de l'ALN[15],[16].

Au printemps 1958, il se rend au Caire pour réaliser le documentaire Algérie en flammes sur l'ALN[17]. Sur place, il doit rencontrer Abane Ramdane, l'un des cinq membres du comité exécutif du FLN. Il ignore que ce dernier a été assassiné au Maroc en 1957 par ordre de Krim Belkacem[18].

René Vautier est alors victime des conflits internes du maquis algérien. Il est arrêté par le FLN en et emprisonné jusqu’en [1]. Pendant sa détention, il a fait deux grèves de la faim. Dans son livre Caméra citoyenne, il raconte qu’il lui fut reproché par des chefs du FLN, une séquence où des combattants pleuraient leurs morts. Il aurait alors été accusé d'avoir détourné des sommes qui auraient servi à payer les travaux de laboratoire en Allemagne de l'Est[15] et de tentative de « commercialisation de la Révolution »[19].

Ne gardant pas rancune de cet épisode aux indépendantistes algériens, il s'installe à l'indépendance à Alger[20]. Il participe au développement du cinéma algérien en étant nommé directeur du Centre audiovisuel d’Alger (1962-1965) et secrétaire général des Cinémas populaires qui organisent des projections itinérantes[21],[1].

Dans J'ai huit ans (1961), réalisé avec Olga Baïdar-Poliakoff et Yann Le Masson, il utilise des témoignages d'enfants de huit ans pour dénoncer la guerre. Le film mettra 12 ans pour avoir un visa en France.

En 1963, Un peuple en marche, fait un bilan de la guerre d'Algérie retraçant l'histoire de l'ALN et en montrant l'effort populaire de reconstruction du pays, après l'indépendance. Cette œuvre collective illustre la volonté de René Vautier de créer un dialogue, grâce à la vidéo, entre les peuples français et algérien.

Il coécrit le documentaire L'Aube des damnés d'Ahmed Rachedi, sorti en 1965.

Après le coup d’État de Boumediene (1965) et vers 1968, René Vautier opère un retour progressif en France[1].

En 1972, il tourne Avoir vingt ans dans les Aurès, avec Alexandre Arcady, Yves Branellec et Philippe Léotard. Ce film de fiction basé sur des témoignages reçoit le Prix international de la critique du festival de Cannes de 1972.

La même année, il sollicite en tant que distributeur du film un visa d'exploitation pour le documentaire de Jacques Panijel, Octobre à Paris, consacré au massacre des Algériens à Paris le par les forces de police sous les ordres de Maurice Papon[22]. Le visa est refusé. Aussi, en janvier 1973, il mène durant un mois une grève de la faim[23],[24], exigeant « la suppression de la possibilité, pour la commission de censure cinématographique, de censurer des films sans fournir de raisons ; et l’interdiction, pour cette commission, de demander coupes ou refus de visa pour des critères politiques[25] ».

Dans les années 1980, il réalise encore trois films sur l’Algérie. En 1982, Déjà le sang de mai ensemençait novembre revient sur la colonisation française et ses exactions[26].

En 1984, A propos de… l’autre détail est une charge contre la torture. Grâce aux témoignages de quatre victimes et d'autres témoins (Pierre Vidal-Naquet, Germaine Tillion, Paul Teitgen, le général de la Bollardière…), il fait reconnaître et condamner les actes de tortures commis par Jean-Marie Le Pen durant la guerre d’Algérie. C'est à cette époque que ses archives entreposées au Conquet furent saccagées[27],[28].

En 1985, Le Cinéma des premiers pas, porte sur sa participation à l'activité cinématographique dans l'Algérie indépendante.

La Bretagne

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"Tout ce que j'ai fait, tout ce que je ferai, se rattache d'une façon ou d'une autre à la Bretagne," expliquait René Vautier en 1999[5]. Une partie de son œuvre est donc liée à la Bretagne et René Vautier est également considéré comme un cinéaste breton[29],[30]. Il fait partie en 2000 des récipiendaires de l'Ordre de l'Hermine qui "récompense les personnes pour la contribution qu'elles ont apportée au rayonnement de la Bretagne".

Après avoir participé à l'expérience sociale audiovisuelle du groupe Medvedkine[31] à Besançon, il fonde, en 1970, l'Unité de production cinématographique Bretagne (UPCB)[32], avec Nicole Le Garrec et Félix Le Garrec, dans la perspective de « filmer au pays » et pour « promouvoir un cinéma breton indépendant avec ses propres moyens techniques et humains ».

Ne pas parler breton est l'un des grands regrets de René Vautier ; il ne l'avait pas appris car sa mère avait interdit à sa grand-mère de lui transmettre la langue[5].

Dans les années 1970, il participe aux actions de l'association Radio-Tele Brezhoneg (RTB), qui exigeait des émissions en langue bretonne à la télévision[33]. René Vautier décide notamment de ne plus payer la redevance télé. Dans une lettre au chanteur Youenn Gwernig, fondateur de Radio-Télé Brezhoneg, il affirmait la nécessité d'émissions en langue bretonne :

"Ami Youenn, avec toi de tout cœur. Tu as raison de dire que, à l’heure actuelle, la télévision est aux mains de nos ennemis, de gens dont le pouvoir se sert pour brider l’expression, l’expression en breton. Dangereux de vouloir parler breton lorsque Raymond Barre veut transformer tous les chômeurs en pigeons voyageurs. Allez chercher du travail là où vous n’avez aucune attache mais où vos bras peuvent encore augmenter un peu le profit des capitalistes ; dangereux de parler des problèmes bretons." [34]

Suite au naufrage de l'Amoco Cadiz en 1978, il réalise un film d'enquête Marée noire, colère rouge qui reçoit le prix du meilleur documentaire au Festival international du film de Rotterdam.

Cinéaste engagé

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En 1955, il est secrétaire administratif de la Fédération du Spectacle de la CGT[1] [réf. incomplète].

En 1974, René Vautier joue son propre rôle de résistant dans Quatre journées d'un partisan d'Alain Aubert[35].

En 1984, il fonde une société de production indépendante : Images sans chaînes.

René Vautier déclare s'être toujours efforcé de mettre « l'image et le son à disposition de ceux à qui les pouvoirs établis les refusent », pour montrer « ce que sont les gens et ce qu'ils souhaitent. » Comme Jean-Luc Godard, qu'il rencontre en 2002, René Vautier cherche à développer une théorie en acte de l’image[36].

Cité comme témoin au procès de Roger Garaudy — auquel il a consacré un court métrage en 1991, À contre nuit[37] —, le cinéaste a néanmoins assuré qu'il ne partageait pas ses thèses négationnistes et antisémites[38].

Les œuvres de René Vautier sont peu diffusées au point qu'en 1994, la SCAM et la Vidéothèque de Paris organisent une projection intitulée "Pas vu à la télé"[39].

En 1998, René Vautier publie ses mémoires sous le titre Caméra citoyenne chez Apogée à Rennes et en février 1999, il fait don de ses films à la cinémathèque de Bretagne à Brest[5].

Il passe la fin de sa vie entre Cancale et Montreuil et meurt à l'âge de 86 ans le [40],[41],[42] à Saint-Malo[43], ville où il est crémé le [44].

Hommages

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En 1998, la SCAM lui remet un grand prix pour l'ensemble de son œuvre[45] et le Festival de Douarnenez lui rend hommage en projetant en avant première L'homme de la paix d'Ahcène Osmani[46],[47].

À Elne (Pyrénées-Orientales), la salle de cinéma a aussi reçu le nom de René Vautier, de son vivant. Mais le 22 septembre 2026, le conseil municipal dirigé par l’extrême droite l'a débaptisée et a décidé de changer l'exploitant de l'établissement. En réaction, une centaine de cinémas en France ont symboliquement pris le nom de René Vautier[48]. Toutefois, le nouvel exploitant choisi par la commune a refusé de signer la convention municipale en raison des risques sur la liberté de programmation[49].

Plusieurs communes ont donné le nom de René Vautier à une de leurs rues : Chartres-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), Montreuil (Seine-Saint-Denis) ou Plouhinec (Finistère, 2024)[50].

À Trignac, la salle des fêtes porte le nom de René Vautier[51].

Distinctions

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Filmographie

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Les luttes des ouvriers

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  • Un homme est mort, 1950

Le colonialisme et la guerre d’Algérie

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Le racisme en France

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  • Les Trois Cousins Fiction tragique sur les conditions de vie de trois cousins algériens à la recherche d’un travail en France.
    Prix du meilleur film pour les Droits de l'Homme à Strasbourg en 1970.
  • Les Ajoncs, 1971
  • Le Remords, 1974
  • Vous avez dit : Français ?, 1986 Réflexion sur la notion de citoyenneté française et l’histoire de l’immigration en France.

L’apartheid en Afrique du Sud

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  • Le Glas, réalisé sous le pseudonyme algérien de Férid Dendeni, en réaction à la pendaison de trois révolutionnaires de Rhodésie du Sud pourtant précédemment graciés par la reine d'Angleterre[55]. Le film est d’abord interdit en France, puis autorisé en 1965 parce qu’il était autorisé en Grande-Bretagne, 6 minutes, 1964.
  • Frontline, réalisé avec Oliver Tambo, prédécesseur de Nelson Mandela et coproduit avec le Congrès national africain, 1976

La pollution

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  • L'Homme et l'Eau, 1965 (producteur) de Jean-Pierre Bastid
  • Marée noire, colère rouge, 1978 Classé meilleur film document mondial 1978 au festival de Rotterdam.
  • Mission pacifique, 1988 Documentaire sur des témoins sur place qui analysent les prises de vues effectuées lors des explosions atomiques dans le Pacifique et du naufrage du Rainbow Warrior.
  • Hirochirac, 1995 Reportage tourné pendant le cinquantième anniversaire d’Hiroshima, au moment où Jacques Chirac reprend les essais nucléaires dans le Pacifique, et complété par des témoignages de victimes du nucléaire.

L’extrême droite française

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  • À propos de… l'autre détail, 1984 Documentaire monté à partir de témoignages sur la torture de personnes ayant vécu la guerre, comme l'historien Pierre Vidal-Naquet, le militant de la non-violence Jacques Pâris de Bollardière, le préfet de police d'Alger Paul Teitgen, la déportée Germaine Tillion et l'Algérien Hadj Boukhalfa, qui aurait été torturé par l'officier parachutiste Jean-Marie Le Pen[56],[57].
    Le document sera utilisé pour défendre Le Canard enchaîné lors du procès pour diffamation intenté par Jean-Marie Le Pen. Le film est projeté et certains témoins viennent également soutenir le journal. Mais la loi d’amnistie de 1963 protège l’homme politique, interdisant l’utilisation d’images pouvant nuire à des personnes ayant servi pendant la guerre d’Algérie[58].
  • Châteaubriant, mémoire vivante, 1985 Châteaubriant est un camp allemand où 27 prisonniers politiques français, dont 26 militants communistes, ont été fusillés en 1941. Le film montre que des communistes sont entrés dans la Résistance avant que l’Allemagne n'envahisse l’URSS. 21 fusillés du camp sont des communistes arrêtés pour acte de résistance et qui ont été désignés aux Allemands par le gouvernement français. La télévision française refuse de soutenir le projet. Le film est fait avec Fernand Grenier, un responsable de l’Amicale des anciens de Châteaubriant. Des hommes et des femmes internés témoignent et, chaque année, des milliers de personnes se souviennent en commun[58].

Le mouvement féministe

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La Bretagne

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Oscar du meilleur film sur la mer, 1978

  • Vacances en Giscardie, 1980 Film qui regroupe deux reportages sur les vacances d'été des « Français moyens » : 1. Simplement vivre et 2. Une place au Soleil.
  • Histoires d'images, Images d'Histoire, documentaire, coréalisation avec Moïra Chappedelaine-Vautier, 2014

Publications

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Édition de films

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  • Afrique 50 et De sable et de sang, Les Mutins de Pangée, Paris, 2013
  • Coffret de quatre DVD réunissant l'ensemble des films réalisés en Algérie, Les Mutins de Pangée, Paris, 2014
  • Une grande partie de son œuvre a été retrouvée, reconstituée et restaurée et maintenant disponible sur CinéMutins[59]

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 « VAUTIER René – Maitron » (consulté le )
  2. ↑ « Recensement 1931, page 20 », sur recherche.archives.finistere.fr (consulté le )
  3. ↑ Philippe Chapleau, Des enfants dans la Résistance ( 1939 – 1945), Rennes, Ouest-France,
  4. 1 2 Laure Adler, « Hors Champs avec René Vautier », sur France Culture,
  5. 1 2 3 4 Gérard Alle, « Le fellagha de Camaret, René Vautier l’indomptable », ArMen, no 102, avril 1999, p. 4, lire en ligne.
  6. ↑ « “Afrique 50” ou l’antidote à l’oubli », sur l'Avant-Garde.fr, (consulté le )
  7. ↑ Marine Médal, « Non à la débaptisation du Cinéma Vautier à Elne (Pyrénées-Orientales) », sur SNTPCT, (consulté le )
  8. ↑ Extrait de la citation à prévenu du 11 septembre 1950.
  9. ↑ Marie-José Sirach et Olivier Azam, René Vautier « le cinéaste français le plus censuré », L'Humanité Magazine, no 806, 12 mai 2022, p. 37-39
  10. ↑ Propos recueillis par Jean-Jacques Larrochelle, « René Vautier : "Je filme ce que je vois, ce que je sais, ce qui est vrai" », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  11. 1 2 Xavier Baert, « René Vautier, caméra au poing », sur France Culture, 2003, rediffusé le 13 décembre 2025
  12. ↑ Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées ":042"
  13. ↑ Ciné Archives
  14. ↑ « Une nation, l'Algérie », sur Film doc (consulté le )
  15. 1 2 René Vautier, Caméra citoyenne, Mémoires, Éditions Apogée, p. 133 à 156.
  16. ↑ Catherine Simon, Algérie, les années pieds-rouges, La Découverte, 2011, (ISBN 9782707169730), p. 263.
  17. ↑ « Algérie en flammes - René VAUTIER - 1958 - Voir les films - Cinémathèque de Bretagne - Gwarez Filmoù - Brittany Film Archives », sur Algérie en flammes - René VAUTIER - 1958 - Voir les films - Cinémathèque de Bretagne - Gwarez Filmoù - Brittany Film Archives (consulté le )
  18. ↑ Khalfa Mameri, Abane Ramdane. Héros de la guerre d'Algérie, Édition L'Harmattan, 1988 (ISBN 2738401171).
  19. ↑ « El Watan », sur www.mafhoum.com, (consulté le )
  20. ↑ Catherine Simon, Algérie, les années pieds-rouges, La Découverte.
  21. ↑ La Guerre d Algérie filmée par René Vautier, Les Films de Mars.
  22. ↑ Jean-Luc Einaudi. La Bataille de Paris — 17 octobre 1961, éditions du Seuil, 1991.
  23. ↑ « René Vautier a entrepris une grève de la faim », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  24. ↑ « La commission de contrôle ayant affirmé qu'aucun jugement politique ne serait porté sur les films René Vautier cesse sa grève de la faim », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  25. ↑ Voir sur lemonde.fr.
  26. ↑ « Déjà le sang de Mai ensemençait Novembre », sur Film doc (consulté le )
  27. ↑ « Fort du Conquet destruction des archives Vautier - René VAUTIER - 1983 - Voir les films - Cinémathèque de Bretagne - Gwarez Filmoù - Brittany Film Archives », sur Fort du Conquet destruction des archives Vautier - René VAUTIER - 1983 - Voir les films - Cinémathèque de Bretagne - Gwarez Filmoù - Brittany Film Archives (consulté le )
  28. ↑ Jacques Mandelbaum, « La guerre d’Algérie selon René Vautier, montrée sans bâillon à Saint-Denis », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  29. ↑ Tangui Perron, « René Vautier, rouge Breton » (consulté le )
  30. ↑ Marie-Laure Daguenel, « Dans la caméra de René Vautier, la Bretagne en colère »,
  31. ↑ « VAUTIER René – Maitron » (consulté le )
  32. ↑ « l'Ouest en mémoire - René Vautier, cinéaste - Ina.fr », sur l'Ouest en mémoire (consulté le )
  33. ↑ admin, « Ar stourm evit ar brezhoneg er radio hag en tele (1969-1985) », sur Bretagne Info, (consulté le )
  34. ↑ « Du breton dans ma télé - CANAL TI ZEF - 2006 - Voir les films - Cinémathèque de Bretagne - Gwarez Filmoù - Brittany Film Archives », sur Du breton dans ma télé - CANAL TI ZEF - 2006 - Voir les films - Cinémathèque de Bretagne - Gwarez Filmoù - Brittany Film Archives (consulté le )
  35. ↑ La Revue du cinéma, image et son, numéros 343 à 345, Ligue française de l'enseignement et de l'éducation permanente, 1979, p. 235.
  36. ↑ René Vautier avec Jean-Luc Godard, « Échange sur le cinéma politique », in Jean-Luc Godard. Documents, Paris, Centre Georges Pompidou, 2006 (ISBN 978-2844262998).
  37. ↑ Tiré du livre de Garaudy, Mon tour de siècle en solitaire, Robert Laffont, 1989.
  38. ↑ Voir sur avocats.fr.
  39. ↑ « Aux mardis du documentaire de la SCAM », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  40. ↑ « Décès du cinéaste français René Vautier, réalisateur d’“Avoir 20 ans dans les Aurès” », Le Point,
  41. ↑ « « René Vautier, franc-filmeur, nous a quittés », La Nouvelle vie ouvrière, 4 janvier 2015 »
  42. ↑ « René Vautier. "Il fait partie du patrimoine du cinéma français" », Ouest-France,
  43. ↑ « matchID - Moteur de recherche des décès », sur deces.matchid.io (consulté le )
  44. ↑ Dans nos coeurs
  45. 1 2 adminso, « René Vautier, l’honneur du documentaire (2015) », sur La Scam : Société civile des auteurs multimédia, (consulté le )
  46. ↑ « L'Homme de la paix », sur Film doc
  47. ↑ Gérard Alle & Caroline Troin, Les yeux grands ouverts, Châteaulin, Locus Solus, , p. 199
  48. ↑ « Une centaine de cinémas se rebaptisent “René-Vautier” en réaction à la censure du maire d’Elne », sur Télérama,
  49. ↑ Rosalia Mac-Arthur, « Cinéma d'Elne : après la polémique sur le changement de nom, le nouveau programmateur se désengage », ici.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  50. ↑ Arrêté municipal du 9 septembre 2024.
  51. ↑ Mairie de Trignac, « Salle des fêtes René-Vautier » (consulté le )
  52. ↑ René Vautier, René Vautier, Frantz Fanon et Djibril Diop Mambety, René Vautier anticolonialiste, les Mutins de Pangée, (lire en ligne)
  53. ↑ « Filmographie de René Vautier », sur journals.openedition.org (consulté le )
  54. ↑ Editeurs carnet Regards RDA et All Est, « Entre anticolonialisme et propagande communiste : produire des films sur la guerre d’Algérie en RDA », sur Regards sur la RDA et l'Allemagne de l'Est (consulté le )
  55. ↑ « Le Glas - Tënk », sur www.tenk.fr (consulté le )
  56. ↑ Fiche du film sur Africultures.com.
  57. ↑ « René Vautier à l'honneur » sur Africultures.com.
  58. 1 2 Filmographie de René Vautier, Arte, 31 mars 2003
  59. ↑ « René Vautier - En VOD sur CinéMutins », sur www.cinemutins.com (consulté le )

Voir aussi

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Films sur René Vautier

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Bibliographie

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  • François Bovier et Cédric Fluckiger (dir.), René Vautier, Décadrages, no 29-30, printemps 2015, 250 p., en ligne
  • Alain Weber, « Un film que nous ne verrons plus jamais, Un homme est mort » dans Jeune, pure et dure !, une histoire du cinéma d’avant-garde et expérimental en France, La Cinémathèque française, 2001
  • « Afrique 50 » (commentaires sur le film), Les Cahiers de Paris Expérimental, no 3, 2001
  • Kris et Étienne Davodeau, Un homme est mort (bande dessinée et dossier documentaire), Futuropolis, 2006 (ISBN 2-7548-0010-7)
  • Félix et Nicole Le Garrec, Vivre et lutter pour des images, Spézet, Coop Breizh, 2011 (2 volumes)
  • Samuel Uguen, « Le cinéaste René Vautier héros de bande-dessinée », Le Télégramme,‎
  • Gilles Ollivier, Bretagne 1958. La Bretagne des années 50-60 au miroir des écrans, plus particulièrement « René Vautier en Algérie », en ligne
  • René Vautier, Caméra citoyenne, Mémoires, Rennes, Éditions Apogée, 1998, 240 p.
  • Philippe Chapleau, Des enfants dans la Résistance (1939-1945), Rennes, Ouest France, 2010 (ISBN 978-2-7373-5036-8), qui comprend un témoignage de René Vautier

Bibliographie traduite

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En breton :

Articles connexes

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Liens externes

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