Requena (Pérou)
À l’origine, Requena a été fondée sous le nom de Requena del Tapiche. C’est une ville d'Amazonie, chef-lieu du district et de la province de Requena, située dans le département de Loreto au Pérou.
| Requena Requena del Tapiche | ||
Héraldique |
Drapeau |
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Vue de la place d'Armes. | ||
| Administration | ||
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| Pays | ||
| Région | Loreto | |
| Province | Requena | |
| Démographie | ||
| Gentilé | requenino, -na | |
| Population | 28 348 hab. (2022) | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | 5° 03′ 47″ sud, 73° 51′ 22″ ouest | |
| Altitude | 116 m |
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| Localisation | ||
| Géolocalisation sur la carte : Pérou
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| modifier |
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La ville a été fondée en 1907 par le pasteur Agustín López Pardo et nommée en l'honneur de Francisco Requena (es) (1743-1824), ingénieur et officier militaire espagnol. Au XVIIIe siècle, cet officier a participé à la délimitation des frontières hispano-portugaises dans le bassin amazonien.
La ville de Requena s'étend sur les rives des rivières Tapiche et Ucayali. Jusqu'au milieu du XXe siècle, elle comptait parmi les villes les plus importantes de la région et était pourvue d’écoles et d’académies prestigieuses. La plupart des institutions ont été, par la suite, nationalisées sous le gouvernement de Velasco Alvarado. Cette nationalisation entraîna un déclin culturel et éducatif de la ville à l’origine d’un exode massif vers Iquitos, chef-lieu du département de Loreto.
Histoire
modifierRequena était initialement un village indigène, essentiellement peuplé par les Cocamas (es), convertis au christianisme par les Franciscains. Le premier établissement scolaire fut fondé en 1904 par le père Agustín López Pardo (connu aussi sous l'abréviation PALP) et le frère Cherin, qui l’accompagnait lors de son voyage missionnaire depuis Contamana (es), dans la province d'Ucayali.

Plus tard, l'arrivée des Franciscaines missionnaires de Marie (Franciscanas Misioneras de María) en 1919, a grandement contribué à l'alphabétisation des populations grâce à la création de l'école María Inmaculada. Plusieurs générations d'élèves, originaires de la région, ont pu ainsi accéder à des postes de responsabilité.

Le père Agustín López Pardo fut l’un des principaux promoteurs de l'éducation et de la culture. Ainsi, furent fondés en 1945 le pensionnat et le collège qui portent aujourd’hui son nom, lequel a joué un rôle important dans la communauté régionale. De nombreuses générations de jeunes sont sorties de l'école (IEP), connue sous le nom de PALP (pour ses initiales) ; ces jeunes ont trouvé l'opportunité de leur vie, en particulier ceux issus de familles à faibles revenus.
D’autres personnalités, comme le Dr Hildebrando Fuentes alors préfet d'Iquitos, ont proposé et défendu la création de la province de Requena.
Culture et société
modifierRequena a rayonné par sa culture et ses institutions dans toute la région, un auteur inspiré l'a surnommée "L'Athènes de l’Ucayali" (La Atenas del Ucayali). Ce rayonnement culturel a attiré des jeunes de toute la région de Loreto, notamment dans les années 1950 et 1960.

Dans les années 1970, l'arrivée au pouvoir du gouvernement militaire et la nationalisation des institutions ont conduit au déclin culturel de la ville.
Le centre de la cité est animé par une vie commerciale et touristique qui s'articule autour d’une place principale (place d'Armes) et d’une cathédrale rappelant celle d'Iquitos. Culturellement, la ville de Requena est indissociable des peuples indigènes de la région, tels que les Cocamas et les Matsés ; elle subit également une influence brésilienne en raison de sa proximité avec ce pays.
Requena et ses paysages variés sont une source d'inspiration pour le poète Carlos Reyes (natif de la région), notamment dans Mirada del Búho (1987) et, surtout, dans le recueil de poésie En el mejor de los mundos, lequel témoigne du quotidien et des particularités locales de la province.
D’autres personnalités de Requena sont connues comme l’artiste plasticien Tomás Pizarro, ou encore le peintre Miguel Saavedra.