Respiration holotropique
La respiration holotropique[1],[2] (en anglais : holotropic breathwork) est une technique de développement personnel via la modulation de la respiration proche du rebirthing.
Historique
modifierStanislav Grof commence ses travaux à l'Institut de recherches psychiatriques de Prague dans les années 1950 avant de créer plus tard cette technique avec Christina Grof.
Description
modifierLa respiration holotropique est une méthode de psychothérapie et de développement personnel qui serait basée sur un processus s'apparentant à un état de transe[réf. nécessaire].
L'efficacité de cette technique n'est pas reconnue scientifiquement. Selon certaines institutions de recherche en psychologie clinique, elle comporterait certains risques pour la santé si elle est pratiquée sans encadrement professionnel suffisant[réf. nécessaire].
Elle est décrite par ses utilisateurs comme étant généralement pratiquée en groupe, et permettrait de modifier l’état de conscience et favoriser la mise en route d’un "processus auto-guérisseur du psychisme"[Lequel ?] en combinant le souffle et la musique.
Toujours selon ses utilisateurs, cette approche se baserait sur des connaissances très anciennes, des cultures traditionnelles et même chamaniques[Lesquelles ?] ainsi que des découvertes plus récentes sur la neurophysiologie[Lesquelles ?]. Elle associerait une respiration surventilée à des musiques évocatrices, un travail sur le corps et la réalisation de mandalas. Elle permettrait d’activer un "processus intérieur spontané", une "intelligence profonde et non-mentale" en induisant des états de conscience altérée similaires à la prise de certaines substances psychédéliques. Selon les pratiquants de cette technique, la prise en charge serait holistique (liant le corps, la pysché, et la spiritualité).
Cette méthode se base sur certains courants psychanalytiques et permettrait d'accéder aux couches profondes de l’inconscient[Lesquelles ?] pour « vivre » ou « revivre » des expériences personnelles et notamment périnatales, transpersonnelles (en rapport avec le dépassement de l’ego)[C'est-à-dire ?] ou énergétique[à définir]. Il est important de noter que la recherche scientifique sur le courant psychanalytique est assez peu concluante et bénéficierait de fondements davantage "science-based".
Selon Grof, l'état de conscience humain oscille entre le pôle holotropique (du grec « holos », « totalité, ensemble » et « trepeïn » : « qui se dirige vers ».) et le pôle hylotropique (de hylé : matière – trepein : orienté), soit entre un pôle dirigé vers le tout et un pôle dirigé vers la matière, entre des états de conscience dits habituels et des états de conscience dits "élargis", spirituels, mystérieux[1].
Certains courants, davantage reconnus scientifiquement, tels que la thérapie assistée par les psychédéliques, lorsque pratiquée en milieu hospitalier et encadrée par des professionnels suffisamment formés, tels que psychiatres et psychologues, avec un suivi médical et un contrôle précis des doses administrées; serait bien plus concluant dans la guérison de certains troubles psychiques tels que la dépression, les troubles anxieux ou l'addiction. Des études ont été menées à ce sujet notamment à l'université de Genève[3].
Il est important de noter qu'il y a peu de littérature scientifique sur la respiration holotropique, et son efficacité n'est pas prouvée. Elle n'est pas reconnue comme une psychothérapie efficace par la communauté scientifique, et peut comporter des risques pour la santé[réf. nécessaire].
Application
modifierNotes et références
modifier- 1 2 Patrick Baudin et Marie Tora, La respiration holotropique : Vers une conscience élargie de soi-même et du monde, Le Souffle d'or, (ISBN 978-2-84058-059-1, lire en ligne)
- ↑ Stanislav Grof et Christina Grof, Théorie et pratique de la respiration Holotropique : Une nouvelle approche de l'exploration de soi et de la thérapie, Dervy, , 272 p. (ISBN 978-2-84454-814-6, lire en ligne)
- ↑ Federico Seragnoli, Gabriel Thorens, Louise Penzenstadler et Leonice Furtado, « Psychothérapie assistée par psychédéliques (PAP) : le modèle genevois », Annales Médico-psychologiques, revue psychiatrique, vol. 182, no 9, , p. 806–813 (ISSN 0003-4487, DOI 10.1016/j.amp.2024.05.014, lire en ligne, consulté le )
