Restaurants communautaires
Les restaurants communautaires ou Resco sont un système de cantines et de restaurants fondé par le Régime de Vichy en 1942.
Plusieurs membres étaient d'anciens anarchistes et libertaires avant-guerre. L'historien Gilles Morin, dans une étude consacrée aux « Anarchistes dans la Collaboration », écrit que « avec le COSI, les Restaurants communautaires sont l’un des lieux où se croisent les différentes nouvelles élites collaborationnistes et travaillent des anarchistes qui sont en retrait »[1].
Proposant de la nourriture à bas prix, les 311 « rescos » parisiens servaient en moyenne 50000 repas par jour[2], sur la base de tickets de rationnement.
Membres
modifier- Gabriel Cognacq
- Louis Lecoin (pacifiste / libertaire)
- Camille Fégy (communiste puis PPF)
- Gaston Leval (anarchiste)
- Roger Hagnauer (pacifiste)
- Marius Paquereaux (communiste puis PPF)
- Jules Chazanoff (1891-1946) (anarchiste)
- Charles Patat (1900-1981) (anarchiste / CGT)
- Charles Durup (1884-1965) (syndicaliste)
- Charles Carpentier (1904-1988) (anarchiste / communiste libertaire)
- Henri Sirolle (1886-1962) (anarchiste)
- Roger Monclin (1903-1985) (pacifiste / libertaire)
- Maurice Clérembeaux (1890-1999) (communiste)
- Paul Paillard (1888-1981) (socialiste)
- Félix Guyard (1901-1980) (anarchiste)
- Léon Piginnier (1884-1944) (communiste)
Notes et références
modifier- ↑ Jean-Noël Castorio, Les Mains dans « la paperasse des pauvres ». Mélanges en l’honneur de Christian Chevandier, Garnier, (lire en ligne), « Parcours anarchistes dans la Collaboration. De l'accommodement à l'engagement pro-nazi »
- ↑ Dominique Veillon, « Ravitaillement, pouvoirs publics et protestations dans Paris occupé », Mélanges de l'école française de Rome, (lire en ligne)
Bibliographie
modifier- Gilles Morin, Parcours anarchistes dans la Collaboration. De l'accommodement à l'engagement pro-nazi dans Jean-Noël Castorio, Les Mains dans « la paperasse des pauvres ». Mélanges en l’honneur de Christian Chevandier, Garnier, 2024.