Réthymnon
Réthymnon (en grec : Ρέθυμνο/ Réthymno), aussi appelée La ville des Lettres, est une ville grecque de 32 694 habitants (2001) située sur l'île de Crète. Elle est le chef-lieu du dème (municipalité) de Réthymnon et du district régional de Réthymnon. La ville est le siège d'un évêché orthodoxe : la Métropole de Réthymnon et Avlopotamos.
| Réthymnon (el) Ρέθυμνο | |
Le vieux port vénitien. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Périphérie | Crète |
| District régional | Réthymnon |
| Dème | Réthymnon |
| Code postal | 741 00 |
| Indicatif téléphonique | 28310 |
| Immatriculation | PE |
| Démographie | |
| Population | 32 694 hab. (2001[1]) |
| Densité | 258 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 35° 22′ 00″ nord, 24° 28′ 00″ est |
| Altitude | Min. 0 m Max. 15 m |
| Superficie | 12 650 ha = 126,5 km2 |
| Localisation | |
| modifier |
|
La cité fut bâtie pendant l’Antiquité, sans pour autant être un grand centre. Cependant, elle était assez puissante pour frapper sa propre monnaie, dont une pièce est aujourd’hui représentée sur les armoiries de la ville.
C'est probablement la ville de Crète qui a le mieux conservé son caractère ancien avec beaucoup de vestiges vénitiens et turcs.
Histoire
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Antiquité
modifierMoyen Âge
modifierRéthymnon s’est développée à nouveau quand les Vénitiens, alors maîtres de l’île, cherchèrent à établir un centre commercial intermédiaire entre Héraklion et La Canée. La vieille ville d’aujourd’hui date presque entièrement de l’époque vénitienne.
À partir de 1250 environ, la ville fut le siège du diocèse latin de Retimo, rebaptisé Retimo-Ario après l'absorption en 1551 du diocèse d'Ario.
La ville a conservé son aspect aristocratique d'antan, avec ses bâtiments datant du XVIe siècle, ses portes cintrées, ses escaliers de pierre, ses vestiges byzantins, son petit port vénitien et ses ruelles étroites. La Loggia vénitienne abrite l'office d'information du ministère de la Culture et des Sports. Une fête du vin s'y déroule chaque année début juillet. Une autre fête, en mémoire de la destruction du monastère d'Arkadi, a lieu les 7 et 8 novembre.
La forteresse de Réthymnon, citadelle de l'époque vénitienne, est l'un des châteaux les mieux conservés de Crète. Parmi les autres monuments, citons la mosquée Neradje (qui abrite aujourd'hui l'Odéon municipal), la Grande Porte (Μεγάλη Πόρτα ou « Porta Guora »), la Piazza Rimondi et la Loggia.
Temps modernes
modifierLa ville fut conquise par l'Empire ottoman en 1646, durant la guerre de Crète (1645-1669). Elle portait en turc le nom de Resmo et devint le centre d'un sandjak (division administrative d'une province) sous domination ottomane.
Durant la révolte crétoise de 1866-1869, le monastère d'Arkadi, situé à proximité[réf. nécessaire], devint un important centre de résistance contre la domination ottomane.
En novembre 1866, une importante armée ottomane assiégea le monastère, où 259 défenseurs et plus de 700 femmes et enfants s'étaient réfugiés. Après plusieurs jours de combats, les troupes ottomanes pénétrèrent dans le monastère. Au lieu de se rendre, les défenseurs mirent le feu aux barils de poudre qui y étaient entreposés, provoquant une explosion qui tua la plupart des personnes réfugiées, ainsi que de nombreux assaillants. Trente-six insurgés qui s'étaient réfugiés dans le réfectoire du monastère furent ensuite massacrés. Cet événement, connu sous le nom d'holocauste d'Arkadi, suscita une grande sympathie pour la cause crétoise à travers l'Europe.
Époque contemporaine
modifierDurant la bataille de Crète (20-30 mai 1941), la bataille de Réthymnon opposa les parachutistes allemands aux forces combinées de la 2e Force impériale australienne et de l'armée hellénique. Malgré des débuts difficiles, les Allemands finirent par remporter la bataille après avoir reçu des renforts héliportés à Maleme, au nord-ouest de l'île.
Aujourd'hui, le tourisme est la principale source de revenus de la ville, et de nombreuses infrastructures ont été construites ces vingt dernières années. La ville est le site de la faculté de philosophie de l'Université de Crète.
L'agriculture y est également importante, notamment la production d'huile d'olive et autres produits méditerranéens.
Administration
modifierLe dème (municipalité) de Réthymnon a été formé par la fusion en 2011 de quatre anciennes municipalités, qui sont devenues des districts municipaux :
- Arkádi ;
- Lappa ;
- Nikifóros Fokás ;
- Réthymnon.
Démographie
modifier| Année | Population | Croissance | Population de l'agglomération |
|---|---|---|---|
| 1981 | 18 190 | ||
| 1991 | 23 355 | 28,39 % | 26 560 |
Patrimoine culturel
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- Forteresse de Réthymnon (Frourio) construite entre 1574 et 1582 par les Vénitiens, avec l'ancienne cathédrale Sainte-Marie-des-Anges transformée en mosquée (mosquée du sultan Ibrahim).
- Vieux port vénitien et son phare du XVe siècle.
- Vieille ville.
- Ancienne mosquée de Nerandze.
- Loggia vénitienne (XVIIe siècle).
- La place Rimondi et sa fontaine datée de 1629. Elle porte le nom d'Alvise Rimondi, recteur de la ville à l'époque.
- la cathédrale de la Présentation-de-la-Vierge-Marie-au-Temple.
- l'église des Quatre-Martyrs
- l'église Notre-Dame-des-Anges
Personnalités notables
modifier- Emetullah Rabia Gülnuş (c-1642 - ), femme politique, favorite du Sultan Mehmet IV, sultane validé de ses fils Mustafa II et Ahmed III.
- Pandelís Prevelákis (1909-1986), écrivain.
- Níkos Sifounákis (1949-), homme politique.
- Stélios Miyiákis (1952-), champion olympique de lutte gréco-romaine en 1980.
Notes et références
modifier- ↑ (el + en) « Résultats du recensement de la population en 2001 », 793 ko [PDF].
- ↑ Modèle:Barrington Atlas
- ↑ Modèle:Cite DARE
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- (el + en) Site officiel
- Ressource relative à la géographie :
- Ressource relative aux beaux-arts :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
Bibliographie :
- Pandélis Prévélakis, Chronique d'une cité, traduit en français par Jacques Lacarrière, Paris (Gallimard) 1980.


